Lundi 7 janvier 2008

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

D’après ‘Abdullâh Ibn Abî Bakr (rahimahullâh) - Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a adressé à ‘Amr Ibn Hazm une lettre qui dit : « Que seuls ceux qui sont purifiés touchent le Qor’ân » Rapporté par Mâlik avec une chaîne de transmission « Moursal »  [1]



- Le degré d’authenticité [Daradjat] du hadîth :

Il y a certes une divergence de la part des spécialistes sur ce hadîth et son authentification. Abû Dâwoud a dit : La chaîne de transmission de ce hadîth n’est pas authentique […] Ce hadîth a été authentifié par al-Hâkim, Ibn Hibbân, al-Bayhaqî – Et l’Imâm Ahmed a dit : J’espère que ce hadîth est authentique […]

- Les mots utilisés [Moufradât] dans le hadîth :

Seuls ceux qui sont purifiés : Purifié [at-Tâhir] est un mot qui a plusieurs sens. Il englobe la purification de ce qui est considéré comme une impureté majeure, et il englobe ce qui est considéré comme une impureté mineure. Comme il englobe celui qui porte sur lui une impureté. Le dire prédominant [ar-Râdjih] dans ce qui est voulu en cela, c’est ce qui est considéré comme une impureté mineure, comme cela sera expliqué dans la clarification de la parole dans la jurisprudence du hadîth – Insha Allâh.

Al-Qor’ân : Son origine à comme synonyme la lecture. Ensuite son déplacement. Et il a été transmis en tant que Parole miraculeuse descendue sur le Prophète Muhammad (sallallahu ‘alayhi wa sallam) liée au chapitre de ce qui englobe l’origine sur l’exécutant [Bâb itlâq al-masdar ‘ala maf’oûlihi].

- Ce qu’il y a à prendre du hadîth :

1) – Lorsque le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a envoyé à Najrân ‘Amr Ibn Hazm al-Ansârî afin qu’il leur apprenne la religion, il lui a écrit ce livre énorme qui rassemble de nombreuses traditions [Sounans] acceptées par la Communauté. Al-Hâkim a dit : Le hadîth de ‘Amr Ibn Hazm fait parti des bases de l’Islâm.

2) – Dans ce livre : « Que seuls ceux qui sont purifiés touchent le Qor’ân », l’auteur a développé l’explication de l’interdiction de celui en état d’impureté mineure de le toucher [le Qor’ân], de même pour celui en état d’impureté majeure, à plus forte raison.

3) – Le sens apparent du hadîth interdit de toucher le Qor’ân sans une barrière et sans être en état d’ablution.

4) – Le ministre Ibn Habîrah [2] a dit : Il y a un consensus sur le fait qu’il n’est pas permis de toucher le Qor’ân sans une barrière. SHeikh al-Islâm [Ibn Taymiyyah] a dit : selon les 4 dogmes de pensées, il n’est pas permis de toucher le Qor’ân sans être en état de pureté. Ce qu’indiquent le Qor’ân et la Sounnah est qu’il n’est pas permis à la personne en état d’impureté de toucher le Qor’ân ; et cela est le dire de la majorité [des savants] et ce qui est bien connu chez les Compagnons.

5) - Et pour ce qui est de le toucher en état d’impureté mineure, ceci se présente de deux façons :

Le premier : L’interdiction, qui a le même jugement que pour l’état d’impureté majeure.

Le deuxième : La permission par nécessité.

Il est dit dans « al-Insâf » : Il est rapporté deux versions du dogme [de l’Imâm Ahmed]. SHeikh ‘Abdullâh Abâbatîn a dit : Ce qui est bien connu du dogme [de l’Imâm Ahmed] est que cela n’est pas permis. Et il est rapporté dans l’une des deux versions d’après Ahmed la permission.

6) - Seuls ceux qui sont purifiés : Ce terme [at-Tâhir] a plusieurs sens qui sont au nombre de quatre :

a) – Ce qui est voulu par le terme « Purifié » [at-Tâhir], c’est le musulman. Comme Allâh – Ta’âla – dit : « Les associateurs ne sont qu’impureté » [3] Ce qui est voulu par cela, c’est la purification au niveau du sens dogmatique.

b) – Ce qui est voulu, c’est la purification de l’impureté. Comme ce que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit de la chatte : « Elle n’est pas impure. »

c) – Ce qui est voulu, c’est la purification de l’état d’impureté majeure après un rapport intime [Djanâbah]. Ce qui a été rapporté d’après Ahmed, Abû Dâwoud, at-Tirmidhî, an-Nassâ-î, Ibn Mâdja d’après ‘Alî, est que le Prophète a dit : « Ceci est permis [lire le Qor’ân] à celui qui ne traîne pas une souillure majeure. »

d) – Ce qui est voulu par la purification, ce sont les ablutions. Il a été rapporté, d’après al-Bukhârî et Muslim, que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Allâh n’accepte pas la prière de l’un d’entre vous s’il est en état d’impureté, jusqu’à ce qu’il fasse ses ablutions. » Tous ces sens de la purification entrent dans ce qui peut être voulu dans législation de ce hadîth. Et nous n’avons pas de prédominance particulière qui l’emporterait sur l’autre. Car l’un porte l’autre, l’impureté mineure, et c’est une certitude. C’est donc l’avis de la majorité [des savants] des quatre dogmes [de pensée] et ceux qui les ont suivit.

Ceci dit, ils ne donnent pas de preuve forte sur la question de l’interdiction pour la personne en état d’impureté de toucher le Qor’ân. Le doute quant à l’authenticité de cet avis est bien présent, et certes le fait de s’en abstenir par précaution est ce qui prédomine. Ibn Ruchd a dit : La raison de leur divergence [aux savants] est due à la compréhension qu’ils ont eu de la Parole d’Allâh – Ta’âla : « que seuls les purifiés touchent » [4] entre « les purifiés » qui sont les enfants de Âdam [au sens général du terme donc l’être humain], et entre les Anges. Et entre cette interprétation comprise comme une interdiction et celle qui est comprise comme n’étant pas une interdiction. Ceux qui ont compris « les purifiés » comme étant les enfants de Âdam [au sens général du terme] disent : Il n’est pas permis de toucher le Qor’ân si ce n’est en état de pureté. Et ceux qui ont pris cela comme une information seulement, comprennent le terme « les purifiés » comme étant les Anges et disent : Il n’y a pas dans ce verset une preuve qui conditionne la purification pour celui qui touche le Qor’ân. Et donc, il n’y a pas de preuve [Dalîl] du Livre ou de la Sounnah attestant ce dire pour qui n’accepte pas ce hadîth.

7) – Dans ce hadîth, il y a le fait d’honorer le Qor’ân. Il doit être obligatoirement sacralisé et il n’est pas permis de toucher le Qor’ân avec une impureté, comme de l’emporter dans un endroit inapproprié, d’accrocher des versets sur les murs. ou de le réciter en un endroit de divertissement ou auprès d’un chanteur, ou auprès d’une personne qui fume la cigarette, ou en un endroit à vacarme où les gens lèvent leur voix, et tout ce qui peut ressembler à cela dans le manque de respect et de considération à l’égard du Livre d’Allâh – Ta’âla. [5]

Notes


[1] Le hadîth moursal : est un hadîth altéré - soit il manque un compagnon dans la chaîne [Isnâd], soit il s’arrête au niveau d’un des suivants (Tâbi’î) des compagnons.

[2] Son nom complet est Ibn Habîrah Ibn Habîrah al-Wazîr al-Kâmil, érudit et éminent savant hanbalite réputé pour son équitablilité – auteur de « at-Tassânif » - Abû al-Moudhfar Yahya Ibn Muhammad Ibn Habîrah Ibn Sa’d Ibn Hassan Ibn Djahm ach-Chaybânî al-Hanbalî al-‘Irâqî.

[3] Coran, 9/28

[4] Coran, 56/79

[5] Kitâb « Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm » du SHeikh ‘Abdullâh al-Bassâm,
1/349-353


Source :


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par salafidunord publié dans : Coran
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Lundi 24 septembre 2007
 

Assalâm 'alaykoum

 

Un article machallah ! très interressant tiré d'une conférence de Shaykh Rabee' qu'Allah le préserve, un des grands savants de notre époque.

 

Annotations sur les recommandations de Loqmân le sage

 

La méthodologie du shaykh vient mettre en lumière les exhortations sublimes contenues dans les versets 13 à 19 de sourate loqmân.

 

à lire, à relire et à appliquer... avec l'aide d'Allah.

 

Voici d'ailleurs la parole de shaykh Rabee' en introduction :

 

" J’ai souhaité porter une attention particulière sur ces sublimes versets qui réunissent des enseignements touchant à la fois à la croyance, au culte, à la vertu et à l’obligation d’ordonner le bien et d’interdire le mal. Ils font partie de ces merveilleux versets sur lesquels il convient de méditer afin de parfaire notre croyance, notre culte et notre morale. Car, certes, si nous étudions ce n’est que pour mettre en pratique ce savoir afin que notre éthique soit celle dictée par le Livre d’Allah, la Tradition de Son Messager et qu’elle soit inspirée de la vie du Prophète salallahou 'alayhi wa sallam."


 

 

par salafidunord publié dans : Coran
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Jeudi 28 juin 2007

Sheikh ‘Abdullah Ibn Outhmâne Al Quissy Adh-Dhimari

الشيخ عبد الله بن عثمان القيسي الذماري حفظه الله

 

 

[…] La connaissance du Livre d'Allah et de la Sounna est une lumière [An-Nour] qu'Allah - Gloire et Pureté à Lui - a fait parvenir [aux gens] et c'est la raison pour laquelle Allah - le Tout Puissant - dit dans son Noble Livre :  (traduction rapprochée)

« …Une lumière et un Livre explicite vous sont certes venus d'Allah ! - Par ceci (le Coran), Allah guide aux chemins du salut ceux qui cherchent Son agrément. Et Il les fait sortir des ténèbres à la lumière par Sa grâce. Et Il les guide vers un chemin droit. » [Sourate Al Maïda – v5/6]

Ainsi, la connaissance du Livre d'Allah et de la Sounna est une [véritable] garantie qui assure à tous parmi les Hommes et les Djinns de les faire sortir des ténèbres à la lumière…de les faire sortir des ténèbres de l'ignorance, des ténèbres de la mécréance, des ténèbres du polythéisme (Ash-Shirk), des ténèbres de l'innovation (Al Bida')…des ténèbres de la dépravation, des ténèbres des péchés et des ténèbres du mal tout entier vers la lumière de l’Unicité d’Allah [At-Tawhid], vers la lumière de l'adoration, vers la lumière de la soumission, vers la lumière de la science, vers la lumière de la Sounna, vers la lumière du suivi du prophète (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui et sa famille).

Et Allah - Gloire et Pureté à Lui - a imposé [kallafâ] à son messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui et sa famille) la transmission de ce message et a fait descendre sur lui cette lumière, et Il Lui a révélé ce Livre afin de faire sortir les gens des ténèbres à la lumière.

[Allah] dit dans son Noble Livre : (traduction rapprochée)

« Alif, Lâm, Râ'. (Voici) un livre que nous avons fait descendre sur toi, afin que - par la permission de leur Seigneur - tu fasses sortir les gens des ténèbres vers la lumière, sur la voie du Tout Puissant, du Digne de louange. » [Sourate Ibrahim – v01]

Sur la voie d’Allah, sur la voie du Tout Puissant, du Digne de louange…

Notre seigneur - Gloire et Pureté à Lui - a ordonné à Son messager (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui et sa famille) "de porter le poids" de ce Livre (Al Qur’an) et c'est pour cela qu'il l'a fait descendre sur lui afin qu'il fasse sortir les gens des ténèbres vers la lumière, des ténèbres des péchés, de la décadence, des innovations, vers la lumière de la science, de la guidée, de la connaissance et de la Sounna...

source :
 
www.olamayemen.com
 

 

l'audio en arabe  


Téléchargement An-nour_Dhimaree.mp3 


Source :

http://ahloulhadith.typepad.com/


par salafidunord publié dans : Coran
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Samedi 23 juin 2007
Question : 
Est-il authentique que [le Khalîf] ‘Uthmân – l’Agrément d’Allâh sur lui- lorsqu’il assembla le Coran dans un seul livre (mushaf), [ordonna] la suppression de certaines variantes (litt. lettres /ahruf) et qu’il aurait confirmé (athbata) certaines lectures par rapport à d’autres ?
 
Réponse du Noble Chaykh ‘Abdu-l’Azîz Ibn ‘Abd-Allâh Ibn Bâz – rahimahu-llâh- : 
 
Il a été confirmé du Messager d’Allâh –Prière et Salut d’Allâh sur lui- [la] parole : 
 
« Ce Coran a été révélé (anzala) selon sept variantes. Lisez ce qui vous est possible. » 
 
Les vérificateurs (muhaqqiqûn) parmi les gens de science ont dit [à propos de ces variantes] qu’elles sont proches dans leur signification (ma’nâ) et différentes (variées /mukhtalifah) dans leurs termes (alfâz).
Lorsque la divergence [dû aux variantes] chez les gens, parvint à ‘Uthmân –l’Agrément d’Allâh sur lui- et que Hudhayfah [Ibn Al-Yaman] vînt lui dire : « Les gens commence à prendre conscience. », il décida de consulter les Compagnons présents en son temps comme ‘Alî, Talhah, Az-Zubayr et d’autres … ils suggérèrent d’assembler le Coran [1], sur une seule et même variante (litt. lettre /harf) afin que les gens s’arrêtent de diverger.
Ainsi, il [ordonna] son assemblage –l’Agrément d’Allâh sur lui-, et [décida] la création d’une commission (ladjnah) [composée de] quatre [personnes] et [désigna] Zayd Ibn Thâbit pour la présider [2].
Ils rassemblèrent le Coran sur une seule variante, l’écrivirent et en répartirent [les copies] aux [différentes] provinces [territoriales] afin qu’elles soient adoptées [par les gens] et que disparaissent les différents (nizâ’).
Quant aux sept ou dix versions de lectures (qira ât), elles sont présentent au sein même de la vulgate de ‘Uthmân –l’Agrément d’Allâh sur lui- [comme] l’addition (ziyâdah), la réduction (naqs), [la] prolongation (madd) d’une lettre ou la vocalisation (chakl) du Coran. Tout cela est inclus (dâkhil) dans l’unique variante que ‘Uthmân a assemblé –l’Agrément d’Allâh sur lui- [3] et ce qui a été voulu [par son agissement], c’est la protection (hifz) de la parole d’Allâh et l’empêchement (man’) aux gens de tomber dans la dissension (ikhtilâf) qui peut leur être négative et engendrée la sédition (fitnah) entre eux.
Allâh –Exalté et élevé soit-Il- n’exige pas [qu’on] lise [le Coran] sur les sept variantes mais plutôt [comme] l’a dit le Prophète –Prière et Salut d’Allâh sur lui- :
 
« … Lisez ce qui vous est possible. »
 
Quant au rassemblement (djam’) des gens sur une seule variante (lettre) est un acte (‘amal) bon (tayyib) pour lequel ‘Uthmân et les Compagnons sont loués –l’Agrément d’Allâh sur eux- pour ce qu’il y a comme facilité (taysîr), simplification (tashîl) et l’escompte (hasm) de l’objet (mâddah) de controverse (khilâf). 
 
___________________ 
[1] : A l’époque, les versets été écris sur différents matériaux. 
[2] : Il s’agit de la version d’Al-Bukhârî. Les 4 Compagnons sont : Zayd Ibn Thâbit (scribe de la Révélation du temps du Messager), ‘Abdu-llâh Ibn Az-Zubayr, Sa’îd Ibn Al-‘Âs et ‘Abd-Rrahmân Ibn Al-Hârith Ibn Hichâm. 
[3] : En effet, beaucoup croient que les 7 variantes ou lettres mentionnées par le Messager correspondent aux 7 lectures… Au contraire, elles résultent de la variante que ‘Uthmân a assemblé. Les sept grands lecteurs sont les suivants : 1) Nâfi’ de Médine, 2) Ibn Kathîr de la Mecque, 3) ‘Âsim de Koufah, 4) Hamzah de Koufah, 5) Al-Kisâ î de Koufah, 6) Abû ‘Amr de Bassorah, 7) Ibn ‘Âmir de Syrie, 8), 9), 10) … Chacun de ces lectionnaires a eu des transmetteurs connu comme les imâms Warch (lecture en Afrique du Nord), Hafs (lecture au Moyen Orient), Qalûn (en Lybie) … 
 
Traduction : MUKHLISÛN 
 
par salafidunord publié dans : Coran
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Dimanche 8 avril 2007


 par Ibn Abdel-Hâdî

 


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Allâh - Subhânahu - dit :


« Allâh ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "Al-Qayyoûm". Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône « Kursî », déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. » [1]


Le verset du trône [Ayat al-Kursî] revêt une grande importance. En effet, d’après un hadîth authentique [Sahîh], le Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dit qu’il est le meilleur verset du Livre d’Allâh.

[...]

D’après ‘Ubay Ibn Ka’ab, le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) l’interrogea à propos du verset le plus important du livre d’Allâh et il répondit : « Allâh et Son Messager le savent mieux ». Et puis le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) lui répéta la même question et ‘Ubay finit par dire : « C’est le verset du trône ». Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) lui dit alors : « Félicitations pour ton savoir O Abâ Mundhir. Au nom de Celui qui tient mon âme en Sa main, il (le verset) possède une langue et deux lèvres qui glorifient le Roi au pied du Trône » [2] [3]


 

Abû Hurayra (radhiallâhu ‘anhu) a dit :


« Le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) m’a confié la garde de la Zakat du ramadhân. Et puis quelqu’un vint prélever des denrées et je l’ai saisi et lui ai dit : je t’emmènerai au messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Il me dit : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ». Je l’ai relaxé.


Au matin, je me suis rendu auprès du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et il m’a dit : « Il a évoqué une grande nécessité et une famille [nombreuse]. C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » « La vérité est, dit le Prophète, qu’il vous a menti et il reviendra. » C’est alors que j’ai su qu’il retournerait puisque le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) l’a prédit. Je l’ai guetté et il revint prélever de la nourriture et je l’ai saisi et lui ai dit : je te présenterai au Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Il dit alors : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ». Je l’ai relaxé. Au matin je me suis rendu auprès du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ? - Je lui dis, ô Messager d’Allâh ! Il a évoqué le besoin et une famille [nombreuse]. C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » La vérité est qu’il vous a menti et il reviendra, dit le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam). Je l’ai guetté pour la troisième fois et il revint prélever de la nourriture et je l’ai saisi et lui ai dit, je t’emmènerai au Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) car c’est la troisième fois que tu prétends que tu ne reviens pas mais tu l’as fait. Il dit:



« Laisse-moi t’apprendre des mots qui te seront utiles.


  • Lesquels, lui ai-je dit ?
  •  
  • quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône [Ayat al-Kursî] :
  •  

« Allâh, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant »


Jusqu’à la fin du verset.


Si tu le fais Allâh t’affectera un gardien, et Satan [Chaytân] ne s’approchera pas de toi jusqu’au matin. « Je l’ai relaxé. Et puis, au matin, je me suis rendu auprès du messager d’Allâh (sallallahu ‘(alayhi wa sallam) et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ? - Je lui ai dit : « Il a prétendu m’avoir appris des mots dont Allâh me fera profiter... »

  • Quels sont ces mots ?
  • Il m’a dit : quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône depuis le début jusqu’à ce que tu le termines :

« Allâh, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le vivant, le Substituant »

Et il m’a dit qu’Allâh m’affecterait un gardien et que Satan [Chaytân] ne s’approcherait pas de moi jusqu’au matin ». - Les gens (de l’époque) étaient les plus soucieux d’apprendre tout ce qui était un bien. Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « En réalité, il vous a dit la vérité, même s’il est un menteur. Tu sais à qui tu as affaire depuis trois nuits ?


  • Non
  •  
  • C’est Satan [Chaytân] [4]
  •  

Abû Hurayra a rapporté que l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :


 

« Dans la sourate « La Vache », il y a un verset [Âyat al-Kursî] qui est le Chef des Versets du Coran, il n’est pas récité dans une maison sans que le démon ne la quitte. » [5]


Notes

[1] Coran, 2/255

[2] Rapporté par Muslim

[3] Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-’Adhîm » de Ibn Kathîr, vol-2 p.399

[4] Rapporté par al-Bukhârî dans son Sahîh

[5] Rapporté par Al-Hâkim


 


source :


http://www.manhajulhaqq.com/

par salafidunord publié dans : Coran
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