Mercredi 21 mars 2007


Sa généalogie

 

Les gens l'appelaient Ibn Umm 'Abd ce qui signifie "Le fils de la mère d'un serviteur" ; son véritable nom était Abdullâh tandis que son père s'appelait Mas'oûd.

 

Sa conversion

 

Un jour alors qu'il veillait sur le troupeau d'Uqbah Ibn Muayt, il aperçut deux hommes d'âges moyens et aux allures vertueuses se diriger vers lui.

Manifestement, ils semblaient très fatigués. Ils avaient tellemement soif que leurs lèvres et leurs gorges étaient bien sèches. Ils s'approchèrent de lui, le saluèrent et lui dirent :
- "Jeune homme, peux-tu traire une de ces brebis pour nous afin que l'on puisse étancher notre soif et reprendre quelques forces"?

- "Mais je n'y suis pas autorisé" répliqua le jeune garçon et de poursuivre : "Les brebis ne m'appartiennent pas, ma responsabilité ne se limite qu'à leur garde".

Les deux hommes n'ont alors pas chercher à argumenter avec lui, malgré leur forte soif ; ils furent ravis de cette franchise spontanée, et la satisfaction s'exprima sur leurs visages...


Ces deux hommes étaient le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lui-même et son compagnon Abou Bakr As-Siddîq (رضي الله عنه). Ce jour-là, ils avaient emprunté les pistes montagneuses de La Mecque pour échapper aux violentes persécutions orchestrées par les Qouraychites.

 

Le jeune garçon fut impressioné par le Prophète et de son compagnon, et, très vite, il s'attacha à eux. Il ne tarda pas à embrasser l'islam et se proposa d'être au service personnel du Prophète.


 

Son prêche dans la voie de Dieu


 

Un jour alors que les compagnons du Prophète - Que la Paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui - étaient rassemblés à La Mecque en nombre limité, affaiblis et opprimés, ils dissertaient sur le fait que les Quraïshites n'avaient toujours pas eu l'occasion d'écouter la récitation du Coran d'une façon publique et à haute voix.
- "J'irai le leur réciter" ! dit Abdullâh Ibn Mas'oûd alors volontaire.
- "Mais nous craignons qu'il ne t'arrive quelque chose" ! lui dirent-ils. Nous préférerons une personne appartenant à un clan susceptible de le défendre contre leurs attaques.
- "Accordez-le-moi", insista Abdullâh Ibn Mas'oûd qui invoqua Dieu en ces termes : "Allâh protége-moi et garde-moi de leur mal".

De ce pas, il se dirigea vers la Mosquée jusqu'au niveau du Maqâm d'Ibrahim soit à quelques mètres de la Ka'bah.
Pendant que le disque solaire commençait à illuminer la Ka'ba autour de laquelle les Quraïshites s'étaient dispersés, Abdullâh alla se placer à hauteur du Maqâm et commença alors sa récitation de sourate Ar-Rahmân....


Pendant qu'il enchaînait les versets les Quraïshites tendirent l'oreille attentivement, puis s'interrogèrent : "Qu'est-ce que Ibn Umm Abd est en train de raconter ? Malheur à lui ! Il est en train de réciter ce que Muhammad a apporté !"
Il se jetèrent alors sur lui et une pluie de coups s'abattit sur son visage. Cependant, cette agression ne l'empêcha pas dans sa constante récitation jusqu'à ce qu'il retourna auprès de ses compagnons, le visage tout ensanglanté.

- "C'est ce que nous craignions pour toi" ! dirent-ils.
- "Par Dieu", dit Abdullâh, "les ennemis de Dieu n'étaient pas plus à l'aise que je ne l'étais à ce moment précis. Si vous le souhaitez, je recommence demain".
- "Tu en as déjà fait assez", répondirent-ils, "tu leur as fait écouter ce qu'ils détestent".


 

Sa science


 

Un homme interpella OMAR IBN AL KHARTAB qui se trouvait alors dans la plaine d'Arafat :

"Ô Amir al-Mûminîn (Commandeur des Croyants) ! je reviens de Kûfah [cité irakienne] où un homme est en train de retranscrire le Coran en se basant sur sa mémoire".
'Omar se fâcha et, tout en fumant de colère, entreprit les cents-pas auprès de son chameau.


- "Quelle est l'identité de cet homme ? demanda 'Omar.


- "Abdullâh Ibn Mas'oûd", répondit l'homme.


Alors la colère de 'Omar s'estompa et il retrouva son calme.
- "Malheur à toi, dit-il à l'homme, par Dieu, je ne connais aucun homme qui ne soit aussi doué dans cette matière que lui. Une nuit le Messager de Dieu - Que la Paix soit sur lui - était en train de s'entretenir avec Abou Bakr au sujet de la situation des musulmans, moi-même j'étais avec eux.

Lorsque le Prophète décida de partir, nous l'avons aussi raccompagné. Nous avions traversé la mosquée où se trouvait un homme debout en pleine prière que nous n'avions [au départ] pas reconnu. Le Prophète s'était alors arrêté afin de l'écouter puis il se retourna et [nous] dit : "Quiconque désire réciter le Coran dans le même style de splendeur lorsqu'il était en train d'être révélé alors qu'il le récite dans le même style de Ibn Umm 'Abd".

Après sa prière 'Abdullâh s'était assis et commença à faire ses invocations, puis le Prophète - Que la Paix soit sur lui - dit alors : "Implore et tu seras excaucé, implore et tu seras exaucé". 'Omar poursuivit : "Je me suis dis que je devais absolument voir Abdullâh Ibn Mas'oûd pour lui annoncer l'heureuse nouvelle que venait de prononcer le Prophète à son sujet, je voulais lui dire que ses invocations étaient exaucées.

C'est ce que j'allais faire mais je me suis rendu compte que Abou Bakr m'avait devancé et lui avait annoncé la nouvelle. Par Dieu, je n'ai jamais encore réussi à devancer Abou Bakr lorsqu'il s'agit de réaliser une bonne action".


 

Il a dit une fois : "Par Lui, en dehors Duquel il n'y a nul Dieu, aucun parmi les versets révélés du livre de Dieu ne me sont connus sans que je sache le lieu et les circonstances dans lesquelles leurs révélations s'étaient prononcées. Par Dieu, si je m'aperçois qu'il existe une seule personne qui puisse en connaître davantage sur le livre de Dieu, de toutes mes forces je ferai en sorte de ne pas la lacher".

 

Une fois au cours d'une de ses grandes sorties en tant que Calife, OMAR IBN AL KHRATAB  croisa une caravane que l'obscurité de la nuit empêchait de distinguer convenablement.

'Omar ordonna à l'un de ses membres de saluer la caravane et il se trouvait que Abdullâh Ibn Mas'oûd en faisait partie…


- "D'où venez-vous" ? interrogea 'Omar.


- D'une vallée très profonde [fadj 'amîq], répondit la caravane. ("fadj 'amîq" est une expression coranique).


- "Et où allez-vous comme ça" ? demanda 'Omar.


- A l'Ancienne Demeure [bayt 'atîq]", fit de nouveau écho la caravane ("al-bayt al-'atiq" est une expression coranique).


- "Une personne savante ('âlim) doit très certainement vous accompagner", dit 'Omar qui chargea un homme de demander à la caravane : "Quelle partie du Coran est la plus majestueuse" ?

- {Allâh, point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui Qui Subsiste par Lui-même. Ni sommeil et ni somnolence ne Le saisissent, […]},

répondit l'interrogé, citant par-là le verset du Trône. (2/255).
- "Quelle partie du Coran est la plus limpide en terme de justice" ?

- {Certes, Dieu commande l'équité, la bienfaisance et l'assistance aux proches ...} (16/90),

répliqua toujours l'interrogé.
- "Quel est l'un des principaux enseignements du Coran" ?

- {Quiconque fait un bien fût-ce du poids d'un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d'un atome, le verra.} (99/7-8)

- "Quelle partie du Coran met en exergue un formidable espoir" ?

- {Dis : "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu. Car Dieu pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux}. (39/53)

- C'est là que 'Omar demanda : "Abdullâh Ibn Mas'oûd ne serait-il pas parmi vous" ?
- Par Dieu, oui, répliqua l'homme de la caravane.

 

Notre maître 'Abdoullâh Ibn Mas'oûd fut grandement influencé par la méthodologie de notre maître 'Omar Ibn Al-Khattâb dans la recherche, la déduction subtile des lois, l'Ijtihâd par l'opinion dans l'absence d'un texte du Coran et la Sunnah, avec une grande rigueur dans l'authentification du Hadîth.


 

Son émigration à Koufa en Irak


 

'Abdoullâh Ibn Mas'oûd s'installa dans la ville de Koufa après sa construction sous le Califat de notre maître 'Omar Ibn Al-Khattâb, que Dieu l'agrée, en l'an 17 A.H.


 

Ses élèves


 

Parmi les plus remarquables des disciples d'Ibn Mas'oûd, que Dieu l'agrée, nous pouvons citer des juristes brillants comme 'Ubaydah Ibn Qays As-Salmâni, 'Alqama Ibn Qays An-Nakh'i au sujet duquel son sheikh, Ibn Mas'oûd dit : "je ne connais une chose sans que 'Alqamah la connaisse ". De même nous pouvons citer Shurayh Al-Kindi qui présida la Justice à Koufa sous le Califat de 'Omar, et occupa cette fonction pendant 62 ans.


 

Sa mort (32 H.)


 

Abdulla Ibn Mas'oûd vécut jusqu'au Califat de notre maître OTHMANN (رضي الله عنه).

Lorsque la maladie s'était emparée de lui, 'Othmân lui rendit visite :


- "De quel mal souffres-tu" ?


- Mes pêchés.


- Que désires-tu maintenant ?


- La Miséricorde de mon Créateur.


- Puis-je maintenant te remettre le bien qui te revient et que tu n'as cessé de refuser depuis des années ?


- Je n'en ai guère besoin.


- Laisse-le au moins à tes filles.


- Craints-tu que mes filles connaissent la pauvreté ? Je les ai toutes exhortées à lire la sourate [al-Waqi'a] (l'Evénement) chaque nuit parce que j'ai entendu le Prophète dire : "Quiconque lit al-Waqi'ah chaque nuit sera immunisé contre la pauvreté pour toujours".
En cette nuit, Abdullâh retourna auprès de son Créateur, avec dans son esprit le souvenir de Dieu et la récitation des versets de Son Livre.

 

Source :

http://mouslim.over-blog.org

 

par salafidunord publié dans : Les compagnons
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Samedi 3 mars 2007

Son nom et sa généalogie

Il se nomme Abou 'Amr 'Othman Ibn 'Affan Ibn Abi l-'As. Sa mère est 'Arwa Bintou Kariz et son arbre généalogique rejoint celui du Prophète à 'Abdou Manaf.

 

Sa naissance

 

Il est né à At-Tâif, six ans après l'année de l'éléphant.

 

Sa conversion (-13 H. ; 39 ans)

 

Il fut parmi les premiers convertis à l'Islam, par Abou Bakr, que Dieu les agréé tous deux. Il avait à ce moment-là trente neuf ans.

 

Ses combats dans la voie de Dieu (تعالى)

 

Il assista à tous les grands évènements avec le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) sauf la bataille de Badr car sa femme Rouqayya (رضي الله عنها) était malade. Ainsi le Prophète lui ordonna de rester à son chevet à Médine ; il le compta cependant parmi les participants à la bataille de Badr et lui donna sa part du butin.

 

Son éléction en tant que calife (23 H.)

 

Il lui fut prêté serment comme successeur à la tête des musulmans trois nuits après l'enterrement de 'Omar Ibn l-Khattab, que Dieu l'agrée.

 

Arrive l'heure de la prière de l'aube. Après l'avoir accomplie, Ibn Awf envoie quérir tous les Emigrants et les Auxiliaires présents à Médine, tous les chefs des armées - ils étaient venus accomplir le pèlerinage à la Mecque avec le défunt calife Omar - et tout ce monde se réunit dans la mosquée du Prophète.

Ibn Awf déclare alors qu'après avoir consulté les gens, il a constaté "qu'ils ne considèrent personne comme étant du même niveau que 'Othmân".

 

Il fait alors allégeance à ce dernier, et les responsables présents la lui font eux aussi (Al-Boukhâri 7207). Alî aussi lui fait allégeance (Al-Boukhâri n°3700).

 

Les expeditions qu'il envoi

 

Beaucoup de pays furent conquis à son époque, comme l'Arménie et la Tripoli occidentale.

 

'Othman prépara une armée pour la conquête de l'Ifriqiya - l'actuelle Tunisie -. Le roi de cette région était Jarjir, un représentant de Héraclius à qui il envoyait chaque année un tribut. Lorsque ce roi apprit la nouvelle,

il réunit une armée de cent vingt mille hommes et vint à la rencontre des musulmans à Soubaytoulah, la capitale de son royaume. Ils l'appelèrent à l'Islam ou à payer la jizyah mais il fit preuve d'orgueil.

 

Puis 'Othman envoya 'Abdoullâh Ibn z-Zoubayr avec des soldats en renfort. Jarjir eut vent de l'arrivée des renforts et prit peur. Les affrontements commencèrent, la bataille fit rage. Ils prirent d'assaut les campements romains et les mirent en déroute,

beaucoup d'entre eux furent tués. 'Abdoullâh Ibn z-Zoubayr tua Jarjir, conquit Soubaytoulah, puis les habitants de l'Ifriqiyah demandèrent la paix moyennant deux millions cinq cent mille dinars.

 

Les problèmes qu'Il dû affronter en tant que calife

 

C'est durant le califat de notre maître 'Othman, que Dieu l'agrée, que commençèrent les critiques vis-à-vis des gouverneurs qu'il avait nommés dans différentes contrées. Les gens reprochaient des erreurs de la part des gouverneurs et les amplifiaient; ces propos se propagèrent entre certains résidents de ces contrées qui commencèrent à parler à haute voix d'oppression et d'injustice de la part des gouverneurs mis en place par 'Othman dans les différentes contrées et régions.


Ces paroles finirent par parvenir aux plus grands compagnons à Médine. Ils parlèrent à 'Othman en lui demandant de révoquer certains gouverneurs afin de faire cesser cette dissension. Alors 'Othman envoya des observateurs dans les différentes contrées qui lui rapporteraient les informations réelles. Entre autres, il envoya Mouhammad Ibn Maslamah à Koufa,

Ousama Ibn Zayd à Bassora, 'Abdoullâh Ibn 'Omar au Cham et 'Ammar Ibn Yasir en Egypte. Ils partirent et revinrent en disant : " Nous n'avons rien vu de blâmable".

 

Les instigateurs pervers de la dissension cachaient intérieurement ce qu'ils recélaient de fourberies dans le cœur, ils faisaient croire aux gens qu'ils voulaient faire apparaître la vérité et la justice. Leur leader dans cette affaire était 'Abdoullâh Ibn Saba connu sous le nom de

" Ibn as-Sawda".


C'était un juif d'Irak, montrant hypocritement l'apparence de l'Islam dans le but de semer la dissension et la division dans la communauté musulmane.

Lorsque les gens de Bassora le démasquèrent, ils l'expulsèrent de cette ville,

il se rendit alors à Koufa puis au Cham, d'où il fut de nouveau expulsé. Ibn Sawda se dirigea vers l'Egypte et s'y implanta. C'est là-bas que le nombre de ses adeptes augmenta. Sa nuisance envers 'Othman redoubla car son but était de faire diverger la parole des musulmans.

 

Les cerveaux de l'intrigue n'ont aucun scrupule pour parvenir à leurs objectifs : ils n'hésitent pas à écrire des faux qu'ils signent du nom d'illustres compagnons et qu'ils envoient à des gens pour les soulever. Ils prétendront ainsi que Alî leur a écrit une lettre critiquant 'Othmân.

 

Alî s'exclamera : "Par Dieu je ne vous ai jamais envoyé de lettre".

 

Pareillement, alors que Masrûq reproche à Aïcha d'avoir écrit aux gens pour les soulever contre 'Othmân, elle proteste et dit : "Par Celui en qui les croyants ont foi et que les incroyants renient, je ne leur ai pas écrit une seule lettre !".

 

Il met en place dans chaque grande ville un registre public destiné à recevoir les doléances des administrés, il invite ceux qui ont des plaintes à venir les faire entendre lors du pèlerinage; mais il refuse que pour le défendre on entreprenne quelque chose susceptible de faire couler le sang.

 

Mu'âwiya lui proposera d'envoyer une petite armée assurer l'ordre à Médine car celle-ci pourrait être la proie de ceux dont on sent bien qu'ils sont en train de faire naître une lame de fond. 'Othmân refuse. Plus tard d'autres compagnons lui proposeront de le défendre contre les insurgés. 'Othmân refusera encore de faire le premier des pas qui feront couler le sang.


 

Sa maison prise en siège pendant 40 jours

 

Les critiques se multiplièrent ainsi que les on-dits à Médine. Les chefs meneurs de la dissension contactèrent leurs adeptes dans les différentes villes, leur disant de se présenter à Médine. Ces derniers entrèrent à Médine sous le prétexte du pèlerinage, en cachant leur complôt visant à porter atteinte à 'Othman, que Dieu l'agrée.

 

'Othmân leur demande : "Que voulez-vous ?"
Ils font part de leurs exigences, et 'Othmân finit par s'engager à les respecter : il y a notamment le fait de ne plus nommer que les gens que ces insurgés estiment dignes des postes administratifs; i

l y a aussi le fait de répartir les recettes fiscales de façon égale. Pour leur part les insurgés prennent l'engagement de reconnaître son autorité en tant que calife.
Ils repartent alors de Médine satisfaits, mais bientôt ils interceptent un cavalier porteur d'une lettre signée de 'Othmân qui demande au gouverneur d'Egypte de mettre à mort les insurgés.

Ils reviennent alors à Médine. Des insurgés viennent rencontrer Alî et lui disent qu'ils vont se soulever contre 'Othmân et qu'il doit les aider dans cette entreprise. Devant son refus, ils lui disent : "Eh bien pourquoi nous as-tu donc envoyé la lettre ?
- Par Dieu je ne vous ai jamais envoyé de lettre !" proteste Alî.
Les insurgés vont demander des explications au calife 'Othmân. Celui-ci jure ne pas être à l'origine de la missive qu'ils ont interceptée. Ils lui demandent alors de leur remettre Marwân Ibn al-Hakam, son secrétaire. 'Othmân refuse . Les insurgés assiègent 'Othmân dans sa maison.

 

Ils l'assiégèrent durant quarante jours, allant jusqu'à l'empêcher de se procurer de l'eau. 'Ali se mit en colère et fit apporter de l'eau, puis envoya Al-Haçan, Al-Housayn et un groupe de fils des compagnons monter la garde devant la maison de 'Othman, craignant qu'on la prenne d'assaut.


Les rebelles attaquèrent en se ruant sur la porte de 'Othman, mais ils en furent empêchés par Al-Hasan, Al-Housayn, Az-Zoubayr, Talha et d'autres, puis ils escaladèrent les murs et prirent d'assaut la maison en passant par la maison de 'Amr Ibn Hazim et ceux qui gardaient la porte ne s'en aperçurent pas.

 

Mouhammad Ibn Abi Bakr entra et parla avec 'Othman, alors 'Othman lui dit : "Si ton père Abou Bakr te voyait il n'accepterait pas cela", alors il eu honte et sortit en regrettant.

 

Il a refusé les trois propositions de Al-Mughîra Ibn Su'ba dont l'une est d'employer la force pour combattre les insurgés présents à Médine (Ahmad n°451).

 

Quant à ces insurgés, 'Othmân leur dit : "Si vous me tuez, alors vous ne pourrez plus vous aimer les uns les autres, vous ne prierez plus sous la direction des uns et des autres et vous ne serez plus unis face à vos ennemis". (At-Tabarî)

 

'Othmân rappelle aux insurgés que le Prophète a interdit de verser le sang de l'homme, sacré par nature, sauf dans des cas précis; or aucun de ces motifs n'est présent en lui; "Pour quelle raison allez-vous donc me tuer ?" questionne-t-il

(At-Tirmidhî n°2158, Abou Dâoûd n°4502, An-Nasâi n°4019, Ibn Mâja n°2533).


 

'Othmân leur rappelle aussi que, du temps du Prophète, alors que les musulmans devaient auparavant acheter leur eau, il a, sur la demande du Prophète, acheté et offert aux musulmans le puits de Rûma à Médine et qu'aujourd'hui les insurgés lui interdisent de bénéficier de l'eau de la ville ;

qu'il a acheté une parcelle de terrain pour la joindre à celle de la mosquée du Prophète et qu'aujourd'hui ils lui interdisent d'accomplir ne serait-ce qu'une prière dans cette même mosquée ; qu'un jour, alors que le Prophète,

Abou Bakr, Omar et lui-même se trouvaient sur une colline de la Mecque, que celle-ci avait eu une secousse et que le Prophète avait alors dit à la colline de se tenir tranquille car elle portait un Prophète, un juste et deux martyrs. Ses ennemis ayant reconnu tout ce qu'il leur dit, 'Othmân s'exclame :

"Allâhu Akbar ! Ils sont témoins, en ma faveur, par le Seigneur de la Kaaba, que je suis martyr !".


(At-Tirmidhî n°3703, An-Nasâi 3608)


 

Sa mort (35 H. ; 81 ans)

 

Puis, les effrontés semeurs de discorde entrèrent chez lui et l'un d'entre-eux le frappa de son sabre, sa femme Na'ilah se précipita sur lui et eut les doigts de la main sectionnés, puis ils le tuèrent, l'insurrection fit rage et la maison fut pillée.

 

Il est mort le vendredi 18 de Dhou l-Hijja en l'an 35 H, à 81 ans. Son califat dura douze ans moins un jour.

 

'Othman, que Dieu l'agrée, avait dit avant son assassinat :

"Hier, j'ai vu le Messager de Dieu en rêve ainsi que Abou Bakr et 'Omar qui m'ont dit : Patiente, car tu déjeunera auprès de nous la nuit prochaine".


 

Son enterrement

 

Il resta dans sa maison trois jours puis Hakim Ibn Houzam et Jabir Ibn Mout'am vinrent auprès de 'Ali qui les autorisa à préparer ses funérailles et à l'enterrer, il fut enterré entre al-maghrib et al-'icha dans un jardin que 'Othman, que Dieu l'agrée, avait acheté et qu'il intégra au cimetière de Baqi'ou l-Gharqad.


 

Sa description physique

 

Il était de taille moyenne, avait un beau visage, blanc avec une rougeur, sur lequel apparaissaient des cicatrices suite à la variole. Il avait la barbe épaisse, les épaules larges, les bras longs et recouverts de poils.

 

 


Ses mérites

 

On rapporte au sujet de Abou Musa Al Ash'ari (رضي الله عنه) qu'il dit : "Si Dieu veut du bien à mon frère. Il le fera venir à cette heure".
Juste à ce moment quelqu'un fit bouger la porte. Je dis : "Qui va là?"
Il dit : "'Othmàn Ibn 'Affàn".
Je dis : "Attends un peu!" Je partis l'annoncer au Prophète (صلى الله عليه و سلم) qui dit :

"Laisse-le entrer et annonce-lui le Paradis ainsi qu'une épreuve qui le touchera".

Je revins et dis : "Entre! Le Messager de Dieu t'annonce le Paradis ainsi qu'une épreuve qui te touchera".
Il entra et, ayant trouvé ce côté de la margelle déjà occupé, s'assit sur le côté d'en face". (Al-Boukhâri, Mouslim)


 

Selon 'Âicha (رضي الله عنها) : "Le Prophète était assis avec une cuisse découverte, Abou Bakr lui demanda permission d'entrer et il lui accorda sans changer de position, ensuite lui demanda 'Omar et il lui accorda sans changer de position, ensuite lui demanda 'Othmân et il recouvrit sa cuisse.


Quand ils sont sortis je lui est demandé : "Ô Messager de Dieu, Abou Bakr et 'Omar t'ont demandé la permission d'entrer et tu leur a accordé sans changé ta posture; mais quand te l'a demandé 'Othmân tu t'es recouvert" ?

Il dit : "Ô 'Âicha, ne devrais-je pas avoir honte d'un homme duquel, par Dieu, les anges ont hontes de lui"".

 

(Ahmad, Al-Boukhâri en a également parlé)

Source :

http://mouslim.over-blog.org

 

par salafidunord publié dans : Les compagnons
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Samedi 3 mars 2007

 

Son nom et sa généalogie

Il se nomme Abou Hafs 'Omar Ibn l-Khattab Ibni Nafil. Son arbre généalogique rejoint celui du noble Prophète à Ka'b Ibn Lou'ayy. Sa mère est Houthmah Bintou Hachim. 

Sa naissance

 

Il est né, que Dieu l'agrée, treize années après l'année de l'éléphant.

 

Sa conversion (-10 H ; 27 ans)

 

Il embrassa l'Islam trois années après la révélation, il avait alors vingt-sept ans.

 

La bataille de Badr (2 H)


Anas (رضي الله عنه) dit : LE MESSAGER DE DIEU (صلى الله عليه و سلم) consulta les gens à propos des captifs à Badr en disant : "Allâh le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux..."


OMAR IBN AL-KHATAB (رضي الله عنه) se leva et dit : "Ô Messager de Dieu, tranche leur le coup!"
Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) se détourna de lui. Puis il reprit la parole :
"Ô gens, Dieu le Puissant,le Majestueux vous a fait triompher sur eux. Pourtant hier encore ils étaient vos frères.."


OMAR IBN AL-KHATAB (رضي الله عنه) se leva et dit : "Ô Messager de Dieu, tranche leur le coup!"
Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) se détourna de lui encore et reprit les mêmes propos à l'adresse de ses compagnons.

ABOU BAKR (رضي الله عنه) se leva alors et dit : "Ô Messager de Dieu, si tu penses devoir leur pardonner et accepter une rançon...."
Le vissage du Prophète (صلى الله عليه و سلم) fut débarrassé de l'expression de souci qui l'avait marqué, et il leur pardonna et accepta une rançon.
Puis Dieu, le Puissant, le Majestueux révéla :

{N'eût-été une prescription préalable de Dieu, un énorme châtiment vous aurait touché pour ce que vous avez pris (de la rançon)}

(8/67)". (Ahmad n°13143)

 

Son souhait de tuer le compagnon qui à voulu prévenir de les mecquois de l'arrivée de l'armée musulmane (8 H ; 45 ans)


 

Ali (رضي الله عنه) raconte : "Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) nous convoqua Al Miqdad, Az Zoubayr et moi et nous dit : "Allez à Radwat Khakh où vous rencontrerez une femme portant une lettre, prenez lui cette lettre !".

Nous partimes au galop et à l'endroit désigné, nous rencontrâmes une femme et nous lui demandâmes de nous remettre la lettre qu'elle portait.

Elle nous répliqua qu'elle ne portait point de lettre. Nous la menaçames de la fouiller si elle ne nous montrait pas la lettre. Elle la sortit de ses cheveux, où elle la tenait cachée. Nous retournâmes à Médine et nous remîmes la lettre au Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم).

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) lut la lettre qui contenait des informations sur les plans de l'expédition. Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fit venir Hateb et lui dit "Qu'as tu fait ?".
Hateb répondit : "Je n'ai fait cela non dans le but de te trahir ou de renier l'Islam mais uniquement pour que ma famille restée à la Mecque obtiennent une protection de la part des Qoraïchites".

 

Omar intervint et dit : "Laisse moi nous débarrasser de cet hypocrite!".

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) dit :

"Cet homme est sincère, et il s'est battu à Badr. Qui sait, Dieu a peut être pardonné leurs erreurs à tous ceux qui se sont battus à Badr".


 

Son choc lors de la mort du Prophète (صلى الله عليه و سلم) avant de revenir à la raison (11 H ; 48 ans)


 

'Omar (رضي الله عنه) s'est trouvé à la Mosquée du Prophète, et a dit :

"Il y a des hypocrites qui prétendent que le Messager de Dieu est mort. Certainement le Messager de Dieu n'est pas mort, mais il est allé à son Seigneur, comme Moise, fils d'Imran, est allé à son Seigneur (pour recevoir les commandements célestes). Par Dieu, Muhammad reviendra comme Moise est revenu, et il coupera les mains et jambes de ceux qui ont prétendu que le Messager de Dieu est mort".

(Ibn Hicham, 2/655)


 

'Orwa Ibn Zoubayr, que Dieu les agrée, rapporte : Puis (Abou Bakr) sortit rapidement à la mosquée. Il passa au-dessus des épaules des gens et arriva au minbar. En le voyant venir, 'Omar (رضي الله عنه) s'assit. Abou Bakr se leva à côté du minbar et appela les musulmans.

Ils s'assirent et écoutèrent.
Abou Bakr prononça l'attestation de foi et fit une introduction très touchante. Puis il reprit : "Allâh puissant et glorieux a annoncé à son Prophète sa mort alors qu'il était vivant et parmi vous, de même qu'il vous a annoncé votre mort. La mort est une vérité et il ne restera aucun parmi vous sauf Dieu puissant et glorieux.

Dieu élevé a dit :

{Mouhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos pas ? Quiconque retourne sur ses pas ne nuira en rien à Dieu; et Dieu récompensera bientôt les reconnaissants} (3/144).


-Ce verset est dans le Coran?! s'exclama 'Omar. Par Dieu! Je ne savais pas avant ce jour que ce verset avait été révélé (j'étais inconscient de son sens)!


 

Ibn al-Musayyib rapporte que 'Omar (رضي الله عنه) a dit :

"Par Dieu, dès que j'ai entendu la parole d'Abu Bakr, je suis tombé à terre. Je me suis senti comme si mes jambes ne pouvaient plus me porter, ainsi je me suis effondré quand je l'ai entendu le dire. Seulement alors j'ai réalisé que muhammad (صلى الله عليه و سلم) était vraiment mort". (Al-Boukhâri n°641)


 

Discours de 'Omar et le serment collectif pour Abou Bakr (11 H ; 48 ans)


 

Anas (رضي الله عنه) raconte : j'ai entendu le deuxième discours de 'Omar (رضي الله عنه) le lendemain de la mort du Messager de Dieu, prière et paix sur lui. Abou Bakr était silencieux et ne disait pas un mot. 'Omar dit : "J'espérais que le Messager de Dieu vive jusqu'à ce qu'il soit le dernier d'entre nous à mourir. Mais si Mouhammad est mort, Dieu a mis parmi nous une lumière pour être guidés. Dieu a guidé Mouhammad (صلى الله عليه و سلم) et Abou Bakr est le compagnon du Messager de Dieu et le {Deuxième de deux} (9/40).

Il est le musulman le plus digne d'être votre chef. Levez-vous donc et prêtez-lui serment (bayâa)".
Un groupe lui avait déjà prêté serment dans la cour des Banou Sa'ida, et le serment public eut lieu alors sur le minbar. J'ai entendu 'Omar dire à Abou Bakr à ce moment-là : "Monte sur le minbar". 'Omar ne cessa de le presser jusqu'à ce qu'il monta et les musulmans lui prêtèrent serment.

 

Anas (رضي الله عنه) rapporte : on prêta serment à Abou Bakr (رضي الله عنه) dans la cour, et le lendemain il s'assit sur le minbar. 'Omar (رضي الله عنه) se leva et parla avant lui. Il loua Dieu et le félicita comme il le mérite puis dit : "Musulmans! Hier, je vous ai dit une parole fausse : je ne l'ai pas prise du livre de Dieu et le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) ne me l'avait pas confiée, mais j'avais cru que le Messager de Dieu partirait après nous tous. Dieu a laissé parmi vous son Livre par lequel il a guidé le Messager de Dieu;

si vous y tenez Dieu vous guidera vers ce quoi il a guidé son Prophète. Dieu vous a aussi unis avec le meilleur d'entre vous : le compagnon du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) et le

{Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40).

Levez-vous et prêtez-lui serment".
Puis Abou Bakr prit la parole. Il loua Dieu et le félicita comme il le mérite puis dit :

"Musulmans! On m'a placé en tant que votre chef et je ne suis point le meilleur parmi vous. Si j'agis bien aidez-moi, et si j'agis mal, redressez-moi. Dire la vérité est une responsabilité dont il faut s'acquitter, et mentir est une trahison. Le faible parmi vous est fort à mes yeux jusqu'à ce que je lui donne son droit par la volonté de Dieu.

Le fort parmi vous est faible à mes yeux jusqu'à ce que je prenne ce qu'il doit par la volonté de Dieu. Tous gens qui laissent le jihèd pour la cause de Dieu, Dieu les châtiera par l'humiliation.

Tous gens parmi lesquels se propage la turpitude, Dieu leur infligera une calamité qui les frappera tous. Obéissez-moi tant que j'obéis à Dieu et à son Messager. Si je désobéis à Dieu et à son Messager, vous ne devez plus m'obéir. Levez-vous pour la prière, que Dieu vous fasse miséricorde".


 

Discussion au sujet du califat dans la cour


 

Ibn 'Abbâs, que Dieu les agrée, rapporte : 'Omar (رضي الله عنه) raconta : voilà ce qui s'est passé quand le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) mourut. On vint nous dire que les ançars s'étaient réunis dans la cour des Banou Sa'ida pour prêter serment à Saâd Ibn 'Oubèda, que Dieu l'agrée.

Je me suis levé précipitamment ainsi qu'Abou Bakr et Abou 'Oubeyda Ibn Al-jarrah, que Dieu les agrée. Nous craignîmes qu'ils ne causent un tort à l'Islam et nous partîmes les rejoindre. Nous rencontrâmes deux hommes véridiques des ançars : 'Ouwaym Ibn Sa'ida et Maâan Ibn آadiy, que Dieu les agrée. Ils demandèrent : "Où allez-vous?"

Nous répondîmes : "Rejoindre votre tribu, à cause de ce qu'ils préparent".
Ils proposèrent : "Retournez, car ils ne vous désobéiront pas et ne feront pas une chose que vous désapprouvez".
Mais nous insistâmes pour partir. Je me mis à arranger des paroles que je voulais dire jusqu'à ce que nous arrivâmes. Ils étaient autour de Saâd Ibn 'Oubèda qui était malade et couché sur un lit. Quand nous entrâmes, ils prirent la parole et dirent : "Ô mouhajirins! Un émir des nôtres et un des vôtres!"
Houbèb Ibn Almondhir dit : "C'est moi le stratège et le politicien hors pair! Par Dieu! Si vous voulez, nous rallumerons la guerre!"
Abou Bakr dit : "Doucement".

Je voulus parler mais il dit : "Ecoute, 'Omar!"
Il loua Dieu et le félicita puis dit : "Ô ançars! Par Dieu! Nous ne nions pas vos vertus, ni votre valeur dans l'Islam, ni nos devoirs envers vous. Mais vous savez bien que cette tribu, Qouraych, tient une place parmi les arabes qu'aucune autre tribu ne possède, et que les arabes ne se soumettront qu'à un homme d'entre eux. Nous serons donc les souverains et vous les ministres.

Soyez pieux envers Dieu! N'ébranlez pas l'Islam et ne soyez pas les premiers à causer du tort à l'Islam. Je vous propose un de ces deux hommes (moi et Abou 'Oubeyda), lequel choisirez-vous, vous pourrez lui faire confiance".

Par Dieu! Il avait dit tout ce que je voulais dire, à part cette dernière parole. Par Dieu! Je préfère être tué et être ressuscité, puis être tué encore et revivre, sans avoir commis de péché, plutôt que d'être le chef d'un groupe contenant Abou Bakr.

Puis je dis : "Ô ançars! Ô musulmans! La personne qui mérite le plus la place du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) après lui est le

{Deuxième de deux quand ils étaient dans la grotte} (9/40)

: Abou Bakr qui a de loin dépassé tous les autres". Puis je pris sa main et un homme des ançars me précéda et tapa sur sa main avant moi. Puis les gens se suivirent et on laissa Saâd Ibn 'Oubèda.


 

Abou Bakr et 'Omar se rejettent le califat dans la cour


 

Ibn Sirine rapporte : ce jour-là, Abou Bakr et 'Omar, que Dieu les agrée, rejoignirent les ançars.
Abou Bakr dit : "Ô ançars! Nous ne nions pas vos vertus, et aucun croyant ne nie vos vertus. Par Dieu! Tout bien que nous avons atteint, vous y avez participé. Mais les arabes n'accepteront qu'un homme de Qouraych et ne resteront pas sous l'autorité d'un autre.

Les qouraychites sont les meilleurs orateurs, ils ont les origines les plus nobles et la terre la plus noble, ils sont aussi les plus généreux parmi les arabes. Prêtez donc serment à 'Omar!
- Non, répondirent-ils.
- Pourquoi donc? questionna 'Omar.
- Nous craignons d'être défavorisés.
- Tant que je vivrai, affirma-t-il, cela n'aura pas lieu. Prêtez donc serment à Abou Bakr.
- Tu es plus fort que moi, dit Abou Bakr à 'Omar.
- Tu es meilleur que moi, répliqua 'Omar.
- Tu es plus fort que moi, répéta Abou Bakr".
'Omar donna la même réponse. Abou Bakr répéta une troisième fois et 'Omar répondit : "Ma force est à ton service en plus de ta supériorité".
Ils prêtèrent alors serment à Abou Bakr, que Dieu l'agrée. Quand on prêta serment à Abou Bakr, certaines personnes allèrent voir Abou 'Oubayda Ibn Aljarrah. Il rétorqua : "Vous venez vers moi alors que le

{Deuxième de deux} (9/40)

est parmi vous!"


 

Abou Bakr dit à 'Omar : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité"


 

Ibn Rahawayh rapporte : quand il fut nommé calife, Abou Bakr (رضي الله عنه) s'assit tristement dans sa maison. 'Omar (رضي الله عنه) entra chez lui et Abou Bakr se mit à lui faire des reproches.
Il lui dit : "C'est toi qui m'a fait porter cette responsabilité" et il se plaint de devoir juger entre les gens.
'Omar lui dit : "Mais tu sais bien que le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit : si le gouverneur s'efforce et atteint la vérité, il a deux récompenses. Et s'il s'efforce et se trompe, il a une récompense". Abou Bakr fut alors un peu soulagé.


 

Son poste de calife après la mort d'Abou Bakr (رضي الله عنه)


 

Il prit le califat par désignation de ABOU BARK SADDIK  que Dieu les agrée tous deux. Il lui fut prêté serment de son vivant, puis il dirigea les affaires du califat avec loyauté, justice et excellentes gestion et stratégie.


 

La conquête de Damas (14 H.)


 

Lorsque l'affaire de Yarmouk fut réglée, les musulmans se dirigèrent vers Damas, ils l'assiégèrent durant soixante-dix nuits de ses quatre côtés. Une nuit, par surprise, KHALID IBN WALID escalada le mur avec ceux qui étaient avec lui, tua les sentinelles gardant la porte et prit d'assaut la ville avec les soldats, puis il dit : "Allahou 'Akbar" et ils dirent : "Allahou 'Akbar". Les gens de la ville se réfugièrent auprès de leurs chefs qui appelèrent à faire un pacte de paix. Les musulmans entrèrent donc par les différents côtés de la cité grâce à ce pacte et se retrouvèrent avec KHALID IBN WALID au centre de la ville.


La partie de la ville pénétrée par Khalid fut elle aussi prise grâce à un pacte de paix. Cela eut lieu la quatorzième année de l'Hégire. Puis les soldats continuèrent leurs conquêtes, ils conquirent Tabariyah et Baysan grâce à un pacte de paix, sans effusion de sang, ainsi que Qayçariyyah, Ghazzah, Sibastiyyah. Ils conquirent aussi NAbouls, Ar-Ramlah, Loudd, 'Amwas, Bayt Habroun, Yafa et toute la région jusqu'à Gaza.


 

La conquête de Jérusalem


 

Ensuite ABOU OUBAYDA marcha sur la Jordanie, réunit les armées et se dirigea vers Jérusalem. Il leur écrivit un puis les attendit. Mais ils refusèrent de se rendre. Il partit donc à leur rencontre, établit son camp à proximité d'eux et les assiégea. Lorsque le siège fut trop éprouvant pour eux, ils demandèrent la paix, ce qu'il accepta. Ils dirent : "Envoie un à ton gouverneur afin que ce soit lui qui nous donne le pacte de paix".

 


ABOU OUBAYDA yant écrit à l'Emir des croyants pour l'en informer, 'Omar réunit les grands compagnons et leur demanda leur opinion : devait-il s'y rendre ou non ? Ils lui suggérèrent tous d'y aller. C'est ainsi qu'il réunit une troupe et s'en alla après avoir nommé 'Ali Ibn Abi Talib, que Dieu l'agrée, à sa place au commandement de Médine l'Illuminée.

 

L'Emir des croyants entra à Jérusalem et c'est à ce moment là qu'eut lieu l'accord de paix entre les croyants et les chefs de la population de Jérusalem, moyennant le paiement de la jizyah - impôt - et d'autres conditions précises. Il fit mettre sur papier tous les points sur lesquels l'accord fut établi.

 

Lorsque l'Emir des croyants, 'Omar Ibn l-Khattab, que Dieu l'agrée, entra à Jérusalem avec l'extraordinaire armée des musulmans, il dégagea le Rocher et ordonna d'y construire une mosquée.


Passant près du Mihrab de Dawoud, l'alcôve située à la porte de la ville dans la fortification, il y accomplit une prière, récita la Sourat Sad et se prosterna. Ensuite il changea l'orientation de la mosquée en direction de la Ka'bah. C'est à cette époque-là que furent conquises toutes les régions des pays du Cham.

 

Puis, il nomma 'Alqama Ibn Hakim à la tête de la moitié de la Palestine et fit de Ar-Ramlah sa capitale; d'autre part il nomma 'Alqamah Ibn Mahriz à la tête de l'autre moitié et l'installa à Jérusalem

(Baytou l-Maqdis).


 

La désignation de 'Othmân comme successeur


 

'Omar avait désigné un collège de six illustres compagnons qui devraient choisir entre eux-mêmes celui qui lui succéderait et deviendrait le troisième calife.

 

Ce collège s'étant réuni, trois d'entre ses six membres expriment leur accord pour que quelqu'un parmi les autres soit calife : en fait ces trois membres remettent leur possibilité d'être nommé calife aux trois autres; restent donc IBN AWF ET OTHMANN et  ALI . Ibn Awf se désiste lui aussi par rapport à la fonction de calife et propose à 'Othmân et à Alî de choisir le calife parmi eux.


Ils acceptent. Il se met à consulter pendant trois jours les compagnons présents à Médine. La troisième nuit, il réveille al-Miswar ibn Makhrama, l'envoie appeler AZ-ZOUBAIR et SA'AD  avec qui il s'entretient. Puis il envoie al-Miswar quérir ALI  avec qui il s'entretient longuement, puis 'OTHMANN avec qui il s'entretient longuement aussi

(Al-Bukhârî n°7207).

 

Il dit notamment à chacun de ces deux personnages : "Fais serment par Dieu que si tu es nommé dirigeant tu seras juste et si l'autre est nommé tu obéiras". (Al-Boukhârî n°3700)

 


Sa mort


 

Il est mort dans le mois de Dhou Al Hijjah de l'an 23H, à 63 ans.

 


Sa description physique


 

Il était grand, blanc de peau avec beaucoup de rougeur, la barbe fournie mais légère au niveau des favoris, très fournie au niveau des moustaches, l'iris des yeux très rouge.


 

 



Ses mérites


 

Selon ABOU HOURAYRA (رضي الله عنه), le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit : "Il y avait dans les communautés qui vous ont précédés des hommes-inspirés de Dieu. S'il y a un tel homme dans ma nation, c'est bien 'Omar".

(Al Boukhâri n°3282 et Mouslim n°2389)


 

On rapporte au sujet de Abou Mousa Al-Ach'ari (رضي الله عنه) qu'il dit : "Or voilà que quelqu'un faisait bouger la porte. Je dis : "Qui va là?"
Il dit : "'Omar Ibn Al-Khattâb".
Je dis : "Attends un peu!" Je vins auprès du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم), le saluai et lui dis : "'Omar demande l'autorisation d'entrer".

Il dit :

"Fais-le entrer et annonce-lui le Paradis".

Je retournai à 'Omar et lui dis : "Tu peux entrer et le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) t'annonce le Paradis".
Il entra donc et s'assit sur la margelle à gauche du Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم). Il plongea comme lui ses pieds dans le puits". (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

Houdhayfa (رضي الله عنه) a rapporté que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :

"Prenez exemple sur ceux qui viendront après moi : Abou Bakr et 'Omar !".

(Tirmidhi et Al-Hakim)

 

Il dit encore : "s'il devrait y avoir un Prophète après moi, ça aurait été Omar". (At-Tirmidhi et Ahmad)


 

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit :

"Allâh a placé la vérité sur la langue et dans le coeur de Omar".

(Abou Dâwoûd, Tirmidhi, Ibn Mâja, Ahmad et Ibn Sa'd)


 

Le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) a dit aussi à 'Omar (رضي الله عنه) :

"Dès que le Diable te voit prendre une voie, il en prend aussitôt une autre".

 

Ibn 'Abbas (رضي الله عنهما) raconte : "'Ouyayna Ibn Hisn vint une fois à Médine chez son neveu Al Hourr Ibn Qays qui était parmi les rares personnes que 'OMAR rapprochait de lui. Les lecteurs du Coran formaient en effet l'entourage de 'Omar et étaient ses conseillers, qu'ils fussent en âge mûr ou des adolescents. 'Ouyayna dit à son neveu :

"Mon neveu! Tu es introduit auprès de 'Omar; demande-lui de m'accorder un audience!".
'Omar la lui accorda; une fois entré chez 'Omar, il lui dit : "Gare à toi, ô Ibn Al Khattab! Par Dieu tu ne nous donnes pas en abondance et tu ne juges pas équitablement entre nous".
'Omar se fâcha tellement qu'il était sur le point de le frapper de sa colère.
Al Hourr lui dit alors : "Ô Prince des Croyants! Dieu Le Très-Haut à dit à Son Prophète :

{Accepte ce qu'on t'offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.} (7/199)

et cet homme fait partie des insensés".
Par Dieu! 'Omar, au simple rappel de ce verset, ne le transgressa pas d'un pouce. Il respectait en effet srccupuleusement les prescriptions du Livre de Dieu exalté". (Al-Boukhâri)

al abbas ibn al-moutalib (رضي الله عنه) a dit : "J'ai été un voisin de 'Omar Ben Al-Khattab. Je n'ai jamais vu dans ma vie un homme meilleur que lui. Il veillait ses nuits en priant, ses jours en jeûnant et il vaquait aux besoins des gens.

Quand il mourut, j'ai demandé à Dieu de me le faire voir en songe. En effet, une certaine nuit, je l'ai vu venant du marché de Médine, je l'ai salué et il m'a rendu le salut, puis je lui ai dit : "Comment vas-tu?"
"Bien", m'a-t-il répondu. En lui demandant sur ce qu'il a trouvé, dans l'autre monde, il m'a dit : "Je viens maintenant de rendre compte de toutes mes oeuvres. Si je n'avais pas trouvé un Seigneur Miséricordieux, j'aurais été parmi les perdants". (Abou Na'im)

 

ibn 'omar (رضي الله عنهما) a dit : "Je n'ai jamais entendu 'Omar (رضي الله عنه) dire à propos d'une chose : "Je crois que c'est ainsi", sans qu'elle ne fût exactement ainsi".

Source :

http://mouslim.over-blog.org/

 

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Vendredi 23 février 2007

Son nom et sa généalogie

Il s'appelle Zayd Ibn Hâritha Ibn Shurâhîl Ibn Ka'b Ibn 'Abd Al-'Uzzâ Ibn Umru' ul-Qays Al-Ka'bî.

Son enlévement (8 ans)

Zayd, étant âgé de huit ans, fut amené par sa mère, Sa'dî bint Tha'laba à la visite de sa tribu, les Banû (Ma'in). Sur leur chemin et tout près de leur destination, ils furent surpris par les Banû (Al-Qayn) qui firent razzia sur eux et enlevèrent les biens, les chameaux et les enfants.

Sa vente

Zayd fut proposé à la vente lors de la foire de 'Ukâzh, tenue par les Arabes à La Mecque durant les mois sacrés où l'on vendait toutes sortes de marchandises et l'on faisait de la poésie. Il fut acheté par l'un des maîtres de Quraych, à savoir Hakîm Ibn Hizâm ibn Khuwaylid, le neveu de Khadîja bint Khuwaylid (que Dieu soit satisfait d'elle).

Il se retrouve chez le Prophète (صلى الله عليه و سلم)

Hakîm en fit don à sa tante, Khadîja. Celle-ci, ayant eu l'honneur de s'être liée au Prophète (صلى الله عليه و سلم), lui en fit don à son tour. A cette époque, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) n'avait pas encore reçu la mission prophétique.

Zayd se réjouissait auprès du Prophète (صلى الله عليه و سلم) et lui vouait un profond amour qui était réciproquement partagé.

Sa prédilection pour le Prophète

Son père, Hâritha Ibn Charâhîl eut vent de la présence de Zayd à La Mecque. Accompagné de son frère Ka'b, il s'y rendit, avec un tas d'argent pour affranchir son fils. Cependant, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) refusa de percevoir cet argent et leur dit  : Ne vous suggérai-je pas une autre idée qui voudrait mieux que la rançon?
- Si, laquelle?, répondirent-ils.
- Qu'on lui offre le choix.
- Si son choix porte sur vous, et bien il sera à vous sans rançon. Et s'il préfère rester en ma compagnie, par Dieu, je donnerai mon consentement à sa décision, dit le Prophète.
- Que vous êtes très équitable!, dirent-ils. Mais, Zayd donna sa prédilection pour le Prophète (صلى الله عليه و سلم), ce qui rendit son père et son oncle perplexes. Et son père de lui dire  : Malheur à toi ô Zayd!
- Préfères-tu la servitude à tes parents?!

- Je suis très attaché à cet homme et je ne peux jamais s'en séparer, dit Zayd. Aussitôt que celui-ci eut achevé ses paroles, le Prophète (صلى الله عليه و سلم) le prit par la main et l'amena à la Maison Sacrée.

En se tenant au Sanctuaire, il (صلى الله عليه و سلم) déclara au su et au vu de Quraych  : Ô les gens de Quraych! Témoignez que désormais Zayd est mon fils adoptif et mon héritier.

Ainsi, le père et l'oncle de Zayd donnèrent celui-ci de bon cœur au Prophète (صلى الله عليه و سلم) et retournèrent chez eux en toute quiétude.

Dès ce moment, Zayd fut connu sous le nom de Zayd Ibn Muhammad, jusqu'à l'avènement de l'islam qui prohibait l'adoption par la révélation de ce verset  : "Appelez-les du nom de leurs pères". Ainsi fut-il dès lors appelé Zayd Ibn Hâritha.

Sa conversion

Il est le premier homme à embrasser l'islam après 'Alî Ibn Abî Tâlib.

L'accompagnement du Prophète (صلى الله عليه و سلم) à At-Tâif

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم), en compagnie de son esclave affranchi Zayd Ibn Hârithah et marchant à pieds aller et retour, se rendit à Tâif, localité située à environ 111 km de la Mecque.

Il appelait à l'Islam les tribus qu'il croisait sur son chemin mais aucune ne lui répondit. Arrivé à Tâif, il choisit trois frères parmi les chefs de la tribu des Tâifiens à savoir Abd Yâlil,

Masaoud et Habib les trois enfants de Amr Ibn Omair Ath-Thakafi. il s'installa parmi eux, les appela à Dieu et à assister l'Islam.
Le premier dit qu'il allait déchirer le voile de la Ka'ba si Dieu l'avait envoyé.
Le deuxième dit :

"Dieu n'a-t-il pas trouvé un autre messager que toi?».
Le troisième dit :

"Par Dieu, je ne te parlerai jamais. Si tu étais un Messager tu n'aurais pas besoin que je te réponde par la parole. Si tu mentais contre Dieu, il ne conviendrait pas que je te parle».

Sur ces mots, le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) se leva et leur dit : "Puisque vous refusez, taisez-vous à mon sujet».

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif. Au cours d'une telle période, son appel n'épargna aucun des notables de la localité.

Ceux-ci lui répondirent : "Sors de notre pays!». Ils incitèrent contre lui les sots et les stupides. Au moment où le Prophète (صلى الله عليه و سلم) allait sortir,


les sots et les esclaves le suivirent, l'injuriant et lui criant dessus au point d'ameuter les gens autour de lui. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang.

Zayd Ibn Hâritha s'offrait en bouclier pour le protéger mais fut blessé à la tête. Les sots et les stupides ne cessèrent de le suivre et de l'acculer au point de le contraindre à aller vers un jardin appartenant à Otba et à Chayba les deux enfants de Rabîa à 5,5 km de Tâif. Après que le Messager de Dieu (صلى الله عليه و سلم) se fût réfugié dans ce jardin, les gens s'en retournèrent. Alors, il alla jusqu'à un cep de vigne et s'asseya à son ombre, adossé à un mur.

Sa mort (8 H)

En l'an 8 de l'Hégire, lors de la bataille de Mû'ta, Zayd Ibn Hâritha (رضي الله عنه) fut le commandant en chef de l'armée musulmane qui comptait 3000 guerriers. Dès l'arrivée de l'armée à Maan (en Jordanie),

l'empereur byzantin, Héraclius lui opposera une armée de 100.000 combattants auxquels s'étaient joints 100.000 autres guerriers parmi les polythéistes arabes. Zayd (رضي الله عنه) fut mis à mort et fut par la suite remplacé par Ja'far Ibn Abou Tâlib qui fut bientôt tué. Puis,

'Abd-ALLAH Ibn Ruwâha prit le commandement mais fut également exécuté. Le choix des musulmans tomba donc sur Khâlid Ibn Al-Walîd qui préféra la retraite pour sauver les restes de l'armée.

Le Prophète (صلى الله عليه و سلم) fut tellement chagriné et désolé pour l'exécution de Zayd et de ses compagnons et versa de chaudes larmes sur la perte de cette personne qui lui était si chère.

Source :

http://mouslim.over-blog.org/

 

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