Mardi 17 juin 2008


Explication du principe sur la question…


- Le mardi 17 juin 2008, par Ismail




BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm



Le Prophète a dit : « Allâh a créé la maladie et son remède et a créé pour chaque maladie son remède. Soignez-vous donc. (Mais) ne vous soignez pas avec ce qui est illicite" [1]
 [2]


Le Prophète, questionné au sujet du médicament dans lequel on a mis de l’alcool, a dit à propos de l’alcool : « C’est une maladie, ce n’est pas un remède »


Al-Qâdhî Abî Muhammad ‘Abdel-Wahhâb (rahimahullâh) dit qu’il n’est pas permis de consommer de l’alcool afin de s’abreuver comme pour ce qui est de se soigner, ce qui différe de l’avis de Abû Hanîfa et de ath-Thawrî [3].


Ainsi, les jurisconsultes divergent sur le fait de considérer le besoin de se soigner comme une permission de consommer les nourritures ou les boissons impures ou illicites, en tant que nécéssité pour ne pas mourir de faim. Les Malékites et les Hanbalites interdisent l’utilisation de remède pour la guérison contenant une chose illicite dont l’alcool. Et le « Madhhab » de l’Imâm Abû Hanîfa le permet dans ce sens selon un dire présent dans « al-Moukhtâr », et un des avis de l’Imâm ach-Châfi’î va dans ce sens [4]. Sur le hadîth où le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dit : « C’est une maladie, ce n’est pas un remède. » ‘Abdullâh Ibn Mass’oûd (radhiallâh ‘anhu) a dit : « Certes Allâh ne vous accorde pas la guérison avec ce qu’Il vous a interdit. » L’Imâm ach-Chawkânî (rahimahullâh) a dit sur ce hadîth que l’alcool n’est pas un remède, comme cela est interdit dans l’utilisation d’un remède ou comme boisson. [5]


Les savants de Lajnah ad-Dâ-ima ont expliqué que le traitement médical est quelque chose qui est prescrit dans la religion, mais cela doit être dans ce qui a été légiféré par Allâh – Djalla wa ‘Ala - et par Son Messager (sallallahu ‘alayhi wa sallam), car c’est dans cette façon de faire que se trouve la guérison. Mais dans ce qui a été interdit par Allâh, il n’y a pas de guérison.


Ce qui indique qu’il est interdit de traiter la maladie avec ce qui est illicite de manière générale et avec de l’alcool en particulier, est ce qui a été rapporté par al-Bukhârî dans son Sahîh selon Ibn Mass’oûd (radhiallâhu ‘anhu ) qui dit : « Certes Allâh ne vous accorde pas la guérison dans ce qu’Il vous a interdit. » At-Tabarânî le rapporte d’après des gens qu’ils considèrent comme sûrs. Il a également été rapporté par Ahmad et Ibn Hibbân dans son Sahîh, et par al-Bazâr, Abû Ya’lâ et at-Tabarânî, que les hommes de Abû Ya’lâ sont avérés [Thiqât] – et aussi d’après Oum Salamah (radhiallâhu ‘anhu).


Abû Dâwoud rapporte dans ses Sounans que Abû Dardâ (radhiallâh ‘anhu) a dit : Le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Allâh a fait descendre la maladie et la guérison, et il a fait pour chaque maladie un remède. Ainsi, traitez la maladie, mais ne la traitez pas avec ce qui est illicite. » Dans le Sahîh Muslim, il est rapporté d’après Târiq Ibn Suwayd al-Djou’fî qui a interrogé le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) à propos de l’alcool que le Prophète lui a interdit, ou il lui a dit de ne pas le faire. Il dit : « Mais je l’utilise en tant que remède ? » Il lui dit : « Ce n’est pas un remède, c’est une maladie. »


Il est important de souligner que lorsqu’Allâh enjoint quelque chose, c’est soit parce qu’elle est nécessairement bonne ou que son bienfait l’emporte sur son mal. Et quand Il interdit une chose, c’est soit parce qu’elle est nécessairement mauvaise ou parce que son mal l’emporte sur son bien. Certes Allâh – Djalla wa ‘Ala – est Sage et Omniscient. Si la personne malade imagine que sa maladie ne peut être guérie que par la consommation de l’alcool, c’est une erreur. Il existe de nombreux types de médecine et des voies de recours spirituel et naturel. En outre, le médicament ne guérit pas la maladie, la guérison vient plutôt d’Allâh – Djalla wa ‘Ala – lors de l’utilisation du médicament. Ainsi, l’utilisation des moyens prévus est une chose sur laquelle on s’appuie en tant que circonstance et moyen, mais cela doit être fait avec une remise confiante en Allâh – Djalla wa ‘Ala. Et ce qui est légiféré - sur ce principe - c’est de croire que cela peut être bénéfique comme son contraire, et c’est ce qui est souhaité. Et croire que la guérison ne repose que sur cela [c’est-à-dire, le médicament], c’est du polythéisme. [6]


Notes

[1] Rapporté par Abû Dâwoud

[2] Rapporté par Muslim

[3] Kitâb « Al-Ichrâf ‘ala noukati massâ-îl al-Khilâf » du Qâdhî Abî Muhammad, 4/393

[4] Al-Fiqh al-islâmî wa Adillatuh, 7/5498-5499 et Bouhoûth wa Fatâwa Islâmiyyah fî qadhâyâ mou’âssirah, 3/35-36

[5] Kitâb « Nayl al-Awtâr min Asrâr Mountaqa al-Akhbâr » de l’Imâm ach-Chawkânî, 15/265-266

[6] Fatâwa Al-Lajnah Ad-Dâ-ima lil-Bouhouth Al-’Ilmiyyah wal-Iftâ, 22/87-88



Source :


http://www.manhajulhaqq.com


par salafidunord publié dans : Fiqh
commentaires (0)    recommander
Mardi 3 juin 2008

Les avis des différents savants sur la question…


- Le mardi 3 juin 2008, par Ismail

 


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm



Djâbir (radhiallâhu ‘anhu) a dit que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Celui qui craint de ne pas se réveiller à la fin de la nuit, qu’il accomplisse le witr à son début. Mais celui qui croit pouvoir se réveiller, il vaut mieux le faire à sa fin car les anges assistent à la prière de la fin de la nuit et elle a plus de valeur ». [1]



Certes - concernant le Witr - les savants ont divergé sur sont statut. L’Imâm Abû Hanîfa dit que cela est obligatoire. Abû Yûssuf et Muhammad disent que c’est une Sounnah avérée et qu’il n’y en a pas un qui l’a délaissé tout en étant pas obligatoire. L’Imâm Mâlik, ath-Thawrî et al-Layth disent que c’est une Sounnah seulement. Et enfin ach-Châfi’î dit que ce n’est pas obligatoire [2]. Ce qui a été aussi expliqué de la sorte par al-Qâdhî Abû Bakr Ibn al-‘Arabî (rahimahullâh) [3]

 

L’Imâm as-San’ânî (rahimahullâh) a indiqué que la majorité des savants sont d’avis que cela n’est pas obligatoire [4]. De son côté - Al-Qâdhî Abî Muhammad ‘Abdel-Wahhab (rahimahullâh) – adopte l’avis que cela n’est pas obligatoire mais une Sounnah avérée [5].

 

SHeikh ‘Abdullâh Al-Bassâm (rahimahullâh) a souligné que l’ensemble des savants parmi les Compagnons ainsi que ceux qui les ont succédés – parmi eux les trois Imâms - Mâlik, ach-Châfi’î et Ahmad – ne soutiennent pas l’obligation du Witr. Et cela sur la base du hadîth lorsque un bédouin a intérrogé le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) sur les obligations qu’Allâh lui impose – Le Prophète répondit : « Les cinq prières de la journée et de la nuit. » Le bédouin demanda : « Il y a-t-il autre chose ? » Le Prophète de répondre : « Non, en dehors des prières surérogatoires. » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

 

L’avis de Abû Hanîfa et un groupe des gens de l’Imâm Ahmad qui voient cela comme une obligation se basent sur le hadîth qui dit : « Le Witr est un droit sur tout musulman. » Rapporté par Abû Dâwoud. Et selon encore Abû Dâwoud qui rapporte d’après Barîdah que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Quiconque ne fait pas le Witr, ne fait pas partie des miens. »


L’avis prédominant auprès de la majorité est que cela est une Sounnah avérée qui n’est pas obligatoire. Et le hadîth qui dit : « Le Witr est un droit » confirme le côté recommandé de l’accomplissement du Witr. Certes, ‘Alî (radhiallâhu ‘anhu) a dit : « Le Witr n’est pas une obligation comme les prières prescrites (obligatoires), mais c’est une Sounnah parmi les Sounnah de l’Envoyé d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam). » [6]

 

SHeikh al-Islâm [Ibn Taymiyyah] a dit : « La meilleur des prières après les prières obligatoires c’est la prière nocturne. Et de ce qui est avéré – sur la question – ce sont le Witr et les deux unités de prière du Fajr. Et il n’est pas demandé à quiconque de le délaisser. Celui qui délaisse le Witr, son témoignage sera rejeté. » Et il dit encore : « Le Witr est meilleur que l’ensemble des prières surérogatoires. » [7] SHeikh al-Islâm précise en d’autres termes dans ses fatwas que : « Al-Witr est une Sounnah avérée selon l’unanimité des musulmans, et le témoignage de celui qui le délaisse sera rejeté » [8]. Ce qui est l’avis que SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) a aussi adopté [9].

 

Notes


[1] Muslim, Ahmad, at-Tirmidhî, Ibn Mâdja

 

[2] Kitâb « Moukhtasar Ikhtilâf al-‘Ulémâ » de l’Imâm Abû Bakr ar-Râzî, 1/224-225

 

[3] Kitâb « al-Massâlik fî Charh Mouwattâ Mâlik » du Qâdhî Abû Bakr Ibn al-‘Arabî, 2/493-494

 

[4] Kitâb « Souboul as-Sallam » de l’Imâm as-San’ânî, 3/23

 

[5] Kitâb « Al-Ichrâf ‘ala noukati massâ-îl al-Khilâf » du Qâdhî Abî Muhammad, 1/352

 

[6] Rapporté par at-Tirmidhî et Abû Dâwoud

 

[7] Kitâb « Tawdhîh ul-Ahkâm min Bouloûgh al-Marâm » du SHeikh ‘Abdullâh al-Bassâm, 2/429-430

 

[8] Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, 23/54

 

[9] Kitâb « ach-Charh ul-Mumti’ ’ala Zâd il-Mustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîn, 4/11-12


 

Source :


 

http://www.manhajulhaqq.com/

 

 

par salafidunord publié dans : Fiqh
commentaires (0)    recommander
Vendredi 23 mai 2008

 

Jurisprudence contextuelle ?


- Le vendredi 23 mai 2008, par Ismail


BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm



Comprendre et percevoir le sens réel du Fiqh al-Wâqi’ - qui fait référence auprès de ceux qui l’emploient, à une jurisprudence spécifique à la réalité ou à une jurisprudence contextuelle qui prend la réalité de la situation des gens et autre. Et qui peut ainsi légitimer auprès de certaines personnes des avis basés uniquement sur le contexte, ou selon leur terme, contextualisation des références islamiques, qui donne le plus souvent des avis contradictoires au Coran et à la Sounnah ? Dans ce sens, la question qui se pose à notre Sheikh Sâlih Âli ash-Sheikh est quel est le sens véritable du Fiqh ul-Wâqi’ et son origine à la base ?



SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve) a répondu à la question en expliquant que premièrement : la combinaison linguistique de « Fiqh ul-Wâqi’ » véhicule deux termes : « Fiqh » [jurisprudence] et « al-Wâqi’ » [réel ou réalité]. Et l’ensemble de ces deux termes était utilisé chez les pieux prédécesseurs [Salaf us-Sâlih] - ils employaient ainsi le terme « fiqh » comme le terme « al-Wâqi’ ». Mais la compréhension qu’ils avaient de « al-Wâqi’ » était une compréhenssion différente de ce qui est entendu dans cette combinaison des termes.

 

Al-Wâqi’ : est ce qui se produit parmi les nouveautés et affaires des gens.

 

Et SHeikh (qu’Allâh le préserve) nous explique que les anciens [Salafs] n’ont pas utilisé cette combinaison et que celle-ci n’existait pas dans cette formulation chez eux. Et ils ne faisaient donc pas de liaison comme cela avec le « fiqh » et « al-Wâqi », et ils ne disaient pas : « Fiqh ul-Wâqi’ ». Mais ils disaient plutôt : Fiqh ul-Kitâb, Fiqh us-Sounnah et d’autres termes similaires tel que « Fiqh al-Koubra » qui fait référence à la Croyance [‘Aqîdah]. Quant au Fiqh ul-Wâqi’, cela n’a pas été mentionné de leur part.

 

Après avoir détaillé la compréhenssion de la combinaison de ces deux termes nous dit SHeikh, nous savons désormais que cela n’était pas une chose employée par les anciens (Salafs), si ce n’est l’utilisation de ces deux termes de manière indépendante. Vu que cela n’a pas été de la sorte auprès des Salafs [anciens], la chose est-elle identique auprès des gens de science (Ahl al-‘Ilm) ? Et bien les gens de science pensent également qu’il n’y a pas de Fiqh ul-Wâqi’ au sens propre du terme.

 

Cependant, al-Wâqi’ est pris en compte. Le Moufti comme le gouvernant [al-Hâkim] ne donne pas d’avis et ne juge pas sur une affaire liée à la Charî’ah avant de connaître la situation réelle [al-Wâqi’] de celui qui pose la question. Lorsque que la personne est interrogée sur une chose, il ne lui est pas permis d’émettre un avis ou de juger sans étudier la situation de la personne. C’est la raison pour laquelle il est rapporté dans certaines questions du livre de l’Unicité [Kitâb at-Tawhîd] que l’Imâm de la Da’wah (SHeikh Muhammad Ibn ‘Abdel-Wahhab) – rahimahullâh – a dit : « Sur cela, les Compagnons ont compris la situation réelle (al-Wâqi’). » Ce qui veut dire qu’ils connaissaient la réalité de la situation des gens dans leurs interrogations. Ils n’étaient pas interrogés sur une affaire sans qu’ils ne connaissent ce que les gens voulaient de cela. [1]

 

Notes



[1] Kitâb « Charh Massâ-îl al-Djâhiliyyah » du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.80


 

Source :


 

http://www.manhajulhaqq.com

 

 

par salafidunord publié dans : Fiqh
commentaires (0)    recommander
Vendredi 16 mai 2008


Terminologie & linguistique


- Le vendredi 16 mai 2008, par Ismail



BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


Dans la langue arabe, les termes et mots ont des significations bien plus précises que ce que l’on peut penser. Les mots ont des profondeurs et des sens parfois larges comme précis. Et nous allons sur cela, expliquer brièvement le terme - Nassîha - qui peut être traduit par conseil sincère, recommandation, parfois même dévouement, sincérité...Tout cela pour une approche plus précise du terme.


SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve) a expliqué dans son commentaire du hadîth : « La religion c’est le conseil sincère [Nassîha] » que le terme « an-Nassîha » - dans ce hadîth - provient du terme « an-Noush » [qui désigne la couture à l’aiguille]. Et que la base du terme « an-Noush » dans la langue arabe est expliquée à travers deux interprétations :


- 1) Que « an-Nassîha » a pour sens le fait de purifier des défauts et de l’association. On dit que le miel est pur ou purifié quand il n’y a rien qui lui ressemble.


- 2) L’explication de « an-Nassîha » est du fait de l’accouplement de deux choses lorsque celles-ci ne le sont pas suite à une séparation [division] entre les deux, on donne ceci qui liera cela, jusqu’à ce que l’accouplement de ces deux choses se fasse et qu’il y ait accord entre ces deux là.


Il a été aussi dit que cela est en référence à la couture – le tailleur [Nâssih]. Celui qui taille les extrémités des bords et les rassemble par la couture. Et ce qui est connu dans le sens de ce hadîth, c’est la volonté du bien que l’on souhaite à celui que l’on conseille [1].


SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh)
explique sur un niveau linguistique de la parole « La religion c’est le conseil » que : La religion (ad-Dîn) est un « Moubtada » [le nom qui commence la phrase] et « an-Nassîha » est un « Khabar » [l’information] et tout parmi le « Moubtada et Khabar » est déterminé [Ma’rifah]. Les savants linguistiques disent que quand le « Moubtada » est déterminé et que le « Khabar » est déterminé, cela empreinte aussi la voie de ce qu’il l’entoure [2].


Ibn Rajab al-Hanbalî (rahimahullâh)
rapporte ainsi en guise d’explication du commentaire des savants sur le terme « an-Nassîha », les paroles de l’Imâm al-Khattâbî qui dit que « an-Nassîha » est un terme global désignant la volonté de voir le bien sur celui que l’on conseille. Que la base de « an-Noush » dans la langue arabe est la pureté et on dit : tu as purifié le miel (Nassahta al’-Assl) quand tu épures une chose de ses impuretés [3].


L’Imâm an-Nawawî (rahimahullâh)
ajoute les propos suivant de l’Imâm Abû Sulaymân al-Khattâbî (rahimahullâh) qui dit : que [an-Nassîha] est un terme court et abrégé qui n’a aucun terme de sens équivalent dans la langue arabe. Comme il n’y a pas dans la langue arabe un terme aussi large que « al-Falâh » pour désigner le bien de ce bas monde et de l’au-delà [4].

Notes


[1] Kitâb « Charh al-Arba’în an-Nawawiyyah » du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p. 120

[2] Kitâb « Charh al-Arba’în an-Nawawiyyah » de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, p.135

[3] Kitâb « Djâmi’ ul-’Ouloûm wal-Hikam » de Ibn Rajab al-Hanbalî, 1/229

[4] Charh an-Nawawî ’ala Sahîh Muslim, 1/292



Source :


http://www.manhajulhaqq.com



par salafidunord publié dans : Fiqh
commentaires (0)    recommander
Jeudi 24 avril 2008



Comprendre le principe sur la question à la lumière des savants


- Le mercredi 23 avril 2008, par Ismail

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm

Il est rapporté par al-Bukhârî et Muslim - d’après Abî Hurayrah que le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le pire des repas est celui offert dans le cadre des réceptions ; on en prive ceux qui en ont besoin et on y invite ceux qui n’en ont pas besoin. Pourtant celui qui ne répond pas à l’invitation désobéit à Allâh et à Son Messager ».



Selon les savants, la réponse à donner à une invitation doit être régie par certaines conditions. Si celles-ci ne sont pas réunies, il n’est ni obligatoire ni même recommandé de répondre à une invitation. Mieux, il peut même être interdit de le faire.

Le fait de répondre ainsi à une invitation offerte dans le cadre d’un mariage, est une Sounnah selon le dogme [Madhhab] hanafite. Et selon l’avis majoritaire [Djoumhoûr] des savants, il est obligatoire de répondre à l’invitation offerte dans le cadre des réceptions, obligation individuelle selon les Malékites, Chafiites et les hanbalites d’après leur dogme. Et le froid, la chaleur ou le fait d’être occupé n’est pas une excuse selon eux. Cette obligation s’applique même jusqu’aux jeûneurs, ceci dit, ils ne sont pas dans l’obligation de manger. SHeikh Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh) a souligné dans son commentaire du hadîth, que le jeûneur n’a pas d’obligation quant au fait de rompre son jeûne, mais il a le droit de le faire pour l’occasion. Selon le SHeikh, il n’y a pas de doute sur le fait qu’il est obligatoire pour le musulman de répondre à l’invitation, et que cela constitue un moyen permettant de se rapprocher d’Allâh – ‘Azza wa Djal. Selon les Dhâhirites - [Le Dhâhirisme est une école littéraliste apparue au IXe siècle à Ispahan. Son fondateur fut Dâwoud Ibn `Alî al-Isfahânî (815-884). Cette école était une école théologique mais aussi une école juridique (madhhab) de droit musulman notamment en Andalousie musulmane sous la conduite de Ibn Hazm. L’école juridique a disparu laissant les quatre écoles canoniques subsister après la chute de l’Andalousie. Cette école ne laissait aucune latitude au juge qui ne pouvait se référer qu’au Qor’ân et à la Sounnah.] - le fait de répondre à l’invitation est une obligation qui englobe l’invitation offerte dans le cadre des réceptions comme toute autre invitation [1].



De son côté, l’Imâm an-Nawawî (rahimahullâh) a expliqué qu’il y a divergence entre les gens de science, à savoir : est-il obligatoire ou recommandé de répondre à l’invitation ? Selon son avis, qui est aussi l’avis de son dogme de pensées, cela est une obligation individuelle qui s’impose à toute personne invitée. Et selon lui encore, cette obligation s’annule si la personne a une excuse. Un deuxième avis dit que cela est une Sounnah et un troisième dit que cela est recommandé [2].




D’après Ibn Hajar (rahimahullâh), la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) dans le hadîth qui dit : « désobéit à Allâh et à Son Messager » est une preuve qu’il est obligatoire de répondre à l’invitation. Et que certes, la désobéissance ne peut être considérée comme telle, que quand une obligatoire est délaissée [3].



Notes

[1] Kitâb « Charh Sahîh al-Bukhârî » du SHeikh Ibn ‘Uthaymîn, 4/541-542

[2] Charh an-Nawawî ’ala Sahîh Muslim, 5/237-238

[3] Kitâb « Fath ul-Bârî bi-Charh Sahîh al-Bukhârî » de l’Imâm Ibn Hadjar al-’Asqalânî, 11/544




Source :


http://www.manhajulhaqq.com


par salafidunord publié dans : Fiqh
commentaires (0)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
qu'est ce qu'un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus