Samedi 29 septembre 2007

Bismi Allah el Rahman el Rahim
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux


Le statut de celui qui jeûne le mois de ramadan et néglige la prière par pure fainéantise ?…



Question :


Certains jeunes, qu’Allah les guide, présentent de la paresse quand à l’accomplissement de la prière pendant et en dehors du mois de ramadan, néanmoins demeurent assidus quant à l’observation du jeûne pendant le mois de ramadan en supportant la soif et la faim. Quel conseil pouvez-vous leur promulguer et signifiez-nous [votre avis] sur le statut de leur jeûne ?...



Réponse :


Le conseil que j’adresse à ces gens-là, est qu’ils réfléchissent sans cesse à leur situation, qu’ils sachent également que la prière [As-Salat] est le pilier le plus important de l’Islam après les deux attestations [Ash-Shahadatayn], celui qui ne prie pas et délaisse donc la prière [As Salat] par pure fainéantise, est alors considéré comme étant mécréant et sort de l’Islam selon ma propre opinion (Ar-rajih) qui repose sur des preuves tirées du Livre [Coran] et de la Sounna.
Il est considéré comme ayant renié son Islam, c’est que le sujet n’est pas aussi simple qu’il ne parait car celui qui devient mécréant et sort de l’Islam, ni son jeûne, ni son aumône, ni aucunes autres adorations ne peuvent être agréés [par Allah] selon La parole du Très Haut : « Ce qui empêche leurs dons d'être agréés, c'est le fait qu'ils n'ont pas cru en Allah et Son messager, qu'ils ne se rendent à la Salâ que paresseusement, et qu'ils ne dépensent (dans les bonnes œuvres) qu'à contrecœur. » [Sourate At-Tawba – v 54].



Allah – soubhanahou oua ta’ala – nous montre [dans ce verset] que leurs dons, bien que cela puisse apporter un bien quelconque à autrui, ne sont pas agréés [par Allah] compte tenu de leur mécréance et Allah – soubhanahou oua ta’ala – dit dans un autre verset : « Nous avons considéré l'œuvre qu'ils ont accomplie et Nous l'avons réduite en poussière éparpillée. » [Sourate Al Fourqane – v 23].


Quant aux gens qui jeûnent sans accomplir la prière [As-Salat], leur jeûne ne sera nullement agréé mais sera plutôt utilisé à leur désavantage, si nous les considérons [toujours] comme étant des mécréants et conformément à ce qui est apporté à ce sujet dans Livre d’Allah [Coran] et la Sounna du Prophète – la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui -.


Ainsi le conseil que j’adresse à ces gens-là, c’est qu’ils craignent Allah – ‘aza oua djal – et qu’ils soit assidus quant à l’accomplissement de la prière [As-Salat], qu’ils la fasse aux heures prescrites et en commun [djama’a]. S’ils l’accomplissent aux heures prescrites et en commun [djama’a], je leur assure s’il plait à Allah, qu’apparaîtra en eux (dans leur cœur) la véritable dévotion quant à l’exécution de cette prière [As-Salat], aux heures prescrites et en commun [djama’a], pendant le ramadan et après.


L’homme, s'il se repent à Allah et se retourne vers Lui, puis se repent à Allah d'un repentir sincère, de cette repentance, il ne s’en dégagera qu’un bien qui suivra une situation meilleure qu’auparavant.
Aussi Allah – soubhanahou oua ta’ala – à fait l’énoncé d’Adam – prière et salut sur lui – et après s’être déroulé ce qui s’est déroulé quant au fait d’avoir mangé du fruit de l’arbre [défendu], Allah le Très Haut dit : « Son Seigneur l'a ensuite élu, agréé son repentir et l'a guidé. » [Sourate Taha – v 122].


Source : www.binbaz.org.sa

Article publié dans le Journal « Al Balad » - n° 15378
Majmou' Fatawas et maqalat moutanayi'a - volume 29 – Sheikh Ibn ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz (rahimahou Allah) .
Traduction rapprochée par Ibn Hamza Al Djazairy - 16 Ramadan, 1428 / 28-09-2007


Le Site Al Ghourabaa - rubrique As-Sawm

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Samedi 29 septembre 2007
Le Messager d’Allah a prescrit la Zakât el Fitr à la fin du Ramadhan. ‘Abd Allah ibn ‘Omar affirme à ce sujet : « Le Messager d’Allah a imposé de verser l’aumône de la rupture du Ramadhan à l’esclave et à l’homme libre, au mâle et à la femelle, au grand et au petit parmi les musulmans. » Elle représente un Sa’ de nourriture parmi les aliments que les hommes ont pour habitude de consommer.


Abû Sa’îd a déclaré : « Nous sortions le jour de l’Aïd à l’époque du Prophète un Sa’ de nourriture. Notre nourriture d’alors était l’orge, le raisin sec, le fromage sec et les dattes. » L’argent liquide ne peut donc satisfaire cette ambition, ou encore un lit, un habit, de la nourriture pour animaux, un meuble, etc. Cela serait en effet s’opposer à l’ordre du Prophète ayant affirmé : « Quiconque fait une action contraire à notre ordre se la verra refusé. » c’est-à-dire qu’elle lui sera annulée ou retournée.


Le Sa’ s’évalue à 2,40 kg de blé de bonne qualité. Telle est la quantité du Sa’ prophétique auquel le Législateur a déterminé la mesure. Par ailleurs, il incombe de verser cette aumône avant la prière de l’Aïd. Le mieux, c’est de la sortir le jour de l’Aïd juste avant la prière. Il est possible toutefois de la verser un jour voir deux jours avant. Au demeurant, elle n’est plus valable après la prière de ce fameux jour conformément au Hadith selon lequel ibn ‘Abbâs a dit : « Le Prophète a imposé la Zakât le jour de l’Aïd pour purifier le jeûneur de ses futilités et de ses mauvaises paroles, et pour nourrir les pauvres. Quiconque sort l’aumône avant la prière se la verra acceptée, mais s’il la verse après la prière, elle lui sera considérée comme une simple aumône parmi tant d’autres. » Néanmoins, si l’individu n’est pas au courant de l’Aïd avant la fin de la prière, s’il se trouve au moment de verser la Zakât el Fitr, à l’extérieur de la ville ou dans un endroit où il ne trouve personne à qui la donner, le cas échéant il peut toujours la verser après la prière dès qu’il en a la possibilité, mais certes Dieu Seul le sait !


Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches, et ses Compagnons !
De Sheïkh Mohammed ibn Sâlih el ‘Uthaïmîn


Traduit par : Karim Zentici
Article pour Islam.house
par salafidunord publié dans : Jeune
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Samedi 29 septembre 2007
Il est propice à l’occasion des dix derniers jours de faire l’I’tikâf (retraite spirituelle). D’après el Bukhârî et Muslim, selon ‘Âisha –qu’Allah l’agrée – le Prophète faisait l’I’tikâf les dix derniers jours du Ramadhan, et cela jusqu’à sa mort. D’après Sahîh el Bukhârî, selon Abou Huraïra : « Tous les Ramadhan, le Prophète faisait une retraite de dix jours. L’année où il est mort, il a fait une retraite de vingt jours. » S’il faisait une retraite ces dix fameux jours au cours desquels chacun est à l’affût de la Nuit du Destin, c’est pour se couper de toute occupation mondaine. Il en profitait pour se vider l’esprit, pour s’entretenir en privé avec Son Seigneur afin de l’invoquer et de l’évoquer.


La personne en retraite s’enferme pour mieux se plier à Allah et se consacrer au Dhikr (l’évocation d’Allah). Elle décide de couper tout lien avec le monde extérieur susceptible de lui perturber l’esprit. Elle se tourne corps et âme vers Son Seigneur, et se penche sur Sa dévotion. La seule préoccupation qui lui reste, c’est celle de Son Seigneur et la recherche de Son agrément. Une fois que les liens, les sentiments, et une certaine familiarité se sont renforcés entre elle et Lui, elle peut dès lors s’abandonner pleinement à Sa Divinité dans toutes les autres situations.


Allah révèle : (Nous l’avons descendu la Nuit du Destin. Et toi tu ne peux savoir ce qu’est la Nuit du Destin. La Nuit du Destin vaut mieux que mille mois).


Selon Abû Huraïra , le Prophète a déclaré au sujet du mois du Ramadhan : « Il y a une nuit qui vaut mieux que mille mois, quiconque est privé de ses bienfaits, sera démuni. » Mâlik a confié : « On m’a rapporté qu’il fut montré au Messager d’Allah les œuvres des générations passées, ou ce qu’Allah a voulu lui montrer. Il eut l’impression que celles de sa communauté étaient trop justes et qu’elles ne pouvaient rivaliser avec celles des prédécesseurs dont la durée de vie était plus longue. Allah lui offrit donc la Nuit du Destin qui est meilleure que mille mois. »


Concernant les œuvres liées à cette fameuse nuit, il est certifié que le Prophète a dit : « Quiconque se lève la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, il se verra pardonné ses péchés passés. » Se lever consiste ici à l’animer par l’adoration et la prière nocturne. En outre, il a recommandé à ‘Âisha de se consacrer aux invocations. Sufiân e-Thawrî a dit : « Cette nuit-là, les invocations sont meilleures à mes yeux que la prière. » Il veut dire par-là qu’il vaut mieux multiplier les invocations que de faire des prières comportant peu d’invocations. Néanmoins, si l’adorateur alternait entre les invocations et la lecture cela reste une bonne initiative. Le Prophète se consacrait à l’adoration les nuits du Ramadhan et psalmodiait le Coran. Il ne lisait pas un Verset évoquant la Miséricorde sans la solliciter ni un Verset évoquant le châtiment sans se réfugier sous la protection divine. Il mêlait ainsi entre la prière et la récitation, entre l’invocation et la méditation. Voici la meilleure combinaison à faire au cours des dix dernières nuits ou autre. ‘Âisha –qu’Allah l’agrée – a demandé au Prophète : « Vois-tu, si je coïncidais avec la Nuit du Destin, quelle invocation dois-je y consacrer ?


Tu n’as qu’à dire : Ô Allah ! Tu es Absoluteur et tu aimes le pardon, alors pardonnes-moi ! »
L’Absoluteur fait partie des Noms d’Allah, il signifie qu’Allah passe outre les péchés de Ses serviteurs et qu’Il en efface les traces. Il aime qu’on sollicite Son Pardon et aime pardonner à Ses Serviteurs comme Il aime de la part de Ses Serviteurs qu’ils se pardonnent les uns les autres. S’ils venaient à se pardonner entre eux, Il usera de Son Pardon envers eux. Son Pardon a un ascendant sur à Son Châtiment. Le Prophète disait à cet effet : « Je cherche protection auprès de Ton Agrément contre Ta Colère et de Ton Pardon contre Ton châtiment. »


Il est donc enjoint de demander pardon la Nuit du Destin après avoir redoubler d’efforts dans les bonnes œuvres au cours de cette nuit en question et des dix dernières nuits en général. Cela, parce que les initiés s’évertuent dans les actes sans pour autant se voir dans une situation privilégiée ni à travers les paroles ni à travers les actes. Ils s’en remettent alors à Son Pardon à la manière des pécheurs et des insouciants.


Selon Abû Huraïra , le Prophète a dit : « Quiconque jeûne pendant le mois du Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. Quiconque prie la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. » Toujours selon Abû Huraïra , ce dernier a dit : « Quiconque prie les nuit du Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense se verra pardonné ses péchés passés. »
Ce Hadith recense trois moyens de se faire pardonner les péchés commis dans le passé. Autrement dit, il faut jeûner le mois du Ramadhan, prier durant ses nuits, et durant la Nuit du Destin en particulier. À elle seule, la Nuit du Destin efface les fautes qui ont pu se produire au début, au milieu, ou à la fin des dix derniers jours. Que la personne s’en rende compte ou non, l’absolution des péchés n’attend pas la fin du mois pour se voir effective ; contrairement au Ramadhan et à la prière nocturne pour lesquels il faut attendre la fin du mois pour en savourer les fruits. Dès que le mois se termine en effet, le fidèle achève le jeûne et les veillées spirituelles. L’absolution des péchés a lieu tout de suite après l’interruption des deux moyens qui ont permis de l’obtenir. Ces deux moyens sont le jeûne pour les journées et la prière pour les nuits du mois du Ramadhan.

Une fois les limites du mois franchies, les jeûneurs ont rempli leur devoir. Ils n’ont plus qu’à attendre la récompense qui se traduit par le pardon. En allant à la prière de l’Aïd, leurs récompenses leur sont distribuées. Quand ils rentrent chez eux, ils ont déjà perçu leur dû en entier. La récompense est proportionnelle à l’effort requis ; celui qui n’a pas rempli correctement son devoir devra s’en prendre à lui-même. Salmân affirme à ce sujet : « La prière est une balance, celui qui donne la bonne mesure sera pleinement rétribué, et pour celui qui voudrait tricher vous connaissez pertinemment le sort des tricheurs. » Le jeûne et les bonnes œuvres en général sont de cet ordre. Celui qui s’acquitte de sa dette compte parmi les serviteurs d’Allah les plus loyaux tandis que celui qui veut tricher alors malheur aux tricheurs ! Honte à celui qui rempli avec soin la mesure de ses passions alors qu’il néglige injustement la balance de son jeûne et de sa prière !


Demain les âmes seront gratifiées de leurs œuvres
Et les laboureurs auront le fruit de leur labeur
S’ils font du bien, ils le font pour eux-mêmes
Et s’ils font du mal alors quel mauvais labeur


Les pieux prédécesseurs faisaient en sorte d’achever leur labeur avec soin et perfection. Se voir accepter les œuvres étant leur second souci, ils avaient la peur au ventre à l’idée de se les voir refuser, et ils (font ce qu’ils font le cœur rempli de crainte). ‘Ali aurait dit : « Soyez plus préoccupés de vous voir accepter les œuvres que de les accomplir. N’avez-vous pas entendu les Paroles d’Allah : (Allah accepte les œuvres des gens pieux). »


Selon el Hasan : « Allah a fait du Ramadhan une arène pour Sa création où ils rivalisent dans Son obéissance pour atteindre Sa satisfaction. Les premiers ont eu la victoire tandis que les retardataires ont tout perdu. » Comment peut-on avoir le sourire aux lèvres le jour où les bienfaiteurs sont les vainqueurs et où les paresseux sont les perdants !

Parmi les moyens permettant également de gagner le pardon divin, nous avons le fait de nourrir les jeûneurs et d’alléger la tâche aux esclaves. Il y a de surcroît l’évocation d’Allah et le repentir qui consiste à demander pardon au Seigneur. Les invocations du jeûneur lui sont acceptées aussi bien la journée qu’au moment où il entame son repas. En outre, les anges invoquent le pardon en faveur des jeûneurs jusqu’au soir. Ainsi, il existe de multiples façons de se faire pardonner à l’occasion de ce mois bénit. C’est pourquoi, ne pas obtenir à cette occasion le pardon, c’est vraiment être le plus démuni du monde ! Quand sera-t-il absout les péchés à celui qui n’aura pas profité de l’opportunité ? Quand ses oeuvres lui seront-elles acceptées, si elles ne l’ont pas été au cours de ce mois ? Quand va-t-il se corriger si le Ramadhan ne l’a pas fait ? Quand va-t-il guérir de son ignorance et de sa négligence ? Toutes les branches qui ne donnent pas de fruits à l’heure de la cueillette sont coupées pour servir de brasier au feu. Si la terre est mal semée à la saison des graines, il y n’aura d’autre labeur le jour de la récolte que la déchéance et le remord.


Concernant la fin du mois, les personnes inondées par la faute et dont les grands péchés leur font mériter l’Enfer, sont affranchies de ses flammes. Le jour de l’Aïd, Allah affranchit de la Géhenne, les grands pécheurs parmi les jeûneurs ; les pervers peuvent rejoindre ainsi les dévots. Etant donné que le pardon et l’affranchissement du feu était le fruit du Siyâm et des veillées pieuses, le Seigneur a ordonné au serviteur d’achever cette période en exprimant sa reconnaissance et en proclamant Sa Grandeur en disant : (afin que finissiez ses jours et que vous proclamiez la Grandeur d’Allah qui vous a guidé, ainsi serez-vous reconnaissants). La façon d’être reconnaissant envers Celui qui de Sa Faveur a permis à Ses serviteurs de jeûner le mois de Ramadhan tout en les soutenant dans leur besogne, c’est de l’évoquer et de le remercier tout en Le craignant comme il se doit ; Lui qui leur a pardonné et qui les a affranchis de l’Enfer.


Ô toi dont le Maître a affranchi des flammes ! Méfie-toi de ne pas retomber dans les chaînes de la faute après t’en être délivré. Ton Maître t’éloignerait-Il de l’Enfer vers lequel tu es attiré ? À quoi bon t’en sauver si toi tu y replonges sans y manquer ! Il incombe à quiconque veut délivrer son âme du feu à l’occasion du Ramadhan de se donner les moyens de le faire, en sachant qu’à cette occasion, ils sont plus que disponibles. Dans e-Sahîh d’ibn Khuzaïma, il est dit : « Faites en sorte d’abonder de ces quatre choses : deux d’entre elles servent à satisfaire Votre Seigneur, et vous ne pouvez vous passer des deux autres. Celles dont vous vous servez pour satisfaire Votre Seigneur, ce sont : l’attestation qu’il n’y de dieu en dehors d’Allah et le repentir. Et celles dont vous ne pouvez vous passer, ce sont : quand vous demandez à Allah le Paradis, et quand vous chercher Sa protection contre l’Enfer. »

Chacune des quatre particularités mentionnées dans ce Hadith constituent en elle-même une raison d’être affranchi et pardonné. La parole d’unicité pulvérise et efface les péchés. Elle n’omet aucune faute et rien parmi les œuvres ne peut la devancer en mérite. Elle équivaut à l’affranchissement d’un esclave qui implique l’affranchissement du feu. La parole du repentir quant à elle, constitue l’un des plus grands moyens pour se faire pardonner. Si l’on sait que le repentir consiste à invoquer Allah d’absoudre les péchés, il faut alors garder à l’esprit que l’invocation du jeûneur est exaucée quand il est à jain et juste au moment de casser son jeûne. Au demeurant, Le plus efficace des repentirs s’avère quand celui-ci est accompagné d’un regret sincère. Quiconque demande pardon du bout des lèvres, avec le cœur à la faute attaché, et la ferme intention à la fin du mois de la retrouver, verra son abstinence lui retournée, et les portes de l’acceptation lui fermées. Quant au fait d’implorer l’entrée au Paradis et d’être protégé de l’Enfer, ce sont les invocations les plus essentielles et au sujet desquelles le Prophète a déclaré : « C’est autour de cela que nous tournons. »


Serviteur d’Allah ! Ramadhan a pris l’initiative de partir, il n’en reste pratiquement plus rien. Celui qui parmi vous en a profité pour faire le bien, doit finir ainsi, mais celui qui a gaspillé ses heures peut encore finir bien. Les œuvres ne valent que par la dernière d’entre elles. Jouissez donc du peu de jours et de nuits qui vous restent et quittez-le sur une bonne action ; elle pourra témoigner en votre faveur auprès du Roi Omniscient. Faites-lui vos adieux au moment du départ avec les meilleures salutations.


Ô Ramadhan ! Compatis ! Les larmes des bien-aimés affluent et leur cœur devant la douleur du départ se fend. Un instant au moment des adieux peut étouffer ce que les flammes du désir ont brûlé. Un instant de pardon et de regret peut récupérer des empans entiers de jeûne détruits par le feu. Un cavalier parmi les admis isolé peut très bien récupérer la caravane. L’individu enchaîné dans ses fautes peut tout aussi se libérer. Un individu méritant le feu peut autant en être délivré et un rebelle peut certainement être atteint par la Miséricorde du Maître.


Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur notre maître Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !


Traduit Par Kartim Zentici



Source :

http://www.alminhadj.fr



par salafidunord publié dans : Jeune
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Vendredi 28 septembre 2007

SHeikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh)


- Le vendredi 28 septembre 2007, par IsmaiL

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


Question :

Quand est-il de la femme enceinte ou celle qui allaite qui, tout en étant forte, active et résistante au jeûne, s’abstient de l’observer sans excuse, quel est le jugement sur cela ?

Réponse :


Il n’est pas permis à la femme enceinte ni à celle qui allaite de ne pas observer le jeûne du Ramadhân, si ce n’est pour une excuse valable. Si elle s’en abstient, il est obligatoire pour elle d’effectuer un jeûne de rattrapage [une compensation], sur la base de la parole d’Allâh – Ta’âla :


« Quiconque d’ entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d’autres jours »

[1]

Le sens à cela est le malade. Si leur excuse consiste dans leur peur des effets du jeûne sur leur enfant, elles devront, selon l’avis de certains des Gens de science [Ahl al-‘Ilm], procéder en plus du jeûne de rattrapage à un don de nourriture au profit d’un pauvre pour chaque jour de jeûne non jeûné. La nourriture peut être du blé, du riz, des dattes ou d’autres aliments consommés par les gens. Certains savants disent : elles peuvent se contenter du jeûne de rattrapage dans tous les cas. Car l’obligation du don de nourriture ne repose sur aucune preuve [Dalîl] tirée du Livre et de la Sounnah. Le principe de base [Asl] est que l’on est déchargé de son application jusqu’à la levée d’une preuve [Dalîl]. C’est l’avis de l’imam Abû Hanîfa (rahimahullâh), qui s’avère être le plus solide. [2]

Question :

Concernant la femme enceinte qui craint les effets du jeûne sur elles-mêmes ou sur son enfant, et s’en abstient pour cette raison. Quel est le jugement ?

Réponse :

Notre réponse sur cela est : la femme enceinte ne se situe que dans deux cas :

Le premier de ces cas : elle n’a aucune excuse à ne pas jeûner.

Le deuxième de ces cas : est celui d’une femme enceinte incapable de jeûner soit pour une grossesse avancée, soit pour une faiblesse physique ou pour une autre raison. Dans ce cas, elle ne doit pas observer le jeûne. Elle doit éviter le jeûne si son fœtus risque d’en être affecté. Si elle cesse le jeûne, elle devient comme tous ceux qui sont autorisés à ne pas l’observer pour une excuse valable ; elle devra procéder à un jeûne de rattrapage en l’absence d’une excuse. Quand elle aura accouché et recouvré sa propreté rituelle, elle devra effectuer le jeûne de rattrapage [à titre de compensation]. Mais l’excuse liée à la conception de l’enfant est parfois suivie par l’excuse due à son allaitement [al-Irdhâ’]. Car celui-ci nécessite que la mère se nourrisse bien, et particulièrement au cours des longues journées de l’été marquées par une chaleur ardente. En effet, elle a alors besoin de s’abstenir de jeûner pour pouvoir allaiter son enfant. Nous disons à celle qui se trouve dans ce cas : Rompez. Mais quand vous n’avez plus d’excuse, vous devrez procéder au rattrapage des jours non jeûnés. Certains des Gens de science [Ahl al-‘Ilm] ont dit que si la femme enceinte qui allaite s’abstient de jeûner parce qu’elle craint pour son enfant en jeûnant, sans qu’elle craigne pour elle-même ; elle doit compenser ce jeûne en nourrissant un pauvre pour chaque jour de jeûne non jeûné […] [3]


Notes


[1] Coran, 2/184

[2] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Uthaymîn, vol-19 p.161-162

[3] Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Uthaymîn, vol-19 p.162-163



Source :


http://www.manhajulhaqq.com/

par salafidunord publié dans : Jeune
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Mardi 25 septembre 2007
Au Nom d’Allah, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux

Selon ‘Âicha –qu’Allah l’agrée – : « Arrivé au dix derniers jours, le Messager d’Allah serrait son Izâr, faisait vivre ses nuits, et réveillait sa famille. » Dans une version, il est précisé : « il faisait vivre ses nuits, réveillait sa famille, redoublait d’efforts, et serrait son Izâr. » Les dix derniers jours du Ramadhan, le Prophète privilégiait de faire certaines œuvres qu’il ne faisait pas le reste du mois. Entre autre, il faisait vivre ses nuits.



Il est possible que cela signifie qu’il restait éveillé la nuit entière. Dans un Hadith de ‘Âisha en effet, celle-ci explique :

« Le Prophète alternait les vingt premiers jours entre la prière et le sommeil, mais s’il venait les dix –autrement dit les dix derniers jours –, il ‘’relevait les manches’’ et serrait son Izâr. »


Cela peut vouloir dire également qu’il faisait vivre la plus grande partie de la nuit. Cette hypothèse se fonde sur le Propos que nous rapporte Muslim dans son recueil e-Sahîh, selon lequel ‘Âisha déclare :


« Je ne pense pas qu’il ait passé la nuit en prière jusqu’à l’aube. »


Par ailleurs, le Prophète veillait à lever sa famille au cours des dix dernières nuits indépendamment des autres jours.

Sufiân e-Thawrî affirme : « Quand vient les dix derniers jours, je préfère que quelqu’un prit la nuit, qu’il redouble d’effort, qu’il lève sa famille (sa femme) et ses enfants pour la prière s’ils se sentent capables de le faire. » Il est certifié à cet effet que le Prophète frappait à la porte de Fatima et de ‘Ali pour leur dire :


« Ne devriez-vous pas vous lever pour prier ! »


Il avait pour habitude de réveiller ‘Âisha avant de faire le Witr, au terme de sa veillée qu’il consacrait à la prière. Les Textes encouragent les époux à se réveiller mutuellement la nuit pour se vouer à la prière et éventuellement de faire gicler de l’eau sur le visage du conjoint dont le sommeil serait trop lourd. D’après el Mawatta, ‘Omar ibn el Khattab priait la nuit la durée qu’Allah voulait. Au milieu de la nuit, il réveillait sa famille en s’écriant :


« La prière ! La prière ! »


Il récitait notamment ce Verset : (Ordonne la prière à ta famille et endure-la). La femme d’Abû Mohammed Habîb el Fârisî lui répétait la nuit : « La nuit est partie alors qu’entre nos mains le chemin est long et nos provisions sont bien maigres. La caravane des pieux est passée devant nous et nous sommes restés sur place. »

Ô dormeur de la nuit ! Combien dors-tu !
Lève-toi mon amour ! Le rendez-vous est proche
Prend de la nuit et de ses instants
Un passage quand le dormeur a prit sa couche
Qui dort au terme de la nuit
N’atteint aucun rang ni s’en approche


À cette occasion, le Prophète serrait notamment son Izâr. Les avis sont partagés pour expliquer le sens de cette expression. Certains savants prétendent que c’est une façon d’exprimer les efforts intensifs et intenses qu’il consacrait à l’adoration, mais cette hypothèse est sujette à discussion. En réalité, elle signifie qu’il s’isolait de ses femmes ; c’est ainsi que les prédécesseurs et les références anciennes comme Sufiân e-Tawrî l’ont interprété. Une autre hypothèse avance qu’il ne se mettait plus au lit jusqu’à la fin du Ramadhan. Dans le Hadith d’Anas en effet, il est précisé :


« Il pliait son lit et s’isolait de ses femmes. »


Certains anciens assument concernant l’exégèse du Verset suivant :
(maintenant vous pouvez les approcher, et recherchez ce qu’Allah vous a écrit) que cela correspond à rechercher la Nuit du Destin. Cela voudrait dire qu’Allah Azzawajal a autorisé d’approcher les femmes pendant les nuits du Ramadhan jusqu’au moment de distinguer entre un fils blanc et un fils noir. Il a enjoint avec cela de rechercher la Nuit du Destin afin que les musulmans ne passent pas toutes les nuits du mois à profiter des relations licites avec leurs femmes au risque de laisser échapper la Nuit du Destin. En outre, Il a ordonné de rechercher cette fameuse nuit à travers la prière nocturne, surtout lors des nuits où il est plus propice de coïncider avec celle-ci. À partir de là, on peut comprendre pourquoi le Prophète voyait ses femmes les vingt premiers jours pour ensuite s’isoler d’elles afin de se concentrer à sa quête de la Nuit du Destin les dix derniers jours.

En outre, le Messager d’Allah prenait son repas du matin juste avant l’aurore.

Selon ‘Âisha et Anas, les dix derniers jours, il prenait son repas du soir avant l’aurore .
Les termes de ‘Âisha sont les suivants :

« Le Messager d’Allah dormait et priait pendant le Ramadhan. Les dix derniers jours, il serrait son Izâr, s’éloignait de ses femmes, se douchait entre les deux Edhân, et prenait avant l’aube son repas du soir. »

Selon Abû Sa’îd el Khudrî, le Prophète a dit :

« Ne jeûnez pas sans interruption ; quiconque voudrait le faire sans interruption doit s’arrêter au moins juste avant l’aurore.
Toi, tu jeûnes bien sans interruption lui a-t-on fait remarquer !
Je ne suis pas comme vous a-t-il répliqué, quelqu’un la nuit me nourrit et m’abreuve. »

Visiblement, il continuait de jeûner toute la nuit. Il le faisait probablement pour mieux affronter les dix dernières nuits. Il n’en était pas plus affaibli étant donné qu’Allah le nourrissait et l’abreuvait.


De plus, le Prophète se douchait entre les deux prières de la nuit. Comme nous l’avons déjà vu avec le Hadith de ‘Âisha, il se douchait entre les deux Edhân ; Autrement dit entre l’Edhân du Maghreb et celui du ‘Ishâ. Ibn Jarîr a souligné :


« Les anciens appréciaient se doucher toutes les nuits des dix derniers jours. E-Nakha’î s’y douchait toutes les nuits. Certains se douchaient et se parfumaient les nuits les plus propices à la Nuit du Destin. Ayyûb e-Sikhtiyânî consacrait sa douche la nuit du vingt-trois et celle du vingt-quatre. Il revêtait deux vêtements neufs, se parfumait à l’encens, et disait : « La vingt-troisième nuit, c’est la nuit des gens de Médine, et la suivante c’est la notre », il entendait par-là les habitants de Bassora. »


Il devient clair à travers cela qu’il est recommandé les nuits où l’on espère coïncider avec la Nuit du Destin de se laver et de se faire beau. Cela consiste à se faire propre en se douchant, se parfumant, et en portant des beaux vêtements comme il est légiféré de le faire le vendredi et les jours de fête. Il est légiféré également de se faire beau pour les prières en général. On ne peut embellir pleinement son extérieur sans embellir par-là même son intérieur à travers le repentir et le retour à Dieu Azzawajal en se purifiant le cœur des souillures des péchés. Il ne sert à rien d’entretenir son aspect extérieur et de laisser l’intérieur complètement délabré.



Il n’est pas décent de s’entretenir avec les rois en privé sans peaufiner et purifier le corps et l’esprit en même temps. Que dire des relations avec le Roi des rois, Lui qui connaît les secrets les plus cachés. Il ne se contente pas de regarder vos aspects extérieurs, mais Il considère vos cœurs et vos actes. Quiconque se tient devant Lui doit embellir son corps par sa tenue et son cœur par le manteau de la piété.


Si quelqu’un ne revêt pas l’habit de la piété il devient nu même s’il est tout habillé.



Les dix dernières nuits du Ramadhan
De l’Erudit ibn Rajab el Hanbalî

Traduit par : Karim Zentici
Article pour Islam.house
par salafidunord publié dans : Jeune
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