Mardi 13 mai 2008


Ce qu’il faut savoir sur la transmission de la science


- Le lundi 12 mai 2008, par Ismail

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Il est important de comprendre l’obligation qu’il y a dans la transmission de la science à la mesure de ce que la personne connaît. Beaucoup de personnes s’interdisent ou interdisent de transmettre certaines connaissances qu’elles peuvent avoir dans des domaines religieux précis, comme la prière, la zakât et autre sous pretexte de ne pas être un savant ou un grand étudiant en science, sans que pour autant cela leur permettent - bien sûr - de donner des avis juridiques. Ainsi, nous allons voir ce que certains de nos savants disent de l’importance de cette transmission afin de propager la vérité et de lever l’ignorance en soi-même, ensuite de celle des autres comme le disait l’Imâm Ahmad.



Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Transmettez de moi ne serait-ce qu’un verset » [1].


SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve)
a dit qu’il n’y a pas une chose qui soit meilleure que d’appeler les gens à Allâh – Djalla wa ‘Ala - lorsque le prêcheur appelle à la grandeur d’Allâh, à l’Uncité d’Allâh, à délaisser le polythéisme et ses différentes facettes, à suivre la Sounnah et qu’il appelle les gens à l’obéissance à leur Créateur qui est leur Seigneur – Djalla wa ‘Ala. Ainsi, SHeikh Sâlih Âli ash-Sheikh explique que pour appeler les gens à l’Islâm, il faut une science, et que certes la condition au prêche, c’est la science. Et ce que SHeikh dit d’important c’est : « …que celui qui connaît une chose avec ses preuves et arguments, doit appeler à cela. S’il a une science sur le Tawhîd et ses bienfaits, qu’il appelle à cela. S’il a une science sur l’interdiction du polythéisme, sur les bienfaits de la prière et ses règles, sur les choses interdites parmi les grands péchés, et bien il doit appeler à cela… » [2].



La question a été posée à notre éminent SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn (rahimahullâh) sur ceux qui disent qu’il faut être un grand étudiant en science pour prêcher les gens à l’Islâm, alors que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dit : « Transmettez de moi ne serait-ce qu’un verset » ?


Le SHeikh a répondu (rahimahullâh) : « Le questionneur a lui-même répondu à sa propre question avec la parole d’une personne meilleure que moi - Et qui est-il ? L’Envoyé (‘alayhi as-salât was-sallam) qui dit : « Transmettez de moi ne serait-ce qu’un verset » Et certes, la personne se doit de transmettre à la mesure de ce qu’elle a de la science de la Législation d’Allâh [Charî’ah], même si sa connaissance n’est que petite. Ceci dit, il est obligatoire pour elle de prendre garde à se donner un statut de « grand Moufti ». Certaines personnes, après avoir donner une assise, se mettent à disposition des gens pour des questions, et se mettent à répondre avec ce qui semble pour eux le plus juste, alors que cela est le contraire (de ce qu’il pense) et qu’en réalité cela une erreur… » [3]. Le SHeikh dit encore dans son commentaire de « Riyâdh as-Sâlihîn » que la personne ne doit pas être forcément une personne versée dans une science profonde [Moutabahiroun] pour prêcher l’Islâm aux gens. Il lui suffit de prêcher les sujets qu’il maîtrise en lui même. Et ce n’est pas une condition qu’il soit versé dans une science profonde [Moutabahiroun] sur toutes choses [pour prêcher]. [4]



SHeikh Sâlih al-Fawzân (qu’Allâh le préserve)
souligne que tout un chacun se doit de prêcher à la mesure de ses capacités. Ce qui veut dire, nous dit SHeikh, d’enseigner aux gens les affaires religieuses, le domaine de la croyance, le fait d’ordonner le convenable et d’interdire le blâmable. Et la personne doit donc appeler à la mesure de ses capacités et de ce qu’elle sait du sujet dans le licite ou l’illicite, l’obligation et le recommandé, le blâmable et ce qui est souhaité, elle doit donc appeler avec ce qu’elle est capable d’établir sur ces sujets et selon son aptitude. SHeikh dit encore que chaque musulman est responsable à la mesure de ses capacités – à l’exemple du responsable de la maison – quand même celui-ci est une personne du commun. Il doit prêcher les gens de sa maison, leur ordonner le convenable et leur l’interdire le blâmable, effacer de sa maison le blâmable et y instaurer les bonnes œuvres. [5]


Après avoir souligné l’importance de prêcher les gens à la mesure de ses capacités, il est important d’indiquer désormais ce que notre SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve) dit concernant le prêcheur lui-même : « ...que tu sois un prêcheur pour Allâh – ‘Azza wa Djal – où tu ne souhaites dans ton prêche que la satisfaction d’Allâh – Subhânahu wa Ta’âla. Et que le prêche pour Allâh – Djalla wa ‘Ala – soit basé sur ce que les gens peuvent comprendre et non pas sur ce qu’ils veulent. Donc, de transmettre aux gens une science qu’ils peuvent saisir... » [6].


Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî

[2] Kitâb « Madjmu’ Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da’wat ila-Allâh » p.208 et 227

[3] Kitâb « Wassâyâ wa tawdjîhât li-toulâb al-Ilm » p.304

[4] Kitâb « Charh Riyâdh as-Sâlihîn min Kallâm Sayd il-Moursalîn » de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, 2/348

[5] Al-Mountaqa min Fatâwa du SHeikh al-Fawzân, 1/65

[6] Kitâb « Madjmu’ Douroûss wa rassâ-îl fîd-Da’wat ila-Allâh » p.193 et 195

par salafidunord publié dans : Manhadj
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Lundi 17 mars 2008


Shaykh Muqbil Ibn Hâdî Al-Wâdi’î

 

 


Louange à Allah Seul, et que les éloges et la salut d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons. Je témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, Unique et sans associé, et je témoigne que Muhammad est Son serviteur et messager.

 

Ceci dit : Ces derniers temps, les divergences se sont multipliées entre les étudiants en science de Ahl As-Sunnah, qu’Allah leur accorde tout bien et éloigne d’eux toute chose mauvaise et détestable. Ils ont divergé sur des questions sur lesquelles la divergence ne doit pas être la cause de débat, de dispute, puis de division. […] Et la divergence est un mal, comme l’a dit ‘Abd Allah Ibn Mas’ûd lorsque ‘Uthmân a accompli quatre raka’ât en tant qu’imam à Minâ [pendant le pèlerinage]. ‘Abd Allah dit alors : « Nous sommes à Allah et à Lui nous revenons. J’ai accompli avec le Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam) à Minâ deux raka’ât ; j’ai accompli avec Abû Bakr à Minâ deux raka’ât ; j’ai accompli avec ‘Umar à Minâ deux raka’ât. Si seulement, en lieu et place de ces quatre raka’ât, j’avais accompli deux raka’ât acceptées. » (Al-Bukhârî) et Abû Dâwud ajouta – comme cela est mentionné dans Fath Al-Bârî – on dit à ‘Abd Allah : « Tu as blâmé ‘Uthmân, puis tu as accompli tout de même quatre raka’ât ? » Il répondit : « La divergence est un mal. »

 

Le Seigneur Tout Puissant dit : « Ne vous disputez pas, sinon vous échouerez et perdrez votre force. » Et dans As-Sahîh (Al-Bukhârî) d’après Jundub, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Récitez le Coran tant que vos cœurs sont unis sur celui-ci, et lorsque vous divergez, éloignez-vous en. » Dans Al-Musnad de l’imam Ahmad on rapporte un récit dont le sens est le suivant. D’après ‘Abd Allah Ibn ‘Amr Ibn Al-‘Âs, un groupe de compagnons s’assit devant les appartements du Messager d’Allah (salallahu ‘alayhi wasalam), et ils commencèrent à se disputer : untel donne un verset pour argument, untel en donne au autre. Le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam)  sortit en colère en dit : « Ce n’est pas pour cela que vous avez été suscités, n’opposez pas [les parties] du Coran les unes aux autres. Pourquoi n’êtes vous pas comme ces deux hommes ? » C’est-à-dire ‘Abd Allah Ibn ‘Amr et un de ses compagnons qui s’étaient assis loin du groupe.

 

Dans As-Sahîh, d’après Abû Hurayrah, le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Contentez-vous de ce que je vous ai apporté, car ce qui a fait périr ceux d’avant vous sont leurs nombreuses questions et leur divergence avec leurs prophètes. »

 

Dans Sahîh Al-Bukhârî, on rapporte que Ibn Mas’ûd entendit un homme réciter un verset différemment de qu’il entendit du Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam). Il dit : « Je le pris donc par la main et l’emmenai au Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam)  qui dit : « Vous avez tous les deux agi en bien, alors lisez [chacun de votre manière], car ceux d’avant vous ont divergé et ont péri. »

 

Quant au hadith : « La divergence dans ma communauté est une miséricorde. » c’est un hadith faux, aussi bien dans le texte que dans la chaîne de transmission. Son sens est rejeté par les preuves qui ont précédé et par la Parole d’Allah : « Ils ne cessent de diverger sauf ceux à qui ton Seigneur a fait miséricorde. » Donc on peut comprendre de ce noble verset que ceux qui divergent ne sont pas de ceux à qui Allah a fait miséricorde. Et Allah est plus savant.

 

Ô Ahl As-Sunnah ! Je ne prendrai pas comme argument contre vous la Parole d’Allah : « Ceux qui fractionnent leur religion et se divisent en sectes, tu n’as pas à répondre d’eux. » Car, par la louange d’Allah, vous n’avez pas fractionné votre religion, mais vous avez uniquement divergé sur quelques questions, et ce alors que nos pieux prédécesseurs ont divergé sur des questions plus grandes encore, mais cela ne les a pas conduit s’éloigner ou à rompre les liens. Celui qui lit Al-Muhallâ de Muhammad Ibn Hazm – qu’Allah lui fasse miséricorde, le Livre des divergences entre les savants de Muhammad Ibn Nasr Al-Marûzî – qu’Allah lui fasse miséricorde, Al-Awsat fî As-Sunan, Al-Ijmâ’ wal-Ikhilâf de Ibn Al-Mundhir – qu’Allah lui fasse miséricorde, Fath Al-Bârî, ou Tafsîr Ibn Kathîr, constatera que nos pieux prédécesseurs – qu’Allah leur fasse miséricorde – ont divergé sur de nombreuses questions touchant aux adorations et aux attitudes, mais cela n’a pas amené les savants à s’écarter les uns des autres. Quant à leurs adeptes, cela leur est arrivé en raison de l’ignorance et du suivi aveugle.

 

Nous ne demandons pas aux adeptes de la Sunna de notre époque de ne pas diverger sur l’authenticité ou la faiblesse d’un hadith, ou sur la compréhension des preuves, car c’est un point sur lequel les pieux prédécesseurs ont divergé, comme cela est connu dans leurs biographies. Même les anges ont divergé ; Allah dit : « Dis : « Ceci (le Coran) est une grande nouvelle, mais vous vous en détournez. Je ne connaissais rien de l’assemblée élevée [les anges] quand ils se disputaient. » De même, Sulaymân fut d’un avis contraire à son père Dâwûd ; Allah dit : « Et Dâwûd et Sulaymân, quand ils eurent à juger au sujet d’un champ cultivé, où des moutons appartenant à une peuplade étaient allés paître, la nuit. Nous étions témoin de leur jugement. Nous avons fait comprendre ce jugement à Sulaymân. Et à chacun d’entre eux, Nous avons donné la faculté de juger et le savoir. »

 

Dans les deux Sahîh, on rapporte d’après Abû Hurayrah que le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) a dit : « Deux femmes avaient chacune leur enfant, et le loup vint prendre l’enfant de l’une des deux. L’une dit l’autre : « Il a pris ton enfant. » et l’autre répondit : « Non, c’est ton enfant qu’il a pris. » Elles se rendirent donc chez Dâwûd pour qu’il juge entre elles, et il accorda l’enfant à la plus âgée [des deux femmes]. Elles se rendirent ensuite chez Sulaymân Ibn Dâwûd et l’en informèrent. Il dit : « Apportez-moi un couteau afin que je le partage entre vous deux. » La plus jeune [des deux femmes] dit alors : « Non, ne fais pas cela – qu’Allah te fasse miséricorde – c’est son enfant. » Sualymân accorda alors l’enfant à la plus jeune. » Abû Hurayrah dit : « Par Allah, je n’ai entendu le terme « Sikkîn » (couteau) que ce jour-ci, nous utilisions plutôt le terme « Mudyah ». »

 

C’est là le conseil que je pouvais adresser à mes frères en Allah, parmi Ahl As-Sunnah. Et je demande à Allah qu’Il leur accorde secours et réussite. Que les éloges et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sa famille et ses compagnons.

 


Source : Al-Bishârah, p.5-9

Traduit en publié par les Salafis de l’Est


par salafidunord publié dans : Manhadj
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Jeudi 6 mars 2008

Cette question demande de l'approfondissement mais nous donnerons ici quelques exemples pour comprendre les caractéristiques d'un hizbi, qu’il soit un leader ou un suiveur, et ceci en sept points :

disponible en format pdf  ici


Source :

http://www.alminhadj.fr


par salafidunord publié dans : Manhadj
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Vendredi 22 février 2008


A ceux contre qui cheikh Rabi' a fait des mises en garde: vous ne pourrez pas dire qu'il ne vous a pas conseillé ou qu'il n' a pas patienté!

Document pdf à télécharger  ici


Source ;

http://www.alminhadj.fr
par salafidunord publié dans : Manhadj
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Dimanche 17 février 2008

   

Parmi les expressions trompeuses, ce que disent certains
d'entre eux :

"Ce cheikh ne fait pas partie des grands savants"

Celle-ci est répétée par certaines personnes quand elles veulent rejeter la parole d'un cheikh, ou quand elles veulent détourner quelqu'un de son écoute ou de son enseignement. Et en particulier lorsqu'il s'agit d'interdire le mal, de mettre en garde contre les innovations et de signaler les erreurs


Télécharger au format PDF   ici



Source :


http://www.alminhadj.fr/

par salafidunord publié dans : Manhadj
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