Vendredi 18 janvier 2008
Bismillâhi r-Rahmâni r-Rahîm,

Ceci est le hadîth n°7(1) de ‘Oumdatou l-Ahkâm, avec le commentaire de cheykh Âl Bassâm – Rahimahoullâhou Ta’âlâ. Il traite des ablutions d’une manière fondamentale, car : 1° il remonte jusqu’au Prophète () ; 2° l’information – très profitable in châ Allâh – nous est transmise par un des Califes Bien-dirigés, ‘Outhmân Ibn ‘Affân ; 3° il est recueilli par Al Boukhârî et Mouslim (comme la très grande majorité des ahâdîth de ‘Oumdatou l-Ahkâm).



Houmrân, l’esclave de ‘Outhmân Ibn ‘Affân, dit avoir vu ‘Outhmân demander de l’eau. Il versa de son contenu sur ses mains et les lava trois fois. Puis, il introduisit la main droite dans le récipient ; puis, il se rinça la bouche, s’introduisit de l’eau dans le nez et la fit ressortir. Puis, il se lava le visage trois fois et les mains jusqu’aux coudes trois fois. Puis, il s’essuya la tête. Puis, il se lava les pieds trois fois. Puis, il dit : J’ai vu le Prophète () qui a fait ses ablutions de la même façon que mes ablutions-ci, et dire : « Celui qui fait ses ablutions de la même façon que mes ablutions-ci, qui prie ensuite deux rak‘ah, dans lesquelles il ne se parle pas à lui-même [de ce qui est étranger à la prière], Allāh lui pardonnera ses péchés précédents »(2).


Le Vocabulaire du hadîth :

1– De l’eau (wadoû’) : avec la voyelle « a » sur la « wâw », c’est l’eau avec laquelle on fait ses ablutions. An-Nawawî a dit : on utilise [les mots de] « woudoû’ » et « touhoûr » – avec la voyelle « ou » sur leur première lettre – lorsqu’on veut [parler de] l’action qui renvoie au « masdar ». Avec [la voyelle] « a » sur leur première lettre [ donc, « wadoû’ » et « tahoûr »], ils désignent l’eau avec laquelle on se purifie. Et l’origine du mot « woudoû’ » provient de « al widâ’ah », qui signifie la bonne chose et la propreté. Les ablutions de la prière ont été appelées « woudoû’ », car elles nettoient leur auteur.

2– Il versa (fa afragha) : une bonne partie de l’eau du récipient sur ses mains.

3– Dans lesquelles il ne se parle pas à lui-même (lâ youhaddithou fîhimâ nafsahou) :

la parole de l’âme, c’est l’insinuation (waswâs) et les obsessions du démon (khatarât). Est visé ici tout ce qui est relatif au bas-monde, c’est-à-dire qu’il ne doit pas se laisser aller à cela. Sinon, il est impossible de ne pas avoir de pensées.

4– Jusqu’aux coudes (ilâ l-mirfaqayn) : « jusqu’aux » avec le sens de « avec » ; c’est-à-dire : avec les coudes.

5– Puis (thoumma) : en utilisant ce terme, il n’a pas visé la pause [entre les actes], contrairement au sens [de ce mot] à l’origine, mais seulement l’ordre [d’accomplissement des actes]. Ibn Hichâm (4) dans « al Moughnî » et ar-Radî (5) dans « charh al Kâfiyah » ont montré que [ce mot] est parfois employé seulement pour [indiquer] un ordre.

6– De la même façon que mes ablutions-ci (nahwa woudoû’î hâdhâ) : dans certaines versions de ce hadîth, il est rapporté avec les mots « comme mes ablutions-ci » (mithlou woudoû’î hâdhâ). Or « nahw » et « mithl » ont des sens différents : « mithl » implique une similitude extérieure à tous les niveaux ; quant [au mot] « nahw », il ne vise [cette] similitude qu’au sens figuré ; et le figuré est désigné ici pour relier la récompense à la similitude.



Le sens général :

Ce hadîth très important contient la façon complète dont le Prophète () faisait ses ablutions. Par sa belle façon d’enseigner et de faire comprendre, ‘Outhmân – qu’Allâh l’agrée – leur apprit la façon qu’avait le Prophète de faire ses ablutions, par une voie concrète, pour que cela soit le plus compréhensible possible et représenté de la meilleure façon dans leurs esprits.

Il demanda un récipient contenant de l’eau ; et pour ne pas la souiller, il n’y plongea pas la main. Il se contenta de s’en verser sur les mains trois fois, jusqu’à ce qu’elles deviennent propres. Puis, il introduisit la main droite dans le récipient, prit de l’eau avec laquelle il se rinça la bouche et le nez. Puis, il se lava le visage trois fois, ainsi que les mains jusqu’aux coudes trois fois [aussi]. Puis, il s’essuya toute la tête une fois, puis il se lava les pieds jusqu’aux chevilles [incluses] trois fois.

Une fois qu’il eut – qu’Allâh l’agrée – terminé ces [travaux] pratiques, il les informa qu’il avait vu le Prophète () faire ses ablutions de la même façon.
Une fois qu’il eut () achevé ces ablutions parfaites, il les informa que celui qui ferait ses ablutions de la même manière, prierait deux rak‘ah dans lesquelles il présenterait son cœur à son Seigneur ‘Azza wa Jalla, verrait [Allâh] le récompenser – par l’effet de Son bienfait, Ta‘âlâ, et en raison de ces ablutions parfaites et de cette prière sincère – par l’absolution de ses péchés antérieurs.



La divergence des Savants :

Les Imâms suivants : Aboû Hanîfah, Mâlik, ach-Châfi‘î, Soufyân (6) et d’autres, considèrent l’aspiration d’eau par le nez (istinchâq) lors des ablutions, comme étant recommandé (moustahabb) et non obligatoire (wâjib).

L’avis le plus connu de l’Imâm Ahmed mentionne le caractère obligatoire, [de sorte que] les ablutions ne sont pas valables sans [cet « istinchâq »]. C’est là le madh’hab d’Ibn Abî Laylâ (7), d’Is’hâq (8) et d’autres encore.

Les premiers ont appuyé leur parole sur le hadîth : « Dix font partie des Sounan des Envoyés », au nombre desquelles figure al istinchâq. Et la Sounnah, [ici], est ce qui n’est pas obligatoire. Quant à ceux qui voient son caractère obligatoire, ils s’appuient sur Sa parole, Ta‘âlâ : { Lavez vos visages} [AL MÂ’IDAH, 6] ; et le nez fait partie du visage. [Et ils s’appuient aussi] sur les nombreux ahâdîth authentiques, [concernant] la façon dont il [les] a faites () et les ordres qu’il a donnés dans ce sens.

De plus, [face] à la preuve de ceux qui ne voyaient pas l’obligation, ils ont répliqué que ce qui était voulu par le mot « Sounnah » dans le hadîth, c’était la démarche, car l’appellation « Sounnah » pour [désigner] ce qui n’est pas obligatoire, est un terme technique provenant des jurisconsultes modernes (« mouta’akhkhir » signifie : « venir tardivement »).

C’est pour cela que [le terme de « Sounnah »] a été rapporté dans de nombreux ahâdîth, parmi lesquels : « Dix font partie de la fitrah ».
Il n’y a aucun doute concernant la validité du second avis, en raison de la force de ses arguments et de l’absence d’opposition [en face], de ce que j’en sais [du moins] et Allâh est le plus Savant.

Les savants sont unanimes concernant l’obligation d’essuyer la tête. Ils sont également tous d’accord pour considérer que l’essuyer complètement est recommandé. [Par contre,] ils ont divergé sur [le point suivant] : essuyer une partie seulement est-il suffisant, ou alors faut-il impérativement l’essuyer entièrement ?
Ath-Thawrî, Al Awza‘î (9), Aboû Hanîfah et ach-Châfi‘î pensent que se contenter d’essuyer une partie seulement est autorisé, [ceci] tout en divergeant sur sa surface.

Mâlik et Ahmed pensent [quant à eux] qu’il est obligatoire de tout essuyer.
Les premiers se sont appuyés sur Sa parole, Ta‘âlâ : { Et essuyez-vous la tête } [Wamsahoû bi rou’oûsikoum], [arguant] que le « bâ’ » [prouvait] le caractère partiel (tab‘îd). [De plus, ils se sont appuyés] sur ce que Mouslim a rapporté d’Al Moughîrah avec les mots : « Il a () fait ses ablutions, il s’essuya le toupet ainsi que le turban ».

[Quant à] ceux qui voient l’obligation de tout essuyer, ils s’appuient sur de nombreux ahâdîth qui décrivent tous les ablutions du Prophète (). Parmi eux, le hadîth de ce chapitre, ou encore ce qu’a rapporté la « Jamâ‘ah »(3) : « Il s’essuya la tête avec les mains, allant de l’avant vers l’arrière. Il commença par le devant de la tête, amenant [ses mains] jusque la nuque, pour les ramener ensuite à l’endroit par lequel il avait commencé ».

Et à ceux qui voyaient l’autorisation de n’essuyer qu’une partie, ils répliquèrent que le « bâ’ » n’avait [jamais] été rapporté dans la langue pour [n’évoquer qu’une] partie (tab‘îd). Son sens dans le verset est uniquement la jonction, c’est-à-dire : « Joignez l’essuyage de vos têtes ». La jonction est la véritable signification du « bâ’ ». On a interrogé Niftawayhi (11) et Ibn Dourayd (12) sur le sens du caractère partiel, ni l’un ni l’autre ne le connaissaient. Et Ibn Bourhân (13) a dit : « Celui qui prétend que le ‟ bâ’ ” renvoie au caractère partiel, a rapporté sur les arabophones ce qui leur est étranger ».

Ibn Al Qayyim a dit : « En aucune façon, il n’a été rapporté dans un seul hadîth qu’il se soit contenté d’essuyer une partie de la tête [seulement] ».



Ce que l’on retient du hadîth :

1– Le caractère légiféré du lavage des mains trois fois avant de les introduire dans l’eau des ablutions, au moment de les accomplir.

2– Agir de la main droite lorsque l’on prend l’eau pour se laver les membres.
3– Le caractère légiféré du rinçage de la bouche, de l’aspiration d’eau par le nez et de son expiration dans cet ordre. Il n’existe aucun désaccord sur ce caractère légiféré ; le désaccord réside uniquement sur son caractère obligatoire, ce dernier – nous l’avons vu précédemment – étant l’avis [le plus] correct.

4– Se laver le visage trois fois. Ses limites sont : en longueur, du lieu où [se trouvent] les cheveux de la tête jusqu’au menton ; en largeur, d’une oreille à l’autre. De même, on se rince la bouche et l’on aspire l’eau par le nez trois fois, car le nez et la bouche appartiennent à ce que l’on appelle le visage. Chez les arabes, le visage est ce avec quoi a lieu [un] face-à-face.

5– Se laver les mains, en incluant les coudes, trois fois.

6– Essuyer toute la tête une fois. Il y passe les mains depuis l’avant, puis depuis l’arrière.

7– Se laver les pieds, en incluant les chevilles, trois fois.

8– L’obligation de respecter cet ordre, parce que le Législateur a introduit un essuyage – la tête – entre des lavages, mentionnant [ainsi] un ordre entre ces membres.

9– Cette description est celle des ablutions du Prophète () la plus complète.

10– Le caractère légiféré de la prière après les ablutions.

11– Le motif du caractère complet et parfait de la prière repose sur le présence du cœur devant Allâh Ta‘âlâ. On trouve aussi dans [le hadîth] l’incitation à [faire preuve de] sincérité ; [de même que] la mise en garde contre l’absence d’acceptation de la prière, pour celui qui y est distrait par les affaires de ce bas-monde. Celui [dans l’esprit duquel] surviennent les pensées matérielles – alors qu’il est en prière – et qui les chasse, on espère pour celui-là l’obtention de cette récompense.
12– Le mérite des ablutions complètes, motif d’absolution des péchés.

13– La récompense promise résulte d’un ensemble de deux éléments : les ablutions suivies de la prière de deux rak‘ah, [tout cela] de la façon décrite. Cela ne [peut] résulter d’un seul des deux éléments, sauf en vertu d’une preuve extérieure. Et les savants ont [précisé que] l’absolution [dont il est question] ici, est limitée aux petits péchés.Quant aux grands péchés, il est impératif de s’en repentir pour les voir absous. Il a dit, Ta‘âlâ : ( Si vous fuyez les grands péchés qui vous ont été interdits, Nous effacerons vos mauvaises actions ) [AN-NISÂ’, 13].



Traduction : Saïd, Aboû `Oubaydillâh.
(Tous droits réservés pour le traducteur).


Le texte est disponible au format PDF sur : http://www.box.net/shared/2p4m9l94c4


Notes :

(1) NDT : ou du hadîth n°8, dans certaines versions.

(2) « Al Boukhârî » hadîth n° (164). « Mouslim », hadîth n° (226).

(3) NDT : le masdar, ou « nom d’action », est un mot issu du verbe arabe et qui désigne l’action évoquée par ce dernier ; en français, on le traduit soit par « le fait/l’action de… », soit par un substantif. Par exemple, le verbe « laver » aurait pour madar « le fait de laver » ou « lavage » ; « mordre », « l’action de mordre » ou « morsure », etc. Il est très utilisé en arabe et fait partie de ces procédés qui permettent à cette langue d’exprimer les choses en moins de mots.
(4) NDT : Jamâl oud-Dîn Ibn Hichâm Al Ansârî : jurisconsulte et grammairien né au Caire (708 761/1308 1360) ; cf. ‟al Mou‘jam al Islâmî”, Dâr ach-Chouroûq, 1e éd. 1423/2002, p.20.

(5) NDT : Mouhammed Ibn Al Hasan ar-Radî Al Astarâbâdhî : grammairien arabe (mort en 686 ?/1287 ?); cf ‟ Mou‘jam A‘lâm al Mawrid”, Dâr al ‘Ilm li l-Malâyîn, 1e éd. 1992, p.207.

(6) NDT : Soufyân ath-Thawrî : l’un des Imâms du hadîth et des Savants de son époque, il est mort en 31/652 ; cf. ‟al Mou‘jam al Islâmî”, p.321.

(7) NDT : Mouhammed ibn ‘Abdi r-Rahmân Ibn Abî Laylâ, al Ansârî, puis al Koûfî : le juge ; « sadoûq, de très mauvaise mémoire », il est mort en 148 hég. ; cf. ‟Taqrîb at-Tahdhîb”, Ibn Hajar Al ‘Asqalânî, Dâr al Ma‘rifah, 2e éd. 1417/1997, t.2, p.193, entrée [6844].

(8) NDT : Is’hâq ibn Ibrâhîm ibn Makhlad, al Hanzalî, Aboû Mouhammed ibn Rahawayhi al Marwazî : « thiqah hâfiz » ; compagnon d’Ahmed ibn Hanbal, il est mort en 238, à l’âge de 72 ans ; cf ‟Taqrîb at-Tahdhîb”, t.1, p.67, entrée [374].

(9) NDT : Aboû ‘Amr, ‘Abdou r-Rahmân ibn ‘Amr al Awzâ‘î : Imâm du Châm, « thiqah jalîl », il est mort en 156 ou 157 ; cf ‟Taqrîb at-Tahdhîb”, t.1, p.458.

(10) NDT : Expression visant les six imâms du hadîth, à savoir : al Boukhârî, Mouslim, Aboû Dâwoud, at-Tirmidhî, an-Nassâ’î et Ibn Mâjah.

(11) NDT : Ibrâhîm Ibn Mouhammed Niftawayhi : grammairien, jurisconsulte, mouhaddîth et poète arabe (244-323/858-935) ; cf ‟ Mou‘jam A‘lâm al Mawrid”.

(12, 13) NDT :Nous ignorons de qui il s’agit.


Source :

http://www.alminhadj.f

par salafidunord publié dans : Ablutions
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Mardi 6 novembre 2007



Question :

J’ai fait mes ablutions et j’ai oublié de dire bismilllah  au début. Je l’ai dit seulement après avoir terminé de laver mes mains. A chaque fois que je m’en souviens je recommence quel  est l’avis de la jurisprudence dans cet acte ?

Réponse :

La plupart des savants disent que les ablutions de la personne sont valables sans que celle-ci dise bismillah. D’autres savants ont dit qu’il était obligé de dire bismillah avant les ablutions à condition de savoir qu’il faut le dire et ne pas être sous l’effet de l’oubli en s’appuyant sur la parole du prophète : « Il n’y a pas d’ablution pour celui qui ne dis pas bismillah pour celle ci » 


Malgré cela, la personne qui ne dit pas bismillah par oubli ou par ignorance : ses ablutions sont valides. Et cette personne ne doit pas refaire ses ablutions même s’il nous arrivait de choisir la parole des savants qui voient l’obligation de dire bismillah. Car celui-ci est excusé par son ignorance et son oubli.

La preuve de cela est dans la traduction approximative du sens de la parole d’Allah : 

« Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur. »

Sourate la vache verset 286

Et il nous est parvenu dans un hadith authentique du prophète  qu’il a dit : 

« Que cette invocation fut exaucée »

Par cela tu peux savoir que si tu as oublié de dire bismillah au début des ablutions et que tu t’en souviens lorsque tu les fais, et bien tu dis bismillah des que tu t’en souviens et tu ne dois pas les refaire car tu es excusé a cause de ton ignorance. Qu’Allah nous accorde la réussite.

Source : question posée à Cheikh Bin Baz qu’Allah lui fasse miséricorde et publiée par le magasine Da’wa numéro 1447 page 52


Traduit par Abdourrahman AlHarith AlJazaïri



Source :


http://www.salafs.be
par salafidunord publié dans : Ablutions
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Lundi 5 mars 2007

Question:


Quelle est la règle concernant une personne qui doute quant à savoir si elle a annulé ses ablutions ou pas ?

Réponse:


Si une personne a le doute quant à savoir si elle a perdu ou pas ses ablutions, alors son état de pureté du départ prévaut et son doute n'a aucun effet.
Ceci se base sur un hadit du Prophète. Quand un homme l'a questionné sur le fait de ressentir ce qu'il avait dans le ventre pendant la prière.

Si une personne a le doute quant à savoir si elle a perdu ou pas ses ablutions, alors son état de pureté du départ prévaut et son doute n'a aucun effet. Ceci se base sur un hadit du Prophète. Quand un homme l'a questionné sur le fait de ressentir ce qu'il avait dans le ventre pendant la prière.

Si une personne a le doute quant à savoir si elle a perdu ou pas ses ablutions, alors son état de pureté du départ prévaut et son doute n'a aucun effet. Ceci se base sur un hadit du Prophète. Quand un homme l'a questionné sur le fait de ressentir ce qu'il avait dans le ventre pendant la prière.


« Ne quitte pas la prière à moins que tu entendes ou sentes quelque chose. »

(Boukhari et Mouslim)

Le Prophète lui a expliqué que la règle de base est qu'il garde son état de pureté à moins d'être certain que quelque chose est venu annuler les ablutions. Tant que la personne n'est que dans le doute, son état de pureté est sûre et confirmé.

Donc il peut continuer de prier, de tourner autour de la Ka'bah, de lire le Qur'an etc. Ceci est la règle originale. Toutes les louanges sont dues à Allah pour sa Magnanimité et pour la simplicité de l'Islam.

Sheikh Ibn Baz
(http://maslak.free.fr/)

http://albayan.over-blog.com

 

 

par salafidunord publié dans : Ablutions
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Lundi 15 janvier 2007

Shaikh Abdul-Aziz Ibn Baz

Question:


Quelle est la règle concernant une personne qui doute quant à savoir si elle a annulé ses ablutions ou pas ?


Réponse:


Si une personne a le doute quant à savoir si elle a perdu ou pas ses ablutions, alors son état de pureté du départ prévaut et son doute n'a aucun effet.
Ceci se base sur un hadit du Prophète. Quand un homme l'a questionné sur le fait de ressentir ce qu'il avait dans le ventre pendant la prière.
« Ne quitte pas la prière à moins que tu entendes ou sentes quelque chose. » (Boukhari et Mouslim)

Le Prophète lui a expliqué que la règle de base est qu'il garde son état de pureté à moins d'être certain que quelque chose est venu annuler les ablutions. Tant que la personne n'est que dans le doute, son état de pureté est sûre et confirmé.

Donc il peut continuer de prier, de tourner autour de la Ka'bah, de lire le Qur'an etc. Ceci est la règle originale. Toutes les louanges sont dues à Allah pour sa Magnanimité et pour la simplicité de l'Islam.

Sheikh Ibn Baz
(http://maslak.free.fr/)

Source :

http://www.islamvie.com/include/fatwa/affiche_article.php?table=article&id=008001&titre_article=Avoir%20un%20doute%20si%20on%20a%20encore%20les%20ablutions%20ou%20pas%20?

par salafidunord publié dans : Ablutions
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Lundi 8 janvier 2007

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

 

 

La purification

 

 

Lorsque le musulman désire faire ses besoins naturels, il doit se cacher du regard des gens et doit éviter les endroits auprès des points d'eau, les terriers, les lieux publics, les coins ombragés et ne doit pas uriner dans une eau stagnante. Il ne doit rien porter sur lui qui mentionne le nom d'Allah.

 

 

 

En entrant aux toilettes, le musulman avance le pied gauche et dit :" Au nom d’Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre les démons mâles et femelles " bismillah allahoumma inni a'ouzou bika minal roubssi wal raba iss. Il ne doit pas s’orienter en direction de la Qibla lui faisant face ou lui tournant le dos ( la Qibla étant la direction vers laquelle on se tourne pendant l’accomplissement de la prière).

 

 

 

En faisant ses besoins, le musulman ne doit pas prononcer le nom d'Allah et il est préférable de ne pas parler. Si le musulman se trouve dans la nature, il lui est préférable de s’approcher du sol  pour se dévêtir afin de soustraire sa nudité au regard, et de s'accroupir pour accomplir ses besoins naturels afin de se préserver des éclaboussures d’urine. Il ne faut pas saluer celui qui fait ses besoins naturels, comme il ne faut pas répondre à la salutation pour celui qui se trouve dans les lieux d'aisance. Il est recommandé d'utiliser la main gauche pour tenir son sexe lorsque l'on urine ou lorsque l'on se nettoie le sexe ou l'anus après avoir déféqué.

 

 

 

Le nettoyage avec de l'eau restera toujours la façon la plus purifiante, mais s'il y a absence d'eau et que l'on essuie la souillure à l'aide d'un objet solide pur tels que cailloux ou papier toilette, il est souhaitable de l'utiliser en nombre impair, le minimum étant trois cailloux ou trois papiers, si le nombre s'avère insuffisant, on utilise cinq, sept…. Si les matières nettoyantes liquide et solide sont associés on commencera par le solide et on finira par l'eau. On ne doit pas employer ni os ni crottin d'animaux pour l’essuyage (les deux étant la nourriture des djinns) ni d'objet impur ; et on doit également éviter de se servir de ce qui est utile tel que feuille de livre, billet de banque, vêtement utilisable, nourriture…. 

 

 

 

 

 

 

Après avoir nettoyé ses parties intimes, il est recommandé de se frotter la main avec de la terre ou de se la laver avec du savon afin d'enlever toute odeur désagréable. En sortant des toilettes, le musulman avance le pied droit et dit : " Ton pardon (Seigneur) !" roufranak.

 

 

L'eau de pluie, de neige, de grêle, l'eau de la source Zam-Zam, l'eau de mer, de rivière (c'est à dire les eaux absolues) ; le reste d'eau récupérée d'un musulman ou d'un mécréant qui s'en est servi pour boire, faire ses ablutions ou sa lotion, Le reste d'eau dans un récipient dans lequel un animal licite à manger, un mulet, un âne, des bêtes féroces, des oiseaux rapaces ou un chat se sont abreuvés (c'est à dire les eaux utilisées) sont toutes purifiantes et peuvent être utiliser pour les ablutions. L'eau mélangée à une matière pure comme le savon, le safran, la farine est purifiante tant qu'elle garde sa qualité d'eau absolue mais si elle est privée de cette qualité de sorte qu'on ne peut pas la considérer comme eau absolue, elle reste pure en elle, mais devient non purifiante. L'eau touchée par une impureté de petite ou de grande quantité mais conservant sa qualité d'absolue : c'est à dire que le goût, la couleur ou l'odeur de l'eau ne change pas, dans ce cas, elle est à la fois pure et purifiante. Par contre l'eau touchée par une impureté qui change son goût, sa couleur ou son odeur, n'est pas permise pour se purifier. Le reste d'eau dans un récipient dans lequel un chien (la purification d'un récipient lapé par un chien se fait par sept lavages à la suite, dont le premier est avec de la terre) ou un porc se sont abreuvés est impure.

 

 

 

 

 

 

Le musulman est tenu d'observer des pratiques liés à la nature humaine : se tailler les moustaches, laisser pousser la barbe, prendre soin de ses cheveux, ne pas toucher aux poils blancs, se couper les ongles, s'épiler les aisselles, se raser le pubis, la circoncision.

 

 

 

Allah dit dans le coran : ( Ô les croyants ! Lorsque vous vous levez pour la prière (salat), lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes; passez les mains mouillées sur vos têtes; et lavez-vous les pieds jusqu'aux chevilles ) [Sourate 5 la table servie, verset 6]

 

 

 

Ce verset a fait des ablutions une obligation sans laquelle la prière (salat) n'est pas agréée.

 

 

 

 

 

 

Les étapes à suivre pour faire ses ablutions :

 

 

 

 

 

 

1- Le musulman doit avoir l'intention de se purifier (l'intention se fait avec le cœur et ne doit pas être prononcée a voix haute).

 

 

 

 

 

 

2- Dire ensuite : " Au nom d'Allah (bismillah).

 

 

 

 

 

 

3-Se laver les mains jusqu'aux poignets (3 fois).

 

 

 

 

 

 

4-Se rincer la bouche (3 fois).

 

 

 

 

 

 

5-Aspirer et expirer l'eau par les narines (3 fois).

 

 

 

 

 

 

6-Se laver le visage tout en peignant sa barbe avec les doigts. Les limites du visage étant : du haut du front jusqu'en dessous du menton (à la limite inférieur de la barbe) dans le sens de la longueur et d'une oreille à l'autre dans le sens de la largeur (3 fois).

 

 

 

 

 

 

7-Se laver le bras droit jusqu'au coude (3 fois).

 

 

 

 

 

 

8-Se laver le bras gauche jusqu'au coude (3 fois).

 

 

 

 

 

 

9-Passer les mains humides sur la tête du haut du front jusqu'à la nuque puis revenir de la nuque jusqu'en haut du front (1 fois).

 

 

 

 

 

10-Essuyer les deux oreilles en même temps : L'index humide essuie l'intérieur et le pouce humide essuie l'extérieur de l'oreille (1 fois).

 

 

 

 

 

 

11-Se laver le pied droit jusqu'à la cheville (3 fois). (ne pas oublier le talon ni entre les orteils)

 

 

 

 

 

 

12-Se laver le pied gauche jusqu'à la cheville (3 fois). (ne pas oublier le talon ni entre les orteils)

 

 

 

 

Après les ablutions le musulman dit : " j'atteste qu'il n'y a point de divinité en dehors d'Allah Unique sans associé et j'atteste que Mohammad est Son serviteur et Son messager, O Seigneur, place-moi parmi ceux qui se repentent et ceux qui se purifient continuellement." Achhadou ane la ilaha illallah wahdahou la charika lahou wa achhadou anna Mohammadane abdohou wa rassoulohou. Allahomma j'alni minat tawoabine wa j'alni minal motatahirine.

 

 

 

 

 

 

Il est permis à celui qui a fini ses ablutions de sécher ses membres avec une serviette ou autre, été comme hiver.

 

 

 

 

 

 

Celui qui a porté des chaussettes, bottines ou tous ce qui couvre les parties obligatoires à laver (concernant les pieds) en ayant ses ablutions et désire renouveler ses ablutions ultérieurement pourra s'il le veut garder les chaussettes et passer les mains humides par-dessus à condition qu'elles soient épaisses et ne laissent pas transparaître la peau. A partir de ce moment, il pourra les garder 24 heures tandis que le voyageur pourra les garder 72 heures sauf s'ils leur arrive d'être en état de grande impureté (l'homme ou la femme sont en état de grande impureté s'ils ont eu un rapport conjugal ou s'il y a eu écoulement de sperme).

 

 

 

 

 

 

Les étapes à suivre pour faire ses ablutions pour celui qui porte des chaussettes ou des bottines sont :

 

 

 

 

 

 

Renouveler l'opération à partir du numéro 1 jusqu'au numéro 10 et finir par les étapes 11 et 12 expliquées ci-dessous :

 

 

 

 

 

 

11-Passer la main droite humide sur le dessus du pied droit.

 

 

 

 

 

 

12- Passer la main gauche humide sur le dessus du pied gauche. Certains savants pensent qu’il est preferable d’essuyer les chaussons ou chaussettes droit et gauche en même temps.

 

 

 

 

 

 

Il est permis à celui qui porte un turban ou à celle qui a un foulard de passer une fois les mains humides par-dessus au lieu de l'étape numéro 9

 

 

 

 

 

 

Passer une fois la main humide sur le plâtre ou tout ce qui sert de bandage au membre blessé concerné par les ablutions (même s'il n'est pas mis en ayant ses ablutions), devient permis lorsque son lavage cause l'augmentation de la douleur ou le retard de la guérison. L'essuyage reste valable jusqu'à la guérison du membre blessé et se fait de la manière suivante :

 

Allah dit dans le coran : ( ….mais si vous êtes malades, ou en voyage, ou si l'un de vous revient du lieu où il a fait ses besoins ou si vous avez touché aux femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, alors recourez à la terre pure, passez-en sur vos visages et vos mains. Allah ne veut pas vous imposer quelque gêne, mais Il veut vous purifier et parfaire sur vous Son bienfait. Peut-être serez-vous reconnaissants ) [Sourate 5 la table servie, verset 6]. Ce verset a fait de l'ablution sèche (tayamum) un autre moyen de purification lorsqu'il n'y a pas d'eau ou lorsque le malade craint que l'eau aggrave son mal ou retarde sa guérison. L'ablution sèche (tayamum) se pratique sur une terre pure (exemple : sable, sol, pierre, mur...) contenant de la poussière.

 

 

 

Les étapes à suivre pour faire l'ablution sèche (tayamum) :

 

 

 

 

 

 

1- Le musulman doit avoir l'intention de se purifier (l'intention se fait avec le cœur et ne doit pas être prononcée avec la langue).

 

 

 

 

 

 

2- Dire ensuite : " Au nom de Dieu (bismillah). 

 

 

3-Frapper des mains le sol ou la matière choisie contenant la poussière (1 fois) ; puis épousseter ses mains en les tapotant ou en soufflant dessus.

 

4-Passer les deux mains sur le visage (1 fois) [Les limites du visage étant : du haut du front jusqu'en dessous du menton (à la limite inférieur de la barbe) dans le sens de la longueur et d'une oreille à l'autre dans le sens de la largeur].

 

 

5-S'essuyer les mains jusqu'au poignet (1 fois).

 

La purification que ce soit l'ablution ou l'ablution sèche (tayamum) s'abolit dans les cas suivants :

-Tout ce qui pourrait sortir des deux voies naturelles = petite impureté : (urine, écoulement spermatique avant la relation charnelle, excrément, gaz, tout écoulement anormal)

 

2-La perte de conscience (évanouissement, sommeil, folie…)

 

3-Toucher le sexe ou l'anus (le sien ou celui d'autrui).

 

4-Manger de la viande de chameau.

 

 

5-Apostasier l'islam

L'eau doit être en contact direct avec la peau des membres concernés par les ablutions sinon les ablutions ne sont pas valables comme dans le cas d'un membre touché par une matière comme le vernis à ongle, la graisse, la cire….

Il est conseillé de renouveler ses ablutions lors de l'invocation d'Allah, avant le sommeil, avant chaque prière, avant de manger ou de boire ou de refaire un rapport conjugal lorsque l'on est en état de grande impureté.

 

Toute fois une seule ablution ou ablution sèche (tayamum) peut servir pour plusieurs prières tant qu'elle n'est pas annulée pour l'une des raisons citées ci-dessus.  

il est interdit d'accomplir la prière, de faire la circumambulation autour de la Ka'ba ou de toucher le Coran tant que l'on a pas ses ablutions.

Le corps, les vêtements et l'endroit de prière doivent être aussi purifiés lors de la célébration de la prière (salat).

Allah dit dans le coran : (….Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient.) [Sourate 2 la vache, verset 222] Il dit aussi : (Et tes vêtements, purifie-les. ) [Sourate 74 le revêtu d'un manteau, verset 4].

 

Si une impureté [sécrétion prostatique, sperme humide (si le sperme est sec, il suffit de le gratter ou de le frotter), excrément et urine d'être humain (exclu le bébé garçon tant qu'il n'a pas goûté à une autre nourriture que le lait) ou d'animaux dont la viande est illicite, alcool (vin…), sang, pus, vomis, salive de chien ou de porc, viande de porc, cadavre (sauf les cadavres de : poissons, sauterelles et tous ce qui n'a pas de sang (insectes…) ; les os, les cornes, les ongles, les poils, les plumes et la peau tannée d'un cadavre ne sont pas impurs.)] se trouve sur l'une des trois choses citées plus haut, le musulman ne refait pas les ablutions mais doit purifier cette immondice avec de l'eau ou une terre pure (sable, pierre, terre…) s'il n'y a pas d'eau.

Allah dit dans le coran : ( Et si vous êtes pollués “junub”, alors purifiez-vous (par un bain)…) [Sourate 5 la table servie, verset 6].

 

Le lavage du corps en entier devient obligatoire dans les cas suivants :

 

1- Après avoir embrasser l'islam.

 

2- Après un rapport conjugal  même s'il n'y a pas eu éjaculation.

  

3- Après éjaculation avec jouissance, en état d'éveil ou de sommeil et qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme

 

4- A la fin des menstrues ou des lochies.

 

5- Le défunt doit être lavé sauf s'il est mort martyr.

Pour se laver, le musulman doit choisir un endroit propre, soustrait du regard des autres et ne doit pas gaspiller l'eau.

Le lavage du corps en entier peut s'effectuer de deux manières :

 

 

A-Le lavage complet :

 

1- Le musulman doit avoir l'intention de se laver (l'intention se fait avec le cœur et ne doit pas être prononcée avec la langue).

2- Dire ensuite : " Au nom d'Allah (bismillah). 

3-Se laver les mains à trois reprises.

4-Se nettoyer les parties intimes.

5-Faire les ablutions comme cités auparavant. (Attention ! Les ablutions s'annulent automatiquement par le toucher des parties intimes.)

6-Se verser de l'eau sur la tête à trois reprises. La femme doit défaire ses nattes si l'eau n'atteint pas la racine des cheveux.  

7-Se verser de l'eau sur le reste du corps à trois reprises, sans laisser un endroit sec.

B-Le lavage suffisant :

1- Le musulman doit avoir l'intention de se laver (l'intention se fait avec le cœur et ne doit pas être prononcée a haute voix).

2- Dire ensuite : " Au nom d'Allah (bismillah). 

3-Se verser de l'eau sur tout le corps une fois, sans laisser un endroit sec.

Il est permis à celui qui a fini son lavage de se sécher avec une serviette ou autre, été comme hiver.

Il est conseillé de se laver de cette façon avant la prière du vendredi, avant la prière des deux fêtes, après avoir lavé un mort, avant d'effectuer le petit et le grand pèlerinage, en entrant à la Mecque et en stationnant à Arafat.

 

Un seul lavage est suffisant pour plusieurs intentions (exemple : lavage pour grande impureté avant la prière du vendredi)

Lorsque le musulman se retrouve en état de grande impureté, il ne doit pas réciter le Coran (toutefois, il lui est permis d'implorer Allah par des invocations contenues dans le Coran), toucher ou porter le coran, faire la prière (salat), de faire la circumambulation autour de la Ka'ba, rester dans une mosquée.

Lorsque le musulman doit effectuer son lavage pour une des raisons énumérées auparavant et qu'il n'a pas d'eau, il peut avoir recours à l'ablution sèche (tayamum).

 

Au cas où le musulman doit faire les ablutions ou le lavage et ne trouve à sa disposition ni eau, ni terre, il prie dans son état sans avoir besoin de refaire sa prière lorsqu'il trouvera de l'eau ou de la terre.


 

 

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par salafidunord publié dans : Ablutions
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