Question :
Qu’en est-il de l’exorcisme [ar-Ruqiyyah] appliqué sur un non-musulman ou sur un animal ?
Réponse :
L’exorcisme [ar-Ruqiyyah] est un médicament et un remède et cela n’est pas spécifique au musulman ou à l’espèce humaine. Il n’y a pas de mal à exorciser un non-musulman. Et le fait d’exorciser
aussi un animal est permis, car cela est un médicament et remède. Il y a l’histoire de Abî Sa’îd al-Khoudrî, un hadîth bien connu, qui raconte que lorsqu’il s’est installé [avec des compagnons]
près d’un campement [d’une tribu arabe], ils demandèrent l’hospitalité qu’on leur refusa, et lorsque l’un d’entre eux [de la tribu arabe] fut mordu par un serpent, il demanda un remède à cela
aux compagnons, mais ils refusèrent si ce n’est en échange de leur hospitalité. Les deux parties se mirent d’accord sur un troupeau de moutons ; et le compagnon se mit à réciter la
« Fatiha » et, tout à coup, la victime se mit à marcher comme si elle venait d’être libérée d’un obstacle et n’avait pas souffert d’une infection. Ils sont par la suite revenus vers
le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) qu’il leur a dit : « Comment avez-vous su qu’elle [la Fatiha] pouvait guérir ? » Puis il poursuivit :
« vous avez agi justement. Partagez [votre gain] et attribuez-moi une part ».
L’exorcisme [ar-Ruqiyyah] est un remède, et la lecture du Qor’ân sur le non-musulman lorsqu’il l’écoute aussi, et ce n’est pas comme si il touchait les feuillets [du Qor’ân]. Certes, Allâh –
Djalla wa ‘Ala – dit :
« Et si l’un des associateurs te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole d’Allâh »
[1]
Et cela est donc un remède, et cela est une preuve pour son application ainsi que ce qui y ressemble. [2]