Jeudi 18 octobre 2007
Sheikh Sâlih al-Fawzân & SHeikh Ibn ‘Uthaymîn

- Le jeudi 18 octobre 2007, par IsmaiL

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


Question :


Quelle est la parole véridique concernant la lecture des livres des innovateurs [1] et l’écoute de leurs cassettes ?

Réponse :

Il n’est pas permis de lire les livres des innovateurs comme il est interdit d’écouter leurs cassettes, si ce n’est pour celui qui veut les réfuter et expliquer leur égarement. En ce qui concerne le débutant [en science], l’étudiant en science, la personne commune, ou la personne qui lit seulement pour voir ce qu’ils contiennent [ces ouvrages] et non pas pour la réfutation et l’explication de la situation [de cette affaire], il ne lui est pas permis de lire ces livres. Ceci parce qu’ils pourraient avoir un effet sur son cœur, et le rendre confus et ainsi il sera affecté par leur mal. Donc, il n’est pas permis de lire les livres des gens de l’égarement, à part les gens spécialistes en la matière parmi les gens de science, capables de réfuter ces livres et de mettre en garde contre eux. [2]



SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn (rahimahullâh)
a dit :

L’éloignement [Hajar] dans la langue arabe, fait référence au délaissement [Tark]. Et ce qui est voulu dans l’éloignement des gens de l’innovation [Ahl al-Bida’], c’est de s’éloigner d’eux, délaisser le fait de les aimer comme le fait de s’allier avec eux, de leur passer le salut [Sallam], délaisser le fait de les visiter, de fêter avec eux un évènement et tout ce qui y ressemble.

Le fait de s’éloigner des gens de l’innovation [Ahl al-Bida’] est une obligation, sur la base de la Parole d’Allâh – Ta’âla :


« Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allâh et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allâh et à Son Messager »

 [3]

Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) s’est éloigné de Ka’ab Ibn Mâlik ainsi que de ses compagnons lorsqu’ils se sont soustraits à l’expédition de Taboûk. Ceci dit, s’il y a un intérêt à s’assoir avec eux, comme le fait de leur expliquer la vérité et de les mettre en garde contre l’innovation, pour cela il n’y a pas de mal. Cela peut être même recommandé comme indiqué dans la Parole d’Allâh – Ta’âla :

« Par la sagesse et la bonne exhortation appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. »

 [4]


Et cela peut être fait par le biais d’assises ou de débats, comme cela est possible par le biais de lettres ou de livres.

Parmi le fait de s’éloigner des gens de l’innovation [Ahl al-Bida’] : Il y a le fait de délaisser la lecture de leurs livres de peur de la discorde que cela comporte et de les répandre entre les gens. S’éloigner des situations favorisant l’égarement est une obligation, telle la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) au sujet de ad-Dadjâl : « Quiconque en entend parler, qu’il s’en éloigne, car je jure par Allâh, que si un homme considéré croyant, va le trouver, il finira par le suivre tellement sa force de persuasion est grande. » Rapporté par Abû Dâwoud, et Sheikh al-Albânî dit que sa chaîne de transmission est authentique [Sahîh].

Mais si le but dans le fait de consulter ces livres bien connu pour leurs innovations est d’y répliquer par la suite, il n’y a pas de mal à cela pour celui qui a un dogme authentique et souhaite protéger lorsqu’il a la force de leur répliquer. Bien plus, il se peut que cela soit obligatoire [Wâdjib], car certes le rejet de l’innovation est une obligation : [La règle dit] ce qui permet de compléter [une chose] obligatoire devient elle-même obligatoire. [5]

P.-S.


Il est dit en annotation par SHeikh Djamâl Al-Hârithî : En effet les narrations des anciens [Salafs] sur les mises en garde contre les gens de la passion et des innovations sont trop nombreuses pour êtres contestées (Tawâtirat). Ainsi, voici certaines de ces narrations que nous vous présentons, ô mon frère qui cherche la vérité :

Abû Qulâbah a dit : « Ne vous asseyez pas avec eux - les gens de l’innovation - et ne vous mélangez pas avec eux, car en vérité je crains qu’ils ne vous emportent tous dans leur égarement, ou qu’ils vous rendent confus concernant beaucoup de ce que vous savez. »

Ibrâhîm An-Nakha’î a dit : « Ne vous asseyez pas avec les gens de l’innovation et ne leur parlez pas, car en vérité je crains que vos cœurs ne tournent à l’apostat. 
»

Abû Qulâbah a dit : « ô Ayoûb - As-Sakhtiyânî - ne donne rien de ton écoute aux gens de la passion. »

Et Al-Fudhayl Ibn ’Iyâdh a dit : « Si vous voyez un innovateur sur la route, prenez une autre route. »

Et on a interrogé Abû Zar’a au sujet de Al-Hârith Ibn Assad Al-Muhâsibî et ses livres, il répondit à la personne : « Prends garde à ces livres. Ce sont des livres d’innovations et d’égarement. Garde-toi sur la voie des anciens [Salafs]. » Il lui a été aussi dit : « Dans ces livres il y a de bonne leçon. » - il a répondit : « Quiconque ne tire pas de bonne leçon dans le Livre d’Allâh, alors il n’y a aucune bonne leçon pour lui dans ces livres. » Il dit alors : « Comme les gens se précipitent rapidement vers les innovations. »

Al-Imâm Ahmad a porté une parole de vérité sur Al-Muhâsibî lorsqu’il fut interrogé à son sujet, et parmi ce qu’il a dit à la personne qui l’interrogeait est : « Ne soit pas trompé par « sa tête » [par sa piété], car en vérité c’est un homme mauvais... ne lui parle pas, et il ne doit y avoir aucun respect pour lui... et nous ne fermons pas les yeux sur lui. »

Voilà donc la méthodologie [Manhaj] des anciens pieux dans leur rapport avec les gens de l’innovation et leur position en ce qui concerne leurs livres et l’écoute de leurs paroles, donc mesurez cela en comparaison de leurs cassettes. Et certes, leurs bavardages dans ces cassettes est bien plus dangereux.

O comme cela est sérieux. Notre jeunesse comprendra-t-elle ce Manhaj et évitera-t-elle les cassettes et les livres des gens de l’innovation et des passions de notre époque ?

A lire aussi : Si une personne parmi les savants prononce une innovation


Notes


[1] NDT : Il est important de faire la différence entre les gens de l’innovation, qui appellent à l’innovation, et ceux qui commettent des innovations par ignorance, ou pensant que cela est permis.

[2] Kitâb « Al-Ajwibat ul-Mufîdah ’an As-îlat il-Manâhidj al-Djadîdah » de SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.125-127

[3] Coran, 58/22

[4] Coran, 16/125

[5] Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ’Uthaymîn, 5/89-90


Source :
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Samedi 11 août 2007

SHeikh Sâlih Ibn ‘Abdel-‘Azîz Âli ash-SHeikh (qu’Allâh le préserve)


- Le samedi 11 août 2007, par Ismail


Allâh – Djalla wa ‘Ala – dit :

« "Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le donc ; et ne suivez pas les sentiers qui vous écartent de Sa voie." »

 [1]

Ce verset indique le fait de suivre la voie [Sirât], qui est la voie de l’Islâm et de la Sounnah, une obligation ordonnée par Allâh – Djalla wa ‘Ala – à cet égard. Et le fait de suivre une autre voie que celle-ci, parmi [les voies] des passions [Ahwâ], des innovations [Bida’] et des ambigüités [Choubouhât] est interdit. Allâh dit : « et ne suivez pas les sentiers. » [2] Cela est une prohibition. Et la prohibition ici est une interdiction […] D’après ‘Aisha (radhiallâhu ‘anha), le Prophète a dit : « Celui qui apporte dans notre religion-ci une innovation qui est étrangère, on doit rejeter tout ce qu’il dit. » Dans une autre version de Muslim : « Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, on doit rejeter tout ce qu’il fait. »

Ce hadîth est unanimement reconnu [par al-Bukhârî et Muslim] comme authentique. Ils sont unanimes sur son authenticité dans la première version : « Celui qui apporte dans notre religion-ci une innovation qui est étrangère, on doit rejeter tout ce qu’il dit. » et dans la deuxième version : « Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion, on doit rejeter tout ce qu’il fait. » Certes, rapporté par Muslim dans son Sahîh, et annoté par al-Bukhârî aussi dans son Sahîh.

Ces deux hadîth dans leurs deux versions constituent une preuve, un fondement énorme parmi les fondements dans le fait de rejeter les innovations et les choses nouvelles [ou étrangères] dans toutes ses formes. Et ces deux versions sont fondamentalement importantes, et toutes deux sont une preuve sur ce chapitre.

Dans la première version : « Celui qui apporte dans notre religion-ci une innovation qui est étrangère, on doit rejeter tout ce qu’il dit. » Cela s’adresse à celui qui innove, et invente des choses nouvelles [ou étrangères], et s’il ne fait pas cela, celui qui apporte une chose nouvelle, cela lui sera rejeté et cela ne sera pas accepté de lui, et il sera dans l’au-delà du nombre des perdants.

Dans la deuxième version : « Celui qui fait une chose en désaccord avec notre religion… » cela s’adresse à celui qui accomplit les innovations, même s’il n’apporte pas de choses nouvelles. Ces deux versions indiquent d’une part ce qui s’applique sur celui qui apporte une chose nouvelle [Mouhdith], et d’autre part sur celui qui applique la chose nouvelle sans qu’il ne l’ait apporté.

Ce hadîth est la balance [Mîzân] des actes apparents, comme le hadîth de ‘Oumar (radhiallâhu ‘anhu) : « Les actions ne valent que par leurs intentions, et chacun sera rétribué selon son intention. » est la balance des actes intérieurs. Celui qui purifie son intention intérieurement, ses actions seront droites et conformes à la Sounnah, et de la sorte, il accepte ainsi la religion. Si l’une de ces deux conditions devait à manquer, ses actions ne seront pas acceptées. Si la personne n’est pas sincère dans ses actes [quand même ils sont conformes], ses actions ne sont pas acceptées, et si ses actes ne sont pas conformes et justes extérieurement [quand même ils sont sincères], certes cela ne sera pas accepté de sa part.

Après cette explication, notons que les choses nouvelles [Mouhdathât] sont de deux sortes :

  • Les choses nouvelles liées à ce bas monde [Mouhdathât fîd-Douniyâh].
  • Les choses nouvelles liées à la religion [Mouhdathât fîd-Dîn].

Et ce hadîth fait référence aux choses nouvelles [ou étrangères] dans la religion. Car il dit (sallallahu ‘alayhi wa sallam) : « Celui qui apporte dans notre religion-ci une innovation qui est étrangère » Et la parole « dans notre religion-ci » veut dire la religion [ad-Dîn].

Et pour ce qui des choses nouvelles [ou étrangères] liées à ce bas monde, elles ne sont pas interdites. Car certes les Compagnons (radhiallâhu ‘anhum) ont élargi différentes affaires mondaines en conformité avec ce qui était considéré comme d’intérêt [pour la communauté] […] Ainsi, les choses nouvelles [ou étrangères] dans la religion sont totalement rejetées, et pas une personne ne doit apporter une chose nouvelle dans la religion, et que cela soit dans le domaine de la science, ou dans le domaine dogmatique, ou encore dans le domaine de la pratique. Delà, ce hadîth indique clairement la nullité des choses nouvelles dans tous les domaines dogmatiques, et la nullité de toute action nouvelle et étrangère qui aurait pour but le rapprochement d’Allâh. [3]

Notes

[1] Coran, 6/153

[2] Coran, 6/153

[3] Charh kitâb « Fadhl ul-Islâm » du SHeikh Sâlih Âli ash-SHeikh, p.68-70



Source :

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Lundi 23 juillet 2007

C’est de plus en plus courant, voire même désormais la « norme » pour ceux qui choisissent de porter la barbe : une petite barbe de trois jours très courte, bien taillée. Seulement la question se pose : cela est-il permis et cela a-t-il un fondement dans la religion d’Allah ? Nous avons déjà évoqué dans d’autres articles l’obligation de laisser pousser la barbe et l’interdiction de la raser. Mais qu’en est-il de ce type de barbe ?



Il faut d’abord rappeler cet état de fait clair et limpide cité par shaykh Al-Albânî : « Sache qu’il n’existe aucun hadith authentique faisant état du fait que le Prophète (salallahu a‘layhi wa salam) aurait taillé sa barbe, ni dans ses propos, ni dans ses actes. » (Ad-Da’îfah, 5/375). Au contraire, tous les hadiths authentiques montrent que le Prophète avait une barbe épaisse, large et longue. Par exemple : Muslim rapporte d’après Jabir : « Le Prophète (salallahu a‘layhi wa salam) avait beaucoup de barbe » et dans une autre version : « une barbe épaisse » et aussi : « une importante ou une grande barbe ». Et Anas rapporte : « La barbe du Prophète (salallahu a‘layhi wa salam) couvrait son visage de là jusque là. » et il passa sa main de long en large.



Il a également ordonné aux hommes de sa communauté de laisser pousser leur barbe et de tailler leur moustache. Par exemple : Jarir rapporte de Zaid ibn Habib l’histoire des deux envoyés de Chosroes (des perses), il dit : « Tous deux rentrèrent chez le prophète (salallahu a‘layhi wa salam) (alors que leurs barbes étaient rasées et leurs moustaches non taillées) qui s’abstint de les regarder par dégoût, et il leur dit : Malheur à vous ! Qui vous a ordonné de faire cela ? Ils dirent : C’est notre seigneur qui nous l’a ordonné (Chosroes). Le Prophète répliqua : Moi, mon Seigneur m’a ordonné de laisser pousser ma barbe et de tailler ma moustache. » 



Al-Bukhari et Muslim ont rapporté dans leurs recueils de hadiths authentiques d’après ‘Abdullah ibn ‘Umar que le Prophète (salallahu a‘layhi wa salam) a dit : « Différenciez-vous des polythéistes et laissez poussez vos barbes et taillez vos moustaches »



Abu Hurayrah rapporte que le Prophète (salallahu a‘layhi wa salam) a dit : « Les polythéistes laissent pousser leur moustache et se taillent la barbe, différenciez-vous donc d’eux, laissez pousser vos barbes et taillez vos moustaches. » Hadith rapporté par Al Bazzar avec une bonne chaîne de transmission. Et les hadiths sont très nombreux.



Il n’y a donc rien d’authentique montrant que l’on puisse raser sa barbe et shaykh Ibn Bâz rapporte dans son épître « L’obligation de laisser pousser la barbe et l’interdiction de la raser et de la tailler » qu’aucun savant de la Sunna ne l’a permis. 



On ne rapporte pas non plus, comme l’a dit shaykh Al-Albânî, que le Prophète (salallahu a‘layhi wa salam) ait taillé quoi que ce soit de sa barbe. Pour ce qui est des compagnons, les savants sont d’accord que Ibn ‘Umar a taillé sa barbe en dessous du poing lorsqu’il voulait accomplir le hajj ou une ‘umrah. Al-Bukhârî rapporte d’après Ibn ‘Umar que le Prophète (salallahu a‘layhi wa salam) a dit : « « Différenciez-vous des polythéistes et laissez poussez vos barbes et taillez vos moustaches » et lorsque Ibn ‘Umar voulait accomplir le hajj ou une ‘umrah, il saisissait sa barbe de son poing et taillait tout ce qui en dépassait. » (10/349) Concernant la pratique d’autres compagnons, les savants divergent sur l’authenticité des récits. Pour ce qui est de leurs successeurs (At-Tâbi’ûn), il est authentifié que plusieurs d’entre eux comme Mujâhîd, Tâwus, ‘Atâ’ qu’il était légiféré de tailler ce qui dépassait du poing lorsqu’on terminait les rites du hajj et c’est là l’explication qu’ils donnent du verset « Puis qu’ils achèvent leurs rites » (Al-Hajj : 29) Mujâhid dit en commentaire : « Cela consiste à raser la tête, le pubis, couper les ongles, tailler la moustache, lapider les stèles, et tailler la barbe. » (At-Tabarî, 17/150)



Il y a quatre grands avis chez les savants concernant le fait de tailler la barbe :



Premier avis : tailler ce qui dépasse du poing
. Cela est authentifié d’Ibn ‘Umar et c’est l’avis de l’école hanafite. Un groupe de savants hanbalites comme Ibn Muflih et Al-Mardaway ont été d’avis que cela n’était pas détestable. C’est aussi l’avis de Al-Ghazâlî, Ibn Al-‘Arabî et Al-Mallâ ‘Alî Al-Qârî qui dit : « Il est recommandé de tailler sa barbe en longueur et en largeur, mais uniquement après qu’elle ait dépassé la longueur du poing. Quant au fait de la tailler avant qu’elle n’ait poussé (et dépassé le poing), les savants ont dit qu’il n’était pas permis de la tailler de peur que cela ne devienne un défiguration. Je dis : et cela doit se faire progressivement jusqu’à arriver à la taille du poing qui est la sunna et la pondération reconnue, et non pas la tailler d’une seule fois et que cela soit une défiguration. » (Sharh Al-Masâbîh).



Deuxième avis : tailler les poils qui flottent au vent, isolés ou excessivement longs
. C’est l’avis de l’école Malékite, ainsi que cela apparaît d’un groupe de savants ayant fait l’explication de Al-Muwatta’ comme Al-Qurtubî, Az-Zarqânî, Al-Bâjî et d’autres.



Troisième avis : laisser pousser la barbe sauf lorsqu’on accomplit le hajj ou une ‘umrah
. Ibn Hajar  a dit : « C’est ce qui est rapporté de As-Shâfi’î. At-Tabarî a dit : un groupe de savants a été d’avis qu’il était détestable d’en prendre quoi que ce soit, sauf pour le hajj et la ‘umrah. » (Al-Fath, 10/35) Cela est également authentifié de ‘Atâ’ et c’est l’avis de At-Tabarî.



Quatrième avis : Laisser la barbe telle que son Seigneur l’a créée et ne rien en tailler
. Al-Kandahlawî a dit : « C’est l’avis de l’école Shaféite, de An-Nawawî et un des deux avis le plus adopté par les adeptes de l’école hanbalite. » C’est également l’avis de Al-Khattâbî, et d’un grand nombre de savants passés et contemporains, plus encore c’est l’avis de la majorité des savants. Après avoir cité les différents termes utilisés dans les hadiths pour ordonner de laisser pousser la barbe, Al-‘Irâqî a dit : « Ce sont les preuves utilisées par la majorité des savants pour montrer qu’il faut laisser la barbe telle qu’elle est et ne rien en couper, et c’est l’avis de As-Shâfi’î et de ses adeptes. »



Ibn Al-‘Arabî dit en explication du hadith mentionnant la venue de la délégation de Chosroes : « Laissez pousser vos barbes signifie la laisser croître et grandir et ne rien en tailler. Les perses avaient pour coutume de tailler leur barbe, et le Législateur a interdit cela. » (‘Âridhatu Al-Ahwadî, 8/111). A notre époque, le savant le plus connu qui fut d’avis qu’il est permis de tailler la barbe en dessous du poing et sans conteste shaykh Al-Albânî qui dit en commentaire du hadith rapporté par Al-Bukhârî : « Taillez vos moustaches, laissez pousser vos barbes, et différenciez-vous des zoroastriens. » : « Ibn Hajar dit en commentaire : « C’est également le sens du hadith de Ibn ‘Umar. Les zoroastriens taillaient leur barbe et certains d’entre eux la rasaient. » Je dis : « Cela montre avec force que la taille de la barbe – comme on peut le voir dans certains groupes – est strictement semblable au fait de la raser au niveau de la ressemblance [aux mécréants], et cela n’est pas permis. Au contraire la sunna pratiquée par les pieux prédécesseurs parmi les compagnons et d’autres est de laisser pousser la barbe, sauf ce qui dépasse du poing, et ainsi on coupe l’excédent. »  (Ad-Dha’îfah, 5/125) Il n’y a donc aucun texte et aucun savant de la sunna qui permette de tailler la barbe en dessous du poing en s’appuyant sur un Texte authentique. 



Tailler sa barbe sous le poing n’est donc pas une coutume des musulmans, mais plutôt des polythéistes, athées et mécréants. Shaykh Zayd Al-Madkhalî a dit dans l’explication de Al-Afnân An-Nadiyyah (1/114) : « Il est connu que les règles religieuses et les Textes montrent l’obligation de laisser pousser la barbe et que cela fait partie des pratiques de la droiture obligatoires. Quant au fait de la raser ou la tailler, cela fait partie des coutumes des perses, des juifs, des polythéistes, et des athées, et il ne nous est pas permis de les imiter. Celui qui recherche la vérité verra que l’ordre dans ces Textes et tous ceux qui portent le même sens implique l’obligation et indique qu’il faut prendre soin de sa barbe, la laisser telle qu’elle est et ne rien en couper. Ceci afin d’être en accord avec ce qui est parvenu dans le Coran, suivre l’exemple du Prophète, et fuir la ressemblance avec les ennemis d’Allah parmi les mécréants et tous les pécheurs qui s’écartent des pratiques de vérité claires. »



Toute personne sincère doit avouer que celui qui taille sa barbe ressemble plus aux ennemis d’Allah qu’à Son prophète et aux compagnons. Il n’est pas non plus permis de tailler sa barbe d’une longueur inférieure au poing et de prendre comme argument la pratique de Ibn ‘Umar comme cela est fait par ceux qui négligent la sunna du Prophète
(salallahu a‘layhi wa salam) et les Loi d’Allah et qui pour justifier leur acte vil et leurs basses aspirations et passions prétendent que cela n’est pas grave et que cela fait partie des « épluchures » de la religion (donc des choses secondaires) alors qu’en fait : « Ni eux ni leurs ancêtres n’en savent rien. Quelle monstrueuse parole que celle qui sort de leurs bouches ! Ce qu’ils disent n’est que mensonge. » (Al-Kahf, v.5) et le Prophète a dit : « Prenez garde au fait de mépriser les péchés. » (Ahmad). Il est une règle précieuse qu’il faut toujours garder en mémoire : les Textes s’appliquent à l’ensemble de la Communauté jusqu’au Jour de la Résurrection. Lorsque le Prophète (salallahu a‘layhi wa salam) ordonne une chose, il faut prendre cela comme un ordre qui s’adresse directement à soi. Peut-on imaginer une seule seconde que le Prophète (salallahu a‘layhi wa salam) s’adresse à un véritable croyant et lui dise « laisse pousser ta barbe » et que celui-ci réponde : « C’est une chose secondaire » ou n’applique pas son ordre ? Et c’est Allah qui guide vers la voie droite.


Source : compilation tirée de Al-Jâmi’ fî Ahkâm Al-Lihyah
Traduit et publié par les salafis de l’Est


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Mardi 12 juin 2007
Question : 
 
Quel est votre avis [au sujet] de l’exagération (ghulûw) [sur la personne] du Prophète – Prière et Salut d’Allâh sur lui – à tel point que certains disent [à son sujet] : « Il est le premier et le dernier, l’apparent et le caché ... » ? Quel est votre avis à l’égard de ce genre de croyance (i’tiqâd) sur sa personne – Prière et salut d’Allâh sur lui- ?
 
Réponse du Noble Chaykh ‘Abdu-l’Azîz Ibn ‘Abd-Allâh Ibn Bâz – rahimahu-llâh - : 
Le Premier (awwal) et le Dernier (âkhir), l’Apparent (zâhir) et le Caché (bâtil) n’est autre qu’Allâh – à Lui Puissance et la Gloire -. Le Très-haut dit dans la sourate « le Fer » :
 
(3. C’est Lui le Premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché et Il est Omniscient.)
(Coran : Al-Hadîd/le Fer n°57, verset 3) 
 
et le Prophète – Prière et Salut d’Allâh sur lui -disait dans ses invocations : 
 
« Seigneur ! Tu es le Premier car rien ne T’a précédé ; Tu seras le Dernier car rien ne restera après Toi. Tu es l’Apparent car rien n’est au-dessus de Toi et Tu es le Caché car rien n’est en dessous de Toi. Règle notre dette et débarrasse-nous de la pauvreté. » [1] 
 
Celui qui dit que le Prophète – Prière et Salut d’Allâh est le Premier, le Dernier, l’Apparent et le Caché et qu’Il est Omniscient de tout est un mécréant (kâfir) parce quil la caractérisé par quatre Noms propres à Allâh – à Lui la Puissance et la Gloire – que nul autre à part Lui ne mérite. Cela, ne peut pas être des propos [dune personne] raisonnable (‘âqil) et comprenant ce qu’elle prononce ; le Premier et le Dernier est Allâh Seul – Gloire à Lui – et c’est Celui qui était avant et qui sera après toutes choses – Gloirifié et élevé soit-Il – et il est l’Apparent au-dessus (fawq) de toute Sa Création et l’Eternel (Al-Bâqî) après elle. Il est [aussi] Savant de leurs situation (ahwâl) et le Messager d’Allâh – Prière et Salut d’Allâh sur lui – avait [seulement] connaissance de ce qu’Allâh lui enseignait. Il est décédé et a existé après avoir été inexistant (ma’dûm). Il a été auprès de sa mère Âminah et son père 'Abdu-llâh [alors] qu’avant cela, il n’était pas (‘adam) puis il est venu (existé) de l’eau vile (liquide spermatique) comme tout autre parmi les humains. 
 
Ainsi, celui qui dit qu’il est le Premier, le Dernier, l’Apparent et le Caché, est un égaré (dâll) et un apostat (renégat/ murtadd) même s’il [se prétend] musulman.

_______________________
 
[1] : Rapporté par Al-Bukhârî n°4888. 
Traduction : L’équipe MUKHLISÛN 
Lien de la fatwah : http://www.binbaz.org.sa/index.php?pg=mat&type=fatawa&id=206
 
Voir : « Rassemblement de fatâwâ et d’articles divers. », tome VII.
 
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Jeudi 10 mai 2007

 

aperçu historique et cause du phénomène

 

I/ Aperçu historique.

Le Sheikh Al Islâm Ibn Taymiyya (Qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Il convient de savoir que la majorité des innovations religieuses relatives à la science ou aux actes d’adoration ne survinrent en fait que vers la fin de la période des califes bien guidés, ainsi que nous en a informé le Prophète صلى الله عليه وسلم en disant : ‘‘Celui qui, d’entre vous, vivra verra nombre de divergences apparaître. Veillez donc à ma Sunna ainsi qu’à la Sunna des Califes éclairés et bien guidés qui me succéderont.’’ [1]
Les toutes premières innovations qui apparurent furent celles de la prédestination (Al Qadar), d’Al Irjâ’, du chiisme et des Khawârij. Elles survinrent durant le deuxième siècle de l’ère islamique, de l’existence même des Compagnons (Puisse Allah les agréer) qui se chargèrent alors d’en réprouver les promoteurs et les adeptes. On vit ensuite apparaître, après les siècles bénis, l’innovation d’Al I‘tizâl, le développement de la divergence des opinions et de l’inclinaison vers les passions, le soufisme et l’innovation relative à l’édification des constructions sur les tombes. Et plus le temps passait, plus l’innovation gagnait en ampleur et se diversifiait. »

Tous les pays islamiques ne sont pas sur le même pied d’égalité quant à la localisation des foyers de développement de l’innovation religieuse.
Le Sheikh Al Islâm Ibn Taymiyya (Qu’Allah lui fasse miséricorde) dit ainsi à ce sujet : « Les principales régions où vécurent les Compagnons du Prophète صلى الله عليه وسلم et qui constituèrent les berceaux de la science et de la foi sont au nombre de cinq : Les deux villes saintes, les deux Irak et le Shâm. C’est en effet là que se situe la source [des sciences] du Coran, du hadith, de la jurisprudence, de l’adoration et des autres disciplines islamiques. Toutes ces régions, en dehors de Médine, virent l’apparition d’innovations touchant les fondements de la religion. Ainsi, c’est à Kûfa que le chiisme et [les thèses] d’Al Irjâ’ virent le jour avant de se diffuser ensuite dans les autres contrées [du monde musulman].
Basra fut, elle, le berceau des innovations liées à la prédestination, à l’I‘tizâl et à certaines hérésies dans l’adoration, innovations qui se diffusèrent là encore dans le reste du monde islamique par la suite.
La région du Shâm fut le lieu d’expression du Nasb et de l’innovation liée à la prédestination. Quant au Tajahhum, il apparut dans la région du Khurâsân, et c’est la pire des innovations.

L’apparition des innovations dans une région était fonction de l’éloignement relatif de celle-ci par rapport à la ville du Prophète صلى الله عليه وسلم. Ainsi, lorsque la division engendrée par l’assassinat du Calife ‘Uthmân (Puisse Allah l’agréer) favorisa l’émergence de l’innovation des Harûriyya [2], Médine fut épargnée de ces hérésies. On y trouvait certes des gens qui s’adonnaient, en se dissimulant, à certaines pratiques innovées -notamment des adeptes de la secte des Qadariyya- mais ceux-ci y étaient méprisés et blâmés. Et ce, à l’inverse des différents mouvements que furent le chiisme et l’Irjâ’ à Kûfa, de l’I‘tizâl et des rites innovés à Basora, ou du Nasb dans le Shâm qui s’exprimaient au vu et au su de tous. Il a d’ailleurs été authentiquement rapporté de la part du Prophète صلى الله عليه وسلم que le Faux Messie (Ad-Dajjâl) n’y entrerait pas [3]. Médine fut en outre, jusqu’à l’époque des compagnons de l’Imâm Mâlik (Qu’Allah lui fasse miséricorde), c’est-à-dire au quatrième siècle de l’hégire, un lieu où la science et la foi [authentique] prédominaient. Et durant toute la période des trois siècles bénis, absolument aucune innovation ne s’y manifesta au grand jour. »

 

II/ Les causes de l’innovation.


Il ne fait absolument aucun doute que c’est dans l’attachement au Coran et à la Sunna que réside le salut quant à l’innovation et à l’égarement. Allah nous dit en effet :

« Et certes, ceci est Mon chemin dans toute sa rectitude. Suivez-le donc et ne suivez pas les [autres] sentiers, car ceux-ci vous écarteraient de Sa voie… » [4]

Le Prophète صلى الله عليه وسلم nous a d’ailleurs clairement indiqué la signification de ce verset dans le hadith suivant, rapporté par Ibn Mas‘ûd (Puisse Allah l’agréer) qui a dit : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم nous traça une ligne et nous dit : ‘‘Ceci est la Voie d’Allah.’’ Puis, il traça, à droite et à gauche de cette ligne, plusieurs autres traits dont il dit : ‘‘Et voilà des sentiers. A la tête de chacun d’entre eux se tient un diable qui invite [les gens] à le suivre.’’ Et de réciter alors : ‘‘Et certes, ceci est Mon chemin dans toute sa rectitude. Suivez-le donc et ne suivez pas les [autres] sentiers, car ceux-ci vous écarteraient de Sa voie. Voilà ce qu’Il vous enjoint ; ainsi [Le] craindrez-vous.’’ » [5] Dés lors, quiconque se détourne du Livre et de la Sunna sera ballotté entre les différentes voies de l’égarement de l’innovation qui se disputeront son adhésion.

On peut résumer les facteurs qui conduisent à l’apparition de l’innovation dans les points suivants : l’ignorance des prescriptions de la religion, l’attachement aux passions, le fanatisme à l’égard des opinions et des personnes, la ressemblance aux mécréants et leur imitation.

 

1) L’ignorance des prescriptions religieuses.


Nous savons que plus le temps passe et que plus les gens s’éloignent de l’emprunte du Message [de Muhammad صلى الله عليه وسلم], moins la science se propage et plus l’ignorance se généralise. Le Prophète صلى الله عليه وسلم nous dit en effet à ce propos : « Celui qui, d’entre vous, vivra verra nombre de divergences apparaître. » [6] Il صلى الله عليه وسلم nous dit aussi : « Certes, Allah ne reprend pas la science subitement en l’ôtant des poitrines des hommes, mais Il la reprend en rappelant à Lui les savants. Lorsque alors il ne reste plus aucun savant, les gens prennent à leur tête des chefs ignorants qu’ils consultent et qui leur répondent sans science aucune, s’égarant alors eux-mêmes et égarant les gens. » [7] Par conséquent, seuls la science et les savants sont à même de combattre l’innovation en religion. Et dès lors que ces deux éléments sont absents, toutes les conditions sont réunies pour permettre l’émergence de l’innovation et l’activisme de ses adeptes.

 

2) l’attachement aux passions.


En effet, quiconque se détourne du Coran et de la Sunna en vient nécessairement à suivre la voie de ses passions. Allah nous dit ainsi à ce propos :

« Mais s’ils ne te répondent pas, sache alors qu’ils ne font que suivre leurs passions. Or, qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidée de la part d’Allah ? » [8]

« Vois-tu celui qui prend sa propre passion comme divinité ? Allah l’égard sciemment et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue. Qui donc pourrait le guider après Allah ? » [9]

Les innovations ne sont donc finalement que le fruit de l’attachement aux passions.

 

3) Le fanatisme à l’égard des opinions et des personnes.


L’attachement fanatique aux opinions et aux hommes constitue un obstacle et une barrière qui empêchent une personne de suivre les preuves et de connaître la vérité. Allah nous dit en effet :

« Lorsqu’on leur dit : ‘‘Suivez ce qu’Allah a fait descendre.’’, ils disent : « Nous suivons plutôt les coutumes de nos ancêtres.’’ » [10]

Or, ceci s’applique en tous points à certains adeptes d’école de jurisprudence, du soufisme ou de l’adoration des tombes. Dès lors qu’on les invite à suivre la voie du Livre et de la Sunna et à rejeter tout ce qui les contredit, ils se justifient en s’appuyant sur leur école, leur cheikhs ou leurs ancêtres.

 

4) La ressemblance aux mécréants et leur imitation.


C’est l’une des plus importantes voies conduisant à l’innovation, ainsi que cela nous est précisé dans le hadith d’Abû Wâqid Al-Laythî (Puisse Allah l’agréer) qui a dit : « Alors que nous étions de conversion récente à l’Islam, nous sortîmes avec le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم lors de la campagne de Hunayn. Passant auprès d’un arbre, appelé ‘‘Dhâtu Anwât’’, où les polythéistes avaient pour usage de se rassembler et d’accrocher leurs armes, nous dîmes : ‘‘Ô Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم ! Attribue-nous un arbre semblable à celui-là !’’ Et le Prophète صلى الله عليه وسلم de répondre alors : ‘‘Allah est le plus grand Grand ! Je jure, par Celui entre les Mains de qui est mon âme, que vos propos sont identiques à ceux que tinrent les enfants d’Israël à Mûsâ صلى الله عليه وسلم lorsqu’ils lui demandèrent : « Assigne-nous une divinité comme la leur. » Vous êtes assurément en train de suivre les traditions de ceux qui vous ont précédés.’’ » [11]

Ce hadith nous montre donc que c’est la volonté de ressembler aux mécréants qui amena les Juifs à présenter cette répugnante demande [à leur Prophète], à savoir : de leur instituer une divinité qu’ils auraient pu adorer et dont ils auraient pu rechercher les bénédictions en dehors d’Allah. Et c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui, puisqu’une grande majorité des musulmans imitent les mécréants dans l’instauration de pratiques relevant de l’innovation ou de l’associationnisme.
Citons ici, entre autres : les fêtes de commémoration de certains anniversaires, l’assignation de jours ou de semaines pour des actions spécifiques, la célébration de certaines occasions religieuses et de cérémonies de souvenir, l’édification de statues et autres mémoriaux, sans oublier toutes les pratiques innovées liées aux offices funéraires ainsi que l’édification de constructions sur les tombes. » 

_________________

[1] Rapporté par Abû Dâûd, At-Tirmidhî et Ibn Mâjâ, ce hadith est authentique.

[2] Autre appellation donnée aux Khawârij. (Le Traducteur)

[3] C’est-à-dire : à Médine. (Le Traducteur)

[4] Coran S6 V153.

[5] Rapporté, entre autres, par Ahmad, Ibn Hibbân et Al Hâkim

[6] Tiré d’un hadith rapporté par Abû Dâûd et At-Tirmidhî qui l’a jugé : « Hasan-Sahîh »

[7] Cf : « Sahîh Ibn Hibbân ».

[8] Coran S28 V50.

[9] Coran S45 V23.

[10] Coran S2 V170

[11] Rapporté par At-Tirmidhî qui l’a jugé authentique.


   

Source :
Extrait de l’ouvrage : « Al Irshâdu Ilâ Sahîhi-l-I‘tiqâd Wa-r-Raddu ‘Alâ Ahli-sh-Shirki Wa-l-Ilhâd. »
Auteur :
Sheikh ‘Abd Allah Ibn Sâlih Al Fawzân
Traduction :
L’équipe de Sounna.com.
par salafidunord publié dans : Innovations
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