Mercredi 23 janvier 2008

Bismillâhi r-Rahmâni r-Rahîm,

cet article vous propose de mettre en lumière certains égarements de cette secte égarée, qu'Allah nous en préserve

Commençons par un bref historique

- 1930 : fondation de Nation of Islam par Wallace Fard Muhammad...


- 1934 : disparition du fondateur et reprise du mouvement par l'un de ses premiers disciples, Elijah Muhammad (anciennement Elijah Poole)
- 1952 : Malcolm X entre dans le mouvement et en devient l'un des principaux orateurs
- 1955 : Louis Eugene Walcott, renommé Louis Farrakhan rejoint le mouvement
- 1964 : Cassius Clay, qu'Elijah Muhammad a renommé Muhammad Ali annonce qu'il a rejoint le mouvement

- 1965 : Assassinat de Malcolm X par des membres de NoI
- 1975 : Elijah Muhammad meurt et désigne son septième fils, Warith Deen comme successeur ; ce sont ses paroles qui sont citées dans la traduction ci-dessous
- 1978 : dissolution de l'organisation, par W. D. Muhammad, puis refondation de celle-ci par Louis Farrakhan


Voici ci-dessous quelques citations de Wallace le Déviant. Qu'Allâh subhana wa ta`ala la guide ou lui brise le dos. Amîne.


1975 - Se déclare publiquement comme "La Manifestation de Dieu". "Effectivement, je suis moi-même une immaculée conception. Vous vous dites : "Cet homme est fou !" Non, je ne le suis pas ! Après nos explications, vous comprendrez que je ne le suis pas. Le monde était seulement plongé dans les ténèbres. En vérité, je vous le dis, Mon géniteur n'était pas Mon père véritable. Je n'ai jamais eu de géniteur. Vous dites : "Qui est ton père ?" En employant le langage du Nouveau Testament, Mon père est Dieu. Je suis la Manifestation de Dieu. À Allah reviennent toutes les louanges." [1]

1976 - Prétend avoir reçu la révélation divine. "Le Livre (la bible) dit qu'il y a une autre sorte d'eau (l'eau douce) qui n'est pas salée, qui tombe d'en haut, qui est la révélation divine. L'eau que Dieu donne est la révélation divine et Il la révèle à Ses prophètes." [2] "Je vous baptise avec l'eau que Dieu m'a donnée. C'est l'eau de la révélation, de la connaissance divine." [3]

1977 - Interdit les mariages multiples. "L'enseignement de Muhammad et celui du Qur'ân est que "une est meilleure pour vous, si vous saviez." Aucun autre Prophète ne fit cela pour l'humanité polygame. Seul le Prophète Muhammad s'opposa à la polygamie." [4]

1978 - Rejette les miracles des prophètes : "Moïse, alors qu'il était poursuivi par l'armée de Pharaon, frappa l'eau et la Mer Rouge se sépara, ainsi dit le Livre, et Moïse et son peuple traversèrent les pieds au sec. Mes frères et soeurs, vous ne convertirez jamais des personnes intelligentes à la religion aujourd'hui avec des histoires irréalistes et symboliques comme celle-ci." [5]

Reconnaît le faux prophète Rashad Khalifa [voir notes NdT]. Offre à ses disciples "20% de réduction" à l'achat des travaux de Khalifa. [6]

Cautionne la traduction du Qur'ân de Qadiyani. [7]

1979 - Nie le retour de Jésus et se proclame lui-même "Messie-Mahdi". "Jésus a fait son travail, il ne reviendra jamais ! Cela n'est pas de cette façon que Dieu procède. Mais quelqu'un de son genre doit revenir, une autre naissance comme la sienne doit se produire, doit se produire, pour produire à nouveau quelqu'un de son genre. Pour que celui de son genre puisse se rendre compte des mensonges colportés à propos de sa naissance. Ce n'est pas lui, mais c'est le même, comme s'il était l'original. Je sais comment naquit Jésus, car je suis né de la même façon ! Alors vous ne pouvez pas me raconter des histoires à propos de comment il est né, puisque je suis né de la même façon !" "Très bien, alors vous êtes un Prophète ; non, je ne le suis pas, alors vous êtes un Messager de Dieu, non (riant), je ne le suis pas, alors qu'êtes vous ? Je suis le Messie-Mahdi, je suis le Christ-Mahdi que vous y croyiez ou pas ! Vous savez, cela fait longtemps que les gens espèrent la complétude de la prophétie. La prophétie du retour du Christ ou du retour du fils de Marie et la présence d'un Mahdi qui redonnerait à la religion sa pureté originelle. Il attendent cela ardemment, et nous y voilà, ce qu'ils attendaient est ici maintenant. Mais sont-ils capables d'apprécier cela à sa juste valeur ?"

1980 - S'autoproclame "Le Mujaddid" [8] et annonce : "Si vous voulez tous les hadiths, alors vous devriez quitter cette communauté parce que je vous le dis, à cet instant même, je n'accepte pas tous les hadiths. Ils ont apporté trop de troubles et de confusion à la société musulmane." [9]

1981 - Prétend que ceux qui désirent des mariages multiples sont "maudits par Dieu." [10]

Juge que les cheveux des femmes sont leur hijab. "On croit, dans le cercle des savants érudits en religion que les cheveux des femmes devraient être couverts... Ici, dans notre communauté... nous n'en faisons pas grand cas. Si des femmes sont vues avec leur cheveux découverts, nous n'en faisons pas un scandale, car je comprends que bien qu'il y ait un peu de sex-appeal dans les cheveux des femmes, il s'agit surtout d'un symbolisme religieux [le fait de cacher les cheveux].Ce symbolisme est bon, mais je ne pense pas qu'il faille appliquer ces lois de manière trop fanatique. Si nous le faisions, nous risquerions à ce que les gens d'une raison supérieure sous-estiment notre intelligence. Ils pourraient penser que nous sommes superstitieux ou fanatiques et nous ne voulons pas qu'ils pensent cela." [11]

1983 - Prétend que les chrétiens ne sont pas obligés d'adhérer à l'Islam. "Certains savants... j'ai écouté récemment certaines personnes qui se prétendent savant en religion et voilà ce que j'ai entendu... que les Écritures saintes que je cite se réfèrent aux temps anciens et que des Écritures saintes sont arrivées par la suite et annulèrent les précédentes. Comme si quelqu'un qui désavouait notre religion n'entrait pas au paradis. Je ne suis pas d'accord. Je ne peux pas être d'accord." [12]

Je ne trouve pas que tous les chrétiens doivent suivre ma religion pour améliorer leur vies. Je ne trouve pas cela. Je trouve que certains chrétiens vivent de très bonnes vies. Ils ont de bonnes moeurs, ils savent distinguer le bien du mal et je ne voudrais pas les déranger en cela. Tant qu'ils iront bien, je voudrais faire en sorte que cela continue pour eux ainsi." [13]
Compare ceux qui ne le suivent pas à des chiens. "Le message est descendu des cieux : suivez l'Imam W. Deen Muhammad. Faites cela ou portez le collier du chien et mangez les biscuits pour chiens." [14]

Prétend : "Si Jésus avait vécu jusque 40 ans, il serait mort et serait devenu le Prophète Muhammad." [15]

Prétend : "Le Qur'ân ne dit pas que le Prophète Muhammad est un messager pour les anges et les Djinns, mais pour les hommes. Le Prophète Muhammad fut envoyé aux Nâs, pas aux Djinns." [16]

1984 - Appelle à l'établissement de son propre madhab. "... nous sommes sur le point d'avoir une école de fiqh et cette école s'élève, ou grandit en cet instant même avec la croissance de cette communauté, sous la direction de votre Imam et de mon Imam Warith Deen Muhammad. Oui, l'Imam Warith Deen Muhammad." [17]

1986 - Prétend que "La communauté musulmane a également une obligation communautaire au service de l'intérêt général des autres communautés : chrétiennes, juives et même la communauté socialiste." [18]

Nie l'existence des Djinns. "Les Musulmans ne croient pas qu'il existe des mondes étrangers existant quelque part au dehors. Nous ne croyons pas que quelque créature étrangère partage notre espace. Nous n'acceptions pas la notion d'autres créatures dans une autre dimension dont la nature est différente de la nôtre. Nous ne croyons pas qu'il existe des créatures qui peuvent nous atteindre mais que nous ne pouvons pas atteindre à moins de trouver un moyen de se connecter à leur dimension étrangère. Le véritable Musulman ne peut accepter ce genre d'idée. On ne peut pratiquer le vaudou sur un Musulman car il n'est pas vulnérable à la superstition." [19]

1987 - Déclare : "Mais ma position est la suivante, dans notre société. J'ai appris par expérience, ce qui me différencie des chouyoukh. J'ai différé des [autres] dirigeants de Al-Islam. J'ai appris par expérience que, dans cette communauté, il n'y a aucune garantie qu'un Musulman épousant une non musulmane aura plus de succès à élever ses enfants sur Al-Islam qu'en aura une femme se épousant un non musulman..." [20]

Déclare : "Je n'ai pas de problème avec le pape ; je le respect et l'honore." [21]

1988 - Nie les miracles prophétiques. "Nous savons que tant que l'homme craint le feu, nous savons que Abraham fut immolé. N'est-ce pas ? Oui, Abraham fut immolé. Et quand ils regardèrent dans le feu, quand ceux qui le jetèrent dans le feu vinrent voir comment cela se passait pour lui, comment il allait là-dedans, s'il était en cendres ou non, ils le trouvèrent intact. Le feu ne l'avait pas touché, ne fut-ce qu'un peu. Au lui de cela, au lieu qu'il goûte à la fournaise, voilà que Dieu rendit pour lui les flammes froides (éclat de rire). Bon, nous savons que c'est métaphorique, symbolique."

1989 - Présente fièrement ses petits-enfants résultant du mariage de sa fille à un non musulman. [22]

1991 – Dit que les Musulmans ne devraient pas inviter les non musulmans à l'Islâm. "Nous (les Musulmans) sommes obligés de rechercher une coexistence pacifique avec les chrétiens et les gens de Foi... nos similitudes sont bien plus importantes que nos différences. Nous prenons les chrétiens et les juifs pour des Gens du Livre. Nous ne devrions pas leur demander les deux attestations de foi..." [23]

Cautionne les homosexuels lors d'une interview sur l'American Public Radio (APR). [24]

1992 - Soutient Farrakhan [qui a créé une branche dissidente de Nation of Islam en 1978 à la mort d'Elijah Muhammad, le père de Wallace Deen Muhammad, qui reste basée sur le nationalisme noir-américain, comme à l'origine de ce mouvement NdT] : "Je ne le condamnerai jamais tant qu'il dira qu'il veut être Musulman." [25]

Déclare : "Nous aimons notre distinction en tant que peuple, notre distinction raciale... nous voulons une dignité et une distinction raciales. Nous voulons une distinction culturelle. Nous voulons cela. Même dans l'Islam nous voulons cela. Nous ne voulons pas copier la culture d'un autre Musulman... nous insistons également que nous devons allégeance au peuple chrétien. Nous devons également comprendre que notre religion n'est pas venue pour s'établir au-dessus de tous les autres gens." [26]
Lors d'une conférence dans le quartier général de l'ISNA [Islamic Society of North America NdT] : "Muhammad dit qu'il n'est pas favorable aux mariages entre les Musulmans indigènes et immigrants parce que les afro-américains ont grandement souffert des méfaits de l'Amérique blanche, et ils ont besoin de temps entre eux en tant que race pour soigner les cicatrices psychologiques du racisme." [27]

1993 - Déclare tous les non musulmans comme étant musulmans. "Si nous regardons la définition de Muslim au sens large, nous devons alors dire que même si un chrétien adore Jésus le Prophète plus qu'il n'adore Allâh, il ou elle peut être Musulman dans son esprit. Ils peuvent toujours être Musulmans, bien que leur orientation ait maintenant dominé leur besoin d'être Musulman. Celui qui porte une lourde croix peut être un Musulman en son for intérieur. Il en est de même pour un juif ou un communiste ou un boudhiste ou un hindou." [28]

Prétend que Farrakhan "fait beaucoup de bien"... "Farrakhan respecte l'Islam et fait beaucoup de bien, il est amical envers nous et nous devrions en faire de même envers lui." [29]

Prétend que tout le monde peut recevoir la révélation. "Si j'ai reçu une révélation, n'importe qui d'autre peut en recevoir une également, lisez juste le Qur'ân et Dieu nous montrera la révélation si nous sommes sincères." [30]

1994 - Implique la prophétie à Frederick Douglass et Martin Luther King, les appelant : "hommes à la sagesse divine" qui prédirent le futur "au nom de Dieu". [31]

Dénonce les mariages interraciaux et le hijab des femmes. "L'Imam Muhammad dit qu'il n'encouragerait pas les mariages mixtes. "Marriez-vous à votre propre race et aux gens dont vous êtes proches."... Couvrir les cheveux à la mosquée pour la prière est nécessaire, a expliqué l'Imam, mais en public, pour sortir faire ses courses, cela n'est pas très important. Il nota qu'une soeur peut être plus séduisante avec ses cheveux couverts que découverts." [32]

1998 - Prétend que la Paradis est sur terre. "Au commencement, Dieu nous mis au paradis et ainsi il en sera à la fin," a dit Muhammad. Et, pointant un doigt vers le ciel, il ajouta : Pas nécessairement là haut." [33]

1999 - Célèbre le "Jour du Sauveur" [voir notes NdT] avec Farrakhan. "Je n'aurais pas pu résister de venir sachant que [Nation of Islam] célébrait ce jour. Je n'ai pas perdu mon amitié avec Révérend Farrakhan." [34]

2000 - Choisi par la MAS [Muslim American Association NdT] pour diriger les Musulmans de la région de Washington pour la prière de l'Aïd al-Fitr au DC Armory [l'Arsenal du District of Columbia, région administrative de Washington NdT]. Fais l'éloge d'Elijah Muhammad lors de la "Réunion de Famille" du Jour du Sauveur célébré par Nation of Islam. Déclare une fraternité durable avec Louis Farrakhan. [35]


Notes :

Le Jour du Sauveur (Savior's Day) est fêté par NoI le 7 Octobre, date anniversaire de Elijah Muhammad et célèbre ce dernier, ainsi que Wallace Fard Muhammad.
Rashad Khalifa, docteur en biochimie, fonde un groupe le United Submitters International, qui rejette les hadith comme source de jurisprudence (les qualifiant de mensonges inventés par les ennemis du Prophète ), le voit comme un Messager d'Allâh. Il a publié des travaux de numérologie sur le Qur'ân mentionnant la récurrence du nombre 19. Il fut assassiné en 1990.

[1] Voir Muhammad Speaks, 23 Mai, 1975, pp. 17-19. Le fait qu'il se réfère à lui-même en tant que "Manifestation de Dieu" est lié aux enseignements de Elijah, quand Elijah dit que "après moi viendra Dieu lui-même". Voir Message to the Blackman, p. 306. Ainsi, W.D. Muhammad se nommant "La Manifestation de Dieu" est voulu pour être compris comme "une complétude de la prophétie".

[2] Voir Lectures of Emam Muhammad, p. 48.
[3] Voir The Teachings of W.D. Muhammad, p. 13.
[4] Voir Bilalian News, 8 Juillet 8, 1977, p. 17. Sa citation "une est meilleure pour vous si seulement vous saviez" est sans fondement. Aucun verset coranique ni hadîth prophétique ayant un sens vaguement approché à ce qu'il prétend n'existe.

[5] Voir Lectures of Emam Muhammad, pp. 118-119.
[6] Voir Bilalian News, 21 Avril, 1978, p. 9.
[7] Voir Bilalian News, 8 Septembre, 1978, p. 6.
[8] Voir Bilalian News, 15 Février, 1980, p. 17.
[9] Voir Bilalian News, 22 Février, 1980, p. 24.
[10] Voir Bilalian News, 26 Juin, 1981, p. 18.
[11] Voir World Muslim News, 27 Novembre, 1981, p. S5.
[12] Voir Religion on the Line, p. 61.
[13] ibid. p. 67.
[14] Voir A. M. Journal, 2 Mars, 1983, p. 23.
[15] Voir A.M. Journal, 29 Juillet, 1983, p. 9.
[16] Voir A. M. Journal, 29 Juillet, 1983, p. 2.
[17] Voir Challenges that Face Man Today, pp. 34-38.
[18] Voir Muslim Journal, 16 Mai, 1986, p.2.
[19] Voir An African American Genesis, p. 9.
[20] Voir Muslim Journal, 2 Octobre, 1987.
[21] Voir Muslim Journal, 13 Novembre, 1987, p. 15.
[22] Voir Muslim Journal, 2 Juin, 1989, p. 15.
[23] Voir Muslim Journal, 28 Juin, 1991, p. 5.
[24] Diffusion enregistrée, 4 Septembre 4, 1991.
[25] Voir The Washington Times, 7 Février, 1992, p. A6.
[26] Voir Muslim Journal, 28 Février. 1992, p. 24.
[27] Voir Islamic Horizons, Été 1992, p. 8.
[28] Voir Muslim Journal, 10 Septembre, 1993, p. 17.
[29] Voir The Muslim News, 28 Mai, 1993, p. 4.
[30] Citations enregistrées, 14 Mai, 1993, Manchester, RU.
[31] Voir Muslim Journal, 7 Janvier, 1994, p. 7
[32] Voir Muslim Journal, 17 Juin, 1994
[33] Voir Fayetteville (Caroline du Nord) Observer-Times, 16 Février, 1998
[34] Transcription du ralliement "Jour du Sauveur" de NoI, 26 Février, 1999
[35] Voir Muslim Journal, 17 et 24 Mars, 2000 ; aussi The Final Call, 14 et 21 Mars, 2000


Compilé par le frère Aboo Khalil


source :

salafitalk

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par salafidunord publié dans : Les Sectes
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Mardi 23 octobre 2007
Voir : Madârik e-Nazh fî e-Siyâsa de Sheïkh ‘Abd el Mâlik Ramadhânî.


Sache cher lecteur, que nous avons à faire dans ce débat à des gens qui sont imprégnés des pseudo arguments des Kharijites. C’est pourquoi, je t’invite à écouter une cassette enregistrée par Tasjiîlât ibn Rajab de Médine et dans laquelle un groupe de prédicateurs essaye en vain de soutirer une parole en leur faveur à Sheïkh el Islam, le Mufti planétaire ‘Abd el ‘Azîz ibn Bâz –qu’Allah lui fasse miséricorde – pour justifier leur tendance à taxer sans exception tous les états musulmans d’apostasie.


Je n’ai pas la prétention de retranscrire ici le débat dans tous ses détails, mais je voudrais seulement montrer du doigt les incartades de celui qui nous intéresse, j’entends par ce dernier Sheïkh Salmân el ‘Awda. Salmân demanda :


« Quelle est la preuve que le Coran fait allusion à la petite apostasie dans le verset : ceux-là sont les mécréants?(1) Quel élément nous le fait dire alors que la forme de la phrase est restrictive ?
Il faut le prendre dans le sens où la personne considère légitime de ne pas appliquer les lois d’Allah (Istihlâl), selon la plus probable des opinions. Sinon, comme l’a dit ibn ‘Abbâs, c’est de la mécréance sans être de la mécréance. Sinon, en principe : ceux-là sont les mécréants.
Il n’est pas question ici de l’argument d’ibn ‘Abbas lança un intervenant, rien n’indique qu’il s’agit de l’ Istihlâl…

Tout à fait s’exclama Salmân ! Je veux dire qu’est-ce qui nous permet de ne pas prendre le sens littéral du texte ?

Le verset est descendu à l’attention des personnes qui considèrent légitime de ne pas appliquer les lois d’Allah sur terre, expliqua le Sheïkh. Le verset concerne les mécréants qui n’appliquent pas les lois d’Allah en autorisant la viande morte et en établissant d’autres lois de ce genre. Par contre, si Zaïd ou ‘Amr est motivé dans son initiative par des dessous-de-table, doit-on parler de mécréance ? on ne peut dire qu’il devient apostat pour cette raison ? Si un juge condamne Zaïd injustement à mort pour des raisons personnelles, cela ne le fait pas sortir de l’Islam. »(2) Puis, Salmân revint à l’assaut en disant : « Mon éminence ! Pour revenir au Verset : Quiconque n’applique pas les lois d’Allah, le statut s’applique ici à celui qui n’applique pas la les lois d’Allah.



L’auteur a dit: il entend par-là que le Seigneur condamne de mécréance quiconque ne met pas la législation divine en vigueur sans tenir compte si au même moment la personne autorise moralement à le faire ou non. S’il fait preuve de tant d’acharnement, c’est qu’il n’est pas convaincu par l’exégèse d’ibn ‘Abbâs ; s’il avait vraiment de la considération pour les anciens, il n’échangerait leur exégèse pour rien au monde.


« S’il n’applique pas les lois d’Allah dans la mesure où il autorise moralement à le faire, expliqua le Sheïkh, c’est dans ce sens-là qu’il faut le comprendre.


L’auteur a dit : Salmân revient sans cesse à la charge en utilisant les pseudo arguments des Kharijites pour avoir rétorqué en effet : « D’où vient-elle cette restriction ?

- Elle provient des autres textes formulant que les simples péchés n’excluent pas l’individu de la religion sauf dans la mesure où il les autorise moralement ; dans ce cas précis, il devient un apostat…



Puis, le Sheïkh a voulu mettre son interlocuteur en garde de ne pas s’imprégner des idées Kharijites lorsqu’il a lui a expliqué : « Que ce soit le pervers (fâsiq), l’injuste (zhâlim), ou le mécréant (kâfir), le statut concerne l’individu qui autorise moralement la chose, ou qui estime que les lois d’Allah ne conviennent pas (à l’époque), ou encore que d’autres formes de loi sont prépondérantes aux Siennes. En fait, il faut prendre le verset dans le sens où la personne condamnée d’apostasie autorise moralement de faire la chose, ou pire si elle considère que la loi à laquelle elle se soumet est meilleure que celle d’Allah. Par contre, si elle ne respecte pas les lois d’Allah pour s’être abandonnée à ses passions, elle est simplement considérée comme désobéissante au même titre que la personne adultère qui n’autorise pas moralement son acte ou celle qui désobéis à ses parents en raison de ses mauvais penchants ; dans ce cas la personne est simplement considéré désobéissante. Or, si elle estime qu’il est moralement toléré de faire l’adultère, ou de désobéir aux parents, dans ce cas précis, elle est mécréante. Ainsi, on s’épargne de la pensée Kharijite et on se distingue dès lors de la pensée Kharijite. Sinon, sinon on sombre dans les mêmes erreurs que les Kharijites, c’est ce genre de confusion qui a régné dans l’esprit des Kharijites, à vouloir ainsi généraliser. »


Dès lors, Salmân a voulu prendre ses distances avec la pensée Kharijite en disant : « Vous avez évoqué la question d’exclure le désobéissant de la religion et de l’auteur d’un grand péché ; il n’y a pas de divergence sur ce point.

- Quoi qu’il en soit, lui a-t-il répondu en ayant deviné ses intentions, telle est la méthode et l’erreur des Kharijites ; ils ont tendance à tout généraliser au dépend du sens particulier que revêt un sujet précis. En résultat, ils taxent tout le monde d’apostasie alors que le Prophète  a dit à leur sujet : « Ils sortent de l’Islam pour ne plus jamais y revenir. » »


Quand Salmân s’est rendu compte que le Sheïkh était une montagne de science (dont le savoir est vaste et ferme) et qu’il n’y avait rien à soutirer de lui, il a voulu s’en tirer comme on dit la tête haute, lorsqu’il a conclut : « Vous pensez votre éminence que la question tient de l’effort d’interprétation ? » Cependant, il ne s’attendait pas à la réponse qu’il allait entendre, étant donné que Sheïkh a considéré que la divergence sortait du cercle des traditionalistes. Il a fustigé en effet : « Par Allah ! C’est en tout cas la façon dont je comprends les textes. Je veux dire à travers les paroles des savants concernant la différence entre les traditionalistes d’un côté et les Kharijites et les Mu’tazilites de l’autre, mais plus particulièrement les Kharijtes… » En écoutant le débat en entier, on se rend compte que malgré les assauts de ses nombreux adversaires, Sheïkh est resté ferme comme une montagne, qu’Allah lui fasse les plus amples miséricordes !


Il n’a certainement pas échappé au lecteur que cette façon de procéder est loin d’être conforme à celle des traditionalistes. L’auteur de ces questions ou des ses objections pour être plus précis, entame le débat en s’inspirant du verset uniquement sans se tourner le moins du monde vers l’exégèse des anciens à la manière des Kharijtes de la première époque mais également contemporains. Il a voulu dans un deuxième temps argumenter à la manière des linguistes. Mais s’il avait eu un peu plus de considération pour les anciens, il se serait rendu compte qu’ils sont plus à même de comprendre la langue.


Dans un troisième temps, il s’est tourné vers les arguments des Usûliyûn (spécialistes en bases fondamentales), en considérant le sens littéral du texte, mais sans résultat. Il essaya alors d’appliquer à un cas particulier le statut concerné par le verset mais toujours sans résultat. Il a voulu enfin appliquer le sens général du texte mais encore sans résultat. Il s’est fait réfuté tout au long de son analyse et force est de constater qu’il ne s’est jamais tourné vers l’exégèse des anciens. Il a enfin cherché à bout de souffle à se réfugier dernière la divergence qu’engendre l’effort d’interprétation pour nous faire croire insidieusement que sa position ne contredit pas celle des anciens. Il a voulu faire passer sa dissidence sur le compte de l’effort d’interprétation qui tolère les erreurs dans une plus large mesure. Malheureusement, il a reçu en retour une réponse à laquelle il ne s’attendait pas du tout, mais Allah nous dévoile certaines subtilités de Sa création !




Notes:
1. Le Repas Céleste ; 44
2. C’est exactement l’opinion que le Sheïkh des exégètes ibn Jarîr e-Tabarî –qu’Allah lui fasse miséricorde – a retenu lorsqu’il a dit (10/358) : « L’opinion la plus proche de la vérité d’après moi, est celle selon laquelle ces versets sont descendus à l’attention des « gens du Livre »infidèles, étant donné que les versets situés avant et après ceux-ci sont tous descendus à leur attention et qu’ils les concernent. Dans la mesure où le contexte parle d’eux, les versets en questions ne peuvent que les concerner. S’il est dit : Allah () informe indistinctement que cela concerne toute personne qui n’applique pas les lois d’Allah. Comment pouvez-vous dès lors restreindre la chose ? Nous disons : ce verset concerne indistinctement les membres d’un peuple qui renient les lois d’Allah. Leur statut de mécréant s’applique donc la situation où ils ne veulent pas appliquer les lois d’Allah pour les avoir renier. Cela est valable pour toute personne qui n’applique pas les lois divines par reniement ; nous la considérons mécréante de la même façon qu’ibn ‘Abbâs. »
L’auteur a dit : el Qardhâwî a cru bon de réfuter les paroles d’ibn Jarîr dans son livre Thaqâfa e-Dâ’iya sur la question. Le malheur, c’est qu’il ne les a guère assimilées avoir de pouvoir les réfuter. Enfin, il a écrit ce livre à l’époque où l’opposition au gouvernement attirait l’admiration populaire en faveur des Ikhwân. Etant donné qu’aujourd’hui il a un nouveau visage, je ne sais pas ce qu’il en penserait !  

Traduit par :

Karim ZENTICI


Source :


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par salafidunord publié dans : Les Sectes
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Dimanche 9 septembre 2007

Louange à Allah ; nous Le louons, nous implorons Son aide et nous demandons Son pardon; nous cherchons protection auprès d’Allah contre notre propre mal et contre nos mauvaises actions ; celui qu’Allah guide n’aura nul égarement, et celui qu’Il égare n’aura nul guide ; j’atteste que rien ne mérite d’être adoré sauf Allah, unique et sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Messager.


La plus véridique des paroles est le Livre d’Allah – Tout-Puissant – et la meilleure des voies est la voie de Muhammad – Prière et Salut pour lui et ses partisans ; les pires choses sont les nouveautés, et toute nouveauté est une innovation, et toute innovation est un égarement, et tout égarement mène au Feu.


Le prophète : « Prière et Salut d’Allah sur lui »


Son visage était comme le soleil et la lune, peu arrondi, il avait le meilleur visage, et avait une peau blanche légèrement teintée de rouge. Lors de sa mort il n’y avait sur sa tête et sa barbe pas plus de vingt poils blancs.


Sa parole était claire et distinct, tous ceux qui l’entendaient le comprenaient, il ne riait qu’en souriant.


D’après ce qu’a rapporté Mouslim, Anas a dit : je n’ai jamais senti de parfum ni de musc ni plus bonne odeur que celle du messager d’Allah r et il était reconnaissable par l’odeur du parfum quand il arrivait, sa sueur était comme la perle – dans sa clarté et sa propreté -.


Umm Sulaym recueillait la sueur du prophète et la mettait dans un flacon lors de sa sieste. Alors le prophète se réveilla et dit: "O 'Umm Sulaym! Qu'est-ce que c'est?". - "C'est ta sueur; nous l'incorporons à notre mixture de parfum et c’est le meilleur des parfums » répondit-elle.

Sa démarche qui se reconnaissait était ni faible ni paresseuse et sa couleur préférée était le vert et quand il faisait un sermon ses yeux rougissait, sa voix s’élevait et sa colère augmentait.


Il cousait ses vêtements il réparait ses chaussures et il égorgeait ses sacrifices avec sa propre main.


Son comportement était conforme au Coran ainsi que sa colère et sa satisfaction, il ne se vengeait point pour lui-même mais si l’on venait à violer ce qu’Allah a interdit, il se vengeait pour Allah.


C’était le plus modeste de tous, lorsqu’il arrivait chez des gens il s’asseyait à l’endroit extrême du conseil et c’est cela qu’il ordonnait de faire. Et il détestait qu’on se levait pour lui.


D’après Anas ibn Malik a dit : il n’ y avait pas une personne plus aimé des compagnons que le messager d’Allah , et quand ils le voyaient arriver ils ne se levaient pas pour lui car ils savaient qu’il détestait cela.


Quiconque le voyait soudain, le craignait et quiconque le fréquentait par connaissance, l’aimait.


Omar ibn Al’as a dit : il n’y avait pas une personne plus aimé pour moi que le messager d’Allah r ni plus grand dans mes yeux et je ne pouvais remplir mes yeux de lui, tellement que je le vénérait, et si on me demandait de le décrire je ne pourrais point car je n’ai pas assez remplis mes yeux de lui.


Il était le plus véridique dans son langage.


C’était le plus fidèle en matière d’engagement, il était naturellement doux.


Il était le plus généreux dans sa fréquentation, il était plus timide qu’une vierge engourdie, envahie de torpeur, il baissait le regard, la plupart de ses regards se limitaient à l’observation.


Il n’était ni grossier ni lanceur d’imprécation il était le plus clément des gens et le plus généreux pour ses compagnons, il leur faisait de la place lorsque c’était étroit, il était le premier a passer le Salam a celui qu’il rencontrait, et quand il serrait la main à une personne il ne retirait pas sa main le premier jusqu’à ce que la personne le fasse.


Et il disait sur lui-même :


« Je suis certes une miséricorde offerte (à l’humanité). »


Et de sa miséricorde


Il a orienté sa communauté vers le bien qui les a fait se rapprocher vers leurs seigneur, et il a mis en garde contre tout mal qui attire vers l’humiliation et la confusion dans ce bas monde et l’au delà


D’après abi Moussa le Prophète a dit : « les étoiles sont une sécurité pour le ciel alors quand elles disparaissent la menace arrive au ciel, et moi je suis une sécurité pour mes compagnons, alors quand je partirais, la menace arrivera à mes compagnons, et mes compagnons sont une sécurité pour ma communauté alors lorsque mes compagnons partiront la menace viendra à ma communauté.


Aimer le Prophète est une des bases de la foi


Le messager d’Allah a dit : « Aucun d’entre vous ne sera vraiment croyant que lorsque je lui serai plus cher que son père, son enfant et tous les hommes » rapporté par boukhari et muslim.


Ibn Al Qayyïm (qu’Allah lui fasse miséricorde) dans sa lettre al taboukiya page 21 : « Il faut que le Messager d’Allah soit plus cher que sa propre personne, car la base de la seigneurie est l’amour, et l’être aime sa propre personne plus que tout autre personne, malgré ça il faut que le Messager d’Allah r soit prioritaire par rapport à nous et qu’on doit l’aimer plus que notre propre personne.


C’est pour cela que les fruits de l’amour du Prophète , est de goûter aux adorations et de supporter les difficultés dans la religion- comme a dit An Nawawi dans son interprétation du hadith dans Sahih Muslim, et parmi les fruits de l’amour c’est la compagnie du Prophète r-et de ses compagnons au Paradis, car l’ Imam Muslim a rapporté : Anas a dit : un homme est venu au Messager D’Allah et lui a dit : Ô Messager d’Allah ! Quand arrivera l’heure ? Il lui répondit : « et qu’est-ce que tu lui a préparé ». Il dit : l’amour d’Allah et son Messager, il dit : « alors tu sera avec celui que t’aime ». Anas dit : « alors moi j’aime Allah et son Messager et Abou Bakr ainsi que Omar, et j’espère être avec eux grâce à mon amour envers eux, et ce, bien que je n’ai pas fait d’œuvres similaires aux leurs. »


La réjouissance des compagnons t et leur amour pour le Prophète


Quand les musulmans qui étaient à Médine, ont eu vent du départ du Prophète de la Mecque, ils sortaient chaque matin à al-Harra où ils l’attendaient jusqu’à ce que la chaleur de la canicule les poussaient à rentrer, al Bara ibn Azib a dit : je n’ai jamais vu les gens de Médine se réjouirent d’une chose comme l’arrivée du Messager d’Allah.


Dans SAHIH AL BOUKHARI Â’icha radhia Allahu 'anha a dit : « Un jour que nous étions assis dans la maison d’abu Bakr au cours de la grande chaleur de midi, quelqu’un vint dire à Abu Bakr : « Voici le messager de d’Allah la tête couverte (il arriva à une heure à laquelle il n’était jamais venu)… .Lui, pour qui je sacrifie père et mère, s’écria Abu Bakr, il ne vient à cette heure que si il s’est passé quelque chose de grave ».Aussitôt arriva le Messager de d’Allah et demanda la permission d’entrer. Une fois la permission accordée, il entra et dit à Abu Bakr : « fais sortir tous ceux qui sont chez toi !_ ô Messager de Dieu ! Toi, pour qui je sacrifie père et mère, répondit Abu Bakr, les présents sont aussi les tiens ! _eh bien ! J’ai reçu l’autorisation de quitter la Mecque._Puis-je t’accompagner, ô Messager de Dieu ? Pour toi je sacrifie père et mère !_Oui._Alors, ô Messager de Dieu, pour qui je sacrifie père et mère, prends l’un de ces deux chameau de selle._Oui mais en payant le prix, dit le Messager de Dieu.


Ibn Hadjar a dit dans (al Fath 231/7) : ibn Ishaq a rajouté dans sa version que Â’icha t a dit : j’ai vu Abu Bakr pleurer et je ne savais pas qu’un homme pouvait pleurer de joie.


Et quand Abu Bakr était mourant il dit : quel jour sommes-nous ? Ils répondirent : lundi, il dit : si je meure cette nuit n’attendez pas pour m’enterrer jusqu’au lendemain, car les meilleurs jours et les meilleures nuits pour moi sont celles qui sont les plus proche du Messager d’Allah.


Al Boukhari a rapporté l’histoire de Omar , sa demande de permission a Â’icha tradhia Allahu 'anha pour qu’on l’enterre avec le Messager d’Allah et abou Bakr dans sa pièce, alors elle dit : « j’avais l’intention que cela soit pour moi, mais aujourd’hui je lui donne la préférence plutôt qu’à moi ». Alors Omar ce réjoui et il dit : louange a Allah, rien n’était plus important à mes yeux que d’obtenir cette place pour ma sépulture.


Lorsque mon âme sera rappelée, emportez mon corps puis transmettez mon salut… Ensuite tu diras [à Â icha ] : Omar ben al Khattâb demande la permission [d’être enterré là]. Si elle accorde sa permission, enterrez-moi, sinon ramenez-moi au cimetière des musulmans.

La mort du Prophète est le plus grand des Malheurs

Abi Said al Khudry dit : Une fois, le Messager d’Allah tint un sermon et dit: “ Dieu a donné à un certain homme de faire l’un des deux choix : le bas monde ou ce que Dieu a. Et il a choisi ce que Dieu a. [En entendant cela], Abou Bakr se mit à pleurer. Alors on s’est étonné de son pleure, mais en réalité, Abou Bakr était le plus savant parmi nous, car ledit homme n’était autre que le Messager d’Allah. (Rapporté par al Boukhari)


D’après Abdullah ibn Abass et Sabit al Djamhi ont dit : le Messager d’Allah dit: « si un malheur atteint l’un de vous, qu’il se rappelle ma mort car c’est le plus grand des malheurs ». (Rapporté par ibn Saad al Darimi, et autres et il se trouve dans al Sahiha page 1106).


A’icha radhia Allahu 'anha a dit : le Messager d’Allah nous parle alors il dit : « Ô vous les gens ! Si l’un de vous (les croyants) est atteint par un malheur, qu’il se console de son malheur en pensant à moi ( ce qui veut dire la mort du prophète ), car aucune personne de ma communauté sera atteint d’un plus fort malheur après mon malheur (ce qui veux dire que sa mort était le plus grand malheur pour la communauté) Rapporté par ibn Madjah.



La mort du Prophète a touché les compagnons.


D’après Anas le jour où le Messager d’Allah est rentré à Médine, son arrivée a tout éclairé et le jour de sa mort on s’est retrouvé dans l’obscurité et une fois que l’on a secoué nos mains de la terre (que l’on a fini l’enterrement) on a renié nos cœurs du fait que nos cœur n’étaient pas dans le même état qu’avant.


(c-à-d qu’ ils n’ont pas senti leur cœur lumineux comme avant du fait que la révélation s’est achevée et qu’il n’y avait plus le soutiens et l’apprentissage du prophète mais ils croyaient toujours .

Anas a rapporté aussi que Abou bakr a dit a Omar : emmène-nous chez umm Ayman pour la visiter comme faisait le Messager d’Allah .


Lorsque nous sommes arrivé chez elle, elle s’est mise à pleurer : qu’est-ce qui te fais pleurer? Ce qu’ Allah a pour son messager est meilleur. Elle répondit : je ne pleure pas pour cela car je sais que Allah a mieux pour son messager, mais je pleure par ce que la révélation s’est arrêté; alors sa parole les a incité à pleurer et ils commencèrent a pleurer avec elle.


Pourquoi le malheur


Ibn Abass dit : « comment serez-vous quand la fitna (la séduction) vous atteindra, que la personne âgée vieillira dedans, et que le petit y grandira, que les gens la prendront comme sunna, et lorsqu’ils délaisseront une chose d’elle ils diront : ah la sunna a été délaissé ! » Les compagnons demandèrent : quand cela viendra? Il répondit : quand vos savants disparaîtront, que vos lecteurs se multiplieront et que vos fouqaha (juriste musulman) et les gens loyaux diminueront et lorsque les biens de cette vie seront acquis par des actes pieux et que les gens étudieront autre que la science religieuse.


Ecrit par Hicham al 'Aref


Source :


http://www.alminhadj.fr


par salafidunord publié dans : Les Sectes
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Jeudi 22 mars 2007

« Que pensez-vous de la Jama’a des Tablighs, est-il permis au Talib al ‘Ilm ou autre de sortir avec eux en ayant pour intention d’appeler à Allah ? »

Réponse:


« La Jama’a des Tablighs ne se base pas sur Le Livre d’Allah, la Sounnah de Son Messager, et  le cheminement des Salafs Salihs. Et puisqu’il en est ainsi il n’est pas permis de sortir avec eux, car cela s’oppose à notre manière (Minhaj) pour transmettre le Minhaj des Salafs Salihs.

En effet, pour faire la Da’wa à Allah, c’est le savant qui doit sortir , quant à ceux qui sortent avec eux il leur incombe de rester dans leur pays et d’apprendre la science dans leurs mosquées jusqu’à ce que parmi eux se forment des savants qui  prendront leur rôle dans la Da’wa à Allah.
Donc  le Talib al ‘Ilm doit appeler ces gens, dans leur pays à apprendre le Coran et la Sounnah et à y appeler les gens.

De plus la Jama’a des Tablighs ne se préoccupe pas de l’appel au Coran et à la Sounnah comme principe général, mais ils considèrent cette Da’wa comme étant cause de division et c’est pourquoi cette Jama’a se rapproche étroitement de la Jama’a des frères musulmans (Ikhwane al Mouslimine).

Ils disent que leur Da’wa est basée sur le Coran et la Sounnah, mais ce ne sont que des revendications, ils n’ont en fait aucune ‘Aquida qui les réunit, l’un est Matouridi, l’autre Ach’ari, l’autre soufi, et l’autre n’ayant pas de voie particulière...


Et ce, car leur Da’wa  a pour principe de tout ramasser puis d’instruire, seulement ces gens n’ont aucune connaissance, il s’est écoulé plus d’un demi-siècle, sans qu’aucun savant ne naisse en leur sein.

Alors que nous, nous disons : « Instruis, puis réunis », afin que le regroupement soit fondé sur des bases ne comportant aucun désaccord!


En somme la Da’wa des Tablighs est un soufisme moderne, elle appelle au bon comportement, quant à l’amélioration du dogme de la communauté, elle ne l’effleure pas, car, selon eux, ça diviserait.

De plus des courriers entre le frère Sa’d al Houçayyne et le président de la Jama’a des Tabligh en Inde ou au Pakistan, furent écrits, et ces correspondances prouvent qu’ils (les Tablighs) revendiquent le Tawassoul, le fait de demander secours, et d’autres choses du même genre, tout comme ils demandent à leurs partisans de porter pacte d’allégeance à quatre voies, parmi celles-ci: « at-Tariqa an-Nakchabandiya », et donc tout Tablighi se doit de porter pacte d’allégeance à ces principes.

Et l’on pourrait s’interroger de la sorte:

Par leur intermédiaire beaucoup de gens sont revenus à Allah et même certains se sont convertis, cela  ne suffit-il pas à accréditer le fait de sortir avec eux et de prêcher avec eux ?

Nous répondrons comme suit:

Ces paroles-là nous les connaissons, et les entendons souvent, nous les connaissons des Soufis, à titre d’exemple un cheikh peut avoir une ‘Aquida corrompue, ne rien connaître de la Sounnah, manger à tort l’argent des gens et paradoxalement être la cause pour beaucoup de pervers, de revenir à Allah !!…

Effectivement toute Jama’a qui appelle vers un bien a forcément des partisans, mais nous, nous regardons de manière générale à quoi ils appellent ?!…

Appellent-ils à suivre Le Livre d’Allah, les Hadiths de Son Messager (Paix et bénédiction d'Allah sur lui) et la ‘Aquida des Salafs Salihs, et à ne pas suivre les Madh-hab aveuglément ?


Appellent-ils à suivre la Sounnah où qu’elle puisse se trouver et de quiconque elle puisse provenir …?!…


Par conséquent, la Jama’a des Tablighs n’a pas un Minhaj basé sur la science, mais leur Minhaj dépend du lieu où ils se trouvent, ils prennent une couleur différente. »[1]


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[1] Cf. « Al Fatawa al Imaratiya » de cheikh al Albany p. 73; p.38

 
par salafidunord publié dans : Les Sectes
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Lundi 12 mars 2007

As-salâmu ‘alaykum wa rahmatu-llâhi wa barakâtuh.

Le Noble Chaykh Sâlih Al-Fawzân –hafizahu-llâh- a dit :
La sortie dans la voie d’Allâh (al-khurûdju fî sabîli-llâh) [des tablighis] n’est pas la [la véritable] sortie à laquelle ils font allusion aujourd’hui.
[En réalité,] la sortie dans la voie d’Allâh c’est la sortie pour les incursions (ghazw). Et aujourd’hui, concernant [l’appellation] « khurûdj » (sortie) qu’ils ont donné [à leur action], alors ceci est une innovation (bid’ah) qui n’est pas parvenue des [Pieux] Prédécesseurs.
La sortie de la personne appellant (invitant /yadû) à Allâh ne doit pas se limitée (mutaqayyad) à des jours particuliers (mu’ayyanah) mais plutôt, il invite à Allâh dans la mesure de son possible (imkânîyyah) et [selon] son potentiel (maqdurah) sans être lié (yataqayyad) à un groupe ou être tenu [de sortir] pour 40 jours, moins [que cela] ou plus.
Et ainsi, ce qui est exigé de la part des prêcheurs (dâ’iyah), c’est qu’ils soient des personnes de science (dhâ ‘ilmin). Il n’est pas permis à la personne d’inviter les gens à Allâh tout en étant ignorante (djâhil). Allâh le Très-haut dit :
 
 (108. Dis : « Voici ma voie, j’appelle les gens à [la religion] d’Allâh, moi et ceux qui me suivent, nous basant sur une preuve évidente (basîrah). …)
(Coran : Yûsuf 12/108)
 
[(…’alâ basîratin …) : c’est-à-dire, étant sur des connaissances car il est indispensable aux prêcheurs de connaître ce à quoi ils invitent entre [les choses] obligatoires (wâdjib), recommandables (mustahabb), prohibées (muharram), répréhensibles (makrûh), le polythéisme (chirk), le péché (ma’siyyah), la mécréance (kufr), la perversité (fisq), la désobéissance (‘isyân), les degrés (darâdjât) de la contestation (inkâr) et la manière [d’y procéder] (kayfîyyatih).
La sortie empêchant (yachghal) la recherche de la science (talabu-l’ilm) est une chose vaine (bâtil) car la quête du savoir est une prescription [obligatoire] (farîdah) et il sera acquit que par un apprentissage (ta’allum) et non par une inspiration (ilhâm). [Ce genre de croyance,] fait partie des superstitions (mythes /khurafât) des soufis égarés, car la pratique (‘amal) sans science est un égarement (dalâl) et la prétention (tam’) de son acquisition (tahsîl) sans un apprentissage (ta’allum) [préalable] et [une réelle] préoccupation (hamm) est une faute (khâti-).
________________________
Traduction : MUKHLISÛN
Source :
Son livre : « thalâthu muhâdaratin fî-l’ilmi wa-dda’wah »
Lien de l’article :
 
Wa-llâhu ta’âlâ a’lam – Des remarques sur la traduction ? Contactez-nous : mukhlisun@hotmail.com
par salafidunord publié dans : Les Sectes
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