Lundi 19 novembre 2007

* Toujours éplucher les fruits, boire l'eau en bouteille consignée


* être vigilant vis à vis de l'hygiène en générale.


Et prévoir si possible :


- un sac de couchage


- un matelas gonflable (1 place pas plus pour ne pas nuire aux autres sous la tente)


- une paire de draps et une taie d'oreiller


- une paire de sandales de marche


- doliprane ou aspégic ou aspirine ou efferalgan


- un anti-diurétique (maux de ventre, anti-diarée)


- prévoir des repas froids pour les 3 jours de Mina


(boites de thon, fruits secs, barres céréales,salades méxicaine)


Et comme nous dit Allah dans le qur-ân : (traduction rapprochée)


"et prenez vos provisions mais vraiment la meilleure des provisions c'est la piété (at-taqwah)"


Source ;

http://ahloulhadith.typepad.com/


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Jeudi 15 novembre 2007
Voici deux fichiers Powerpoint qui vous montre en un poster les differentes étapes du Hajj avec les dates etc..


En arabe et en couleur :


http://membres.lycos.fr/visiocap/tamatou3.ppt


En français :


http://membres.lycos.fr/visiocap/tamatou3_fr.ppt



Source :



http://labonnereference.forumactif.fr
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Mercredi 14 novembre 2007

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


 


Oumar ibn al-Khattâb (Radhiallâhu ’anhu) a rapporté qu’un juif lui avait dit :


O Commandeur des croyants ! Vous lisez dans votre livre qu’un verset que nous célébrions s’il nous avait été destiné !

- « De quel verset s’agit-il » dit ’Oumar.

- « C’est :

 « Aujourd’hui, J’ ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’ agrée l’ Islâm comme religion pour vous. »

 [1]

Oumar dit :

« Nous connaissons le jour et le lieu de révélation de ce verset au Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam). C’était un vendredi au cours duquel il s’était stationné à ’Arafa. »

Le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

« Les journées d’Arafa, du sacrifice et les trois journées suivantes constituent un temps de fête pour nous, Musulmans, des journées où l’on mange et boit [à satiété] » [2].

’Oumar Ibn al-Khattâb (Radhiallâhu ’anhu) a dit :

« Ce verset a été révélé un vendredi à Arafa . Or ces deux circonstances sont fêtées par nous ».


Allâh - Ta’âla - dit :

 « et par le jour promis ! »

 [3]


D’après Abû Hurayrah, le jour promis est le jour de la Résurrection et le jour bien attesté est le jour d’Arafa et le jour témoin est le vendredi. [4]

C’est le Witr par lequel Allâh a juré dans Sa parole :

 « Par le pair et l’ impair ! »

 [5]


Ibn ’Abbas (Radhiallâhu ’anhu) dit : ach-chaf’ signifie le jour du sacrifice et al-witr le jour d’Arafa C’est également l’opinion d’Ikrima et Ad-Dhahhak.

D’après Abû Qatada (Rahimahullâh), le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a été interrogé à propos du Jeûne du jour d’Arafa et il en a dit :

« Il expie les péchés de l’année précédente et ceux de l’année suivante » [6]

D’après Ibn Abbas (radhiallâhu ’anhu), le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

Certes Allâh a reçu l’engagement à partir du dos d’Adam à Nou’man. C’est-à-dire ’Arafa, il a fait sortir de ses entrailles toute sa progéniture qu’Il avait créé et les a éparpillées entre Ses mains telles des fourmis et leur a adressé cette parole : « Et quand ton Seigneur tira une descendance des reins des fils d’ Adam et les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? »

Ils répondirent :

"Mais si, nous en témoignons..." - afin que vous ne disiez point, au Jour de la Résurrection : "Vraiment, nous n’ y avons pas fait attention", ou que vous auriez dit [tout simplement] :

 "Nos ancêtres autrefois donnaient des associés à Allâh et nous sommes leurs descendants, après eux. Vas- Tu nous détruire pour ce qu’ ont fait les imposteurs ?" »

 [7] [8]

Dans le Sahîh de Muslim, ’Aïcha (radhiallâhu ’anha) rapporte que le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit :

« Il n’est pas de jour pendant lequel Allâh affranchi plus d’esclaves que le jour d’Arafa. En effet, Il s’approche et se montre devant les anges fiers de l’état des gens et leur dit : que veulent ceux-là ? »

D’après Ibn Oumar, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a dit 
:

« Certes le Très Haut se montre fier devant les anges au soir du jour d’ Arafa à cause de l’état des gens rassemblés à ’Arafa et il dit : « Regardez mes serviteurs, ils sont venus vers moi couverts de poussière et les cheveux en bataille. » [9]



[1] Coran, 5/3

[2] Rapporté par les auteurs des Sounans

[3] Coran, 85/3

[4] Rapporté par at-Tirmidhi et jugé « beau » par SHeikh al-Albânî

[5] Coran, 89/3

[6] Rapporté par Muslim

[7] Coran, 7/172-173

[8] Rapporté par Ahmad et jugé sahîh par SHeikh al-Albânî

[9] Rapporté par Ahmad et déclaré sahîh par SHeikh al-Albânî

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par salafidunord publié dans : Pélerinage
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Samedi 10 novembre 2007


Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

Les leçons et les bénéfices que l’on peut tirer du Hadj sont innombrables. Les différents rîtes auxquels est confronté le pèlerin éveillent certaines morales très émouvantes. Arrivé au Mîqât (les lieux que le Messager d’Allah (Site Al Ghourabaa ) a indiqués pour entrer en état de sacralisation), il doit en effet enlever tous ses habits et revêtir un Izar (pagne) pour le bas, et un Rida pour le haut que l’on porte sur les épaules. Dans cette tenue, tous les pèlerins sont égaux ; il n’y aucune différence entre le riche et le pauvre, entre le gouverneur et le gouverné. Cela nous rappelle que tous les hommes sont égaux face à la mort, car chacun n’a pour autre vêtement le jour de l’enterrement, que son linceul. Ainsi enveloppé, nu dans un tissu blanc, il n’y a plus de différence entre le riche et le pauvre.

D’après l’Imam Ahmed dans son recueil el Mousnad, selon Samura ibn Jundoub (qu’Allah l’agrée), le Prophète (Site Al Ghourabaa ) a dit : « Habillez-vous en blanc, car c’est plus pur et très embellissant, et habillez-en vos morts. » [Al Mousnad (20154).]

À sa mort, le meilleur des hommes (Site Al Ghourabaa ) fut enveloppé dans trois habits blancs en coton ; il n’avait ni chemise ni turban. D’après Al Boukhari et Mouslim, selon ‘Âisha, le Messager d’Allah (Site Al Ghourabaa ) reçu trois habits Sahûliya (tissu blanc du Yémen NDT) yéménites en coton pour linceul ; il n’avait ni tunique ni turban. [Sahih Al Boukhari (1264) et Sahih Mouslim (941).]

Ainsi, après avoir rendue l’âme, la personne doit être débarrassée de ses vêtements pour être lavée, enveloppée dans trois tissus de couleur blanche. Ensuite, on pourra prier sur elle et l’enterrer. Quand le pèlerin ôte ses vêtements ordinaires au Mîqât pour revêtir ceux de l’Ihrâm, il doit ainsi penser à sa future situation et garder à l’esprit que la mort est un passage entre la vie sur terre et l’au-delà. Il est ô combien bénéfique d’avoir toujours en tête que la vie a un terme qui éloigne à jamais des amis et des proches ici-bas ! Le linceul, encore qu’il puisse se conserver, est le seul bien que l’on portera sous terre.

Le poète dit : 

Tu n’auras de tous ce que tu as amassés

Que deux tissus qui t’entoureront et de l’encens

Un autre a déclamé :

Se contenter et ne l’échanger contre rien

Permet de mieux savourer et se reposer

Contemple ceux qui ont la terre entière pour fortune

Autre chose qu’un linceul en coton, ont-ils emporté ! [Voir AT-Tadhkira d’Al Kourtoubî (1/28).]

Un Hadith authentique nous apprend que le Prophète (Site Al Ghourabaa ) a préconisé : « Pensez souvent à ce qui met un terme aux plaisirs. » [Sounnan At-Tirmidhi (2307) ; Sheikh Al Albani l’a authentifié dans Sahih el Jâmî (1210).] Autrement dit, pensez souvent à la mort.

Ibn Mas’oud (qu’Allah l’agrée) a dit, quant à lui : « La mort suffit pour rappel. » Penser à la mort, c’est faire un pas vers l’Au-delà, et revient à montrer que nos ambitions et nos connaissances ne s’arrêtent pas à la vie d’ici-bas. Réfléchir sur l’autre monde dissuade de faire des péchés, apaise les cœurs durs, freine l’entrain éprouvé pour ce bas monde et permet de mieux supporter les malheurs.

Par ailleurs, le linceul emporté par le défunt dans sa tombe, ne lui est, dès les premiers instants, plus d’aucune utilité, et à terme –dernière trace de son ancien monde – il se décomposera. En fait, la seule chose qui pourra lui être utile en ce lieu hostile, est ses bonnes actions passées. Il est certifié en effet d’après el Boukhari et Mouslim, et selon Anas ibn Malik (qu’Allah l’agrée), que le Prophète (Site Al Ghourabaa ) a dit : « Trois choses suivent un mort ; deux d’entre elles reviennent et une seule reste avec lui. Si sa famille, ses biens, et ses actes le suivent, sa famille et ses biens reviennent tandis que ses actes restent avec lui. » [Sahih Al Boukhari (6514) et Sahih Mouslim (2960).]

Chacun sait qu’un individu a besoin de sa famille et de sa richesse pour vivre. Pourtant, il faudra bien un jour s’en séparer. Le plus heureux, est celui qui utilise cet avantage pour l’aider à faire le bien et les actes d’adorations. Par contre, il perd tout quand la fortune et les proches lui font oublier Son Créateur, comme les Bédouins l’ont reconnu auprès du Prophète (Site Al Ghourabaa ) dans le verset suivant : (Nos biens et nos proches nous ont occupés l’esprit, alors implore le Pardon en notre faveur ). [Sourate La Grande Conquête, 11]

Allah ‘aza oua djal révèle également : (Vos biens et vos proches ne doivent point vous distraire de l’évocation d’Allah ; quiconque sombre dans cela… ces gens-là sont alors les grands perdants.) [Sourate Les hypocrites ; 9]

Après la mort, la seule chose dont on peut espérer de ses biens et de sa famille, est l’invocation et la demande de pardon de sa famille, et la récompense d’avoir bien utilisé ses biens.

Allah (‘aza oua djal) révèle : (Le jour où ni les biens ni les proches ne seront d’une quelconque utilité • si ce n’est celui qui se présentera avec un cœur sain). [Sourate Les poètes ; 88, 89]

Allah dit (‘aza oua djal) dit également : (Vous Nous venez aujourd’hui un par un comme Nous vous avons créé la première fois, mais vous avez laissé derrière vous, ce que sur terre, Nous vous avons concédé ). [Sourate Le bétail ; 94]


L’être humain laisse derrière lui sa famille et son argent qui lui offraient une certaine jouissance et qui désormais ne pourront plus rien lui rapporter, si ce n’est les invocations que les uns lui réservent après son décès et les dépensent utiles qu’il a pu faire au cours de sa vie.

D’après Sahih Mouslim, selon Abû Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Prophète (Site Al Ghourabaa ) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous meurt, toutes ses œuvres s’interrompent à l’exception de trois : une aumône courante, un enfant pieux qui implore en sa faveur, et un savoir utile aux autres. » [Sahih Mouslim (1631).]

Or, sa famille ne prie pas forcément en sa faveur et la richesse qu’il s’était approprié ne peut lui venir en aide une fois sous terre, que s’il l’a consacrée pour faire le bien et qui ensuite sera comptée parmi ses bonnes œuvres. En dehors de cela, aucun argent ne l’accompagnera dans l’autre demeure. Il sera plutôt distribué à ses héritiers quel que soit le montant de l’héritage dont il n’était en fait, que le gardien.

D’après Sahih Mouslim, le Prophète (Site Al Ghourabaa ) a dit : « Le fils d’Adam réclame : mon argent ! Mon argent ! Mais fils d’Adam ! Détiens-tu autre chose de ton argent que celui qui t’a servi à manger alors que tu n’es plu ; qui t’a permis de t’habiller alors que tu t’es décomposé, alors que celui que tu consacrais à l’aumône, certes tu l’as mis en valeur (pour l’au-delà). » [Sahih Mouslim (2958).]

D’après Sahih Al Boukhari, le Prophète (Site Al Ghourabaa ) a demandé aux compagnons : « Qui d’entre vous préfère l’argent de ses héritiers au sien ?

-          Chacun d’entre nous préfère son argent à celui de ses héritiers, ont-ils répondu.

-          Son argent est celui qu’il a avancé alors que l’argent de ses héritiers est celui qu’il a laissé. » [Sahih el Boukhari (6442).]

Allah (‘aza oua djal) révèle : (Celui qui renie, il le fait contre lui, mais ceux qui font des bonnes œuvres, ils préparent pour eux mêmes leur place). [Sourate Les romains ; 44]

Certains prédécesseurs ont expliqué ce verset par la préparation de sa tombe. Autrement dit, les bonnes œuvres serviront de couche dans un lieu, où l’individu ne pourra plus jouir d’un tapis, d’un oreiller, ou d’un lit. [Voir : Juz-oun Al Kalam ‘ala Hadith : « atba’ou al Mayit Thâlâth… » D’Ibn Rajab (p. 40).]

Chacun étendra ses bonnes ou mauvaises œuvres, sur lesquelles il s’allongera. Dans un Hadith, le prophète (Site Al Ghourabaa )  nous apprend enfin : « Jibrîl m’a dit : « Mohammed ! Tu peux vivre autant que tu veux, tu mourras quand même ; tu peux aimer qui tu veux, tu le quitteras quand même ; tu peux faire toutes les œuvres que tu veux, tu vas les retrouver. » [Hadith rapporté par At-Tiyâlisî (1862), Al Hakim (4/325) ; Sheikh Al Albani l’a authentifié dans Sahih al Jâmî’ (4355).]

Ainsi, j’implore Allah d’arranger notre situation pour chacun d’entre nous, de nous offrir une fin heureuse, et de nous faciliter les œuvres qu’Il aime et agrée !

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses compagnons !






Source : www.islamhouse.com

                
                   http://alghourabaa.free.fr



Extrait du livre  al Hajj oua Tahdhîb An-Noufoûs » de Sheikh Abdrazzaq

Abdelmouhsin Al Abbâd (hafidhahou Allah)
(p.146-152).

Traduction rapprochée par : Karim ZENTICI

Relu par Abu Hamza Al-Germâny

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Samedi 3 novembre 2007
 

Le Hadj du Prophète

Par Sheïkh ibn Bâz

… Je recommande à chacun la piété où qu’il se trouve, et la probité dans la religion d’Allah Tout-Puissant en s'éloignant de toute action provoquant Sa Colère. Il faut savoir que la plus importante des obligations et le plus illustre des devoirs n'est autre que l'unicité d’Allah.




Il incombe de procurer la sincérité exclusive dans l'accomplissement des rites prescrits et de se conformer strictement aux enseignements du Prophète dans les paroles et les actes. Il faut veiller à effectuer les rites du pèlerinage et les autres rituels en général de la façon dont le Seigneur les a légiférés à travers les paroles de Son Messager et Ami, l'élu de Ses créatures, notre Prophète, notre exemple, notre guide et maître, Mohammed ibn ‘Abd Allah . La perversion et le crime les plus graves s’incarnent dans l’association. Autrement dit, dans le fait d’orienter l’adoration ou certains actes d’adoration à d’autre qu’à Allah comme le révèle le Verset : Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit mais Il pardonne en dehors de cela à qui Il veut .(1) Nous t'avons révélé à toi et à tes prédécesseurs que si tu associes quoi que ce soit à Allah, ton œuvre sera annulée et tu compteras parmi les perdants. (2) Après son immigration à Médine, le Prophète a fait un seul pèlerinage (le pèlerinage de l’Adieu) juste avant de mourir. Il a instruit les gens par ses faits et gestes, les différents rites. Il leur a déclaré à cet effet : « Prenez de moi vox rites. »

C'est pourquoi, il est du devoir de tout musulman d'appliquer sa recommandation et de le prendre en exemple en accomplissant les rites conformément à ses enseignements. Il est notre guide et enseignant. Allah nous l’a envoyé par miséricorde ; sa mission fait autorité et sert de preuve à l’encontre l’humanité. Allah a ordonné à tous de lui obéir. Il a clarifié que le fait de le suivre faisait entrer au Paradis et préservait ainsi l'individu de l'Enfer. Si celui-ci se conforme à ses prescriptions, ce sera l'indice révélateur attestant de son amour sincère envers Allah et de l’amour d’Allah envers lui. Le Seigneur Tout Puissant révèle : Ce que le Messager vous a légué, prenez-le donc, et ce qu'il vous a interdit abstenez-vous-en, et craignez Allah car Il a le châtiment terrible. (3) Dis-leur : Si vous aimez vraiment Allah, alors suivez-moi, Allah vous aimera et pardonnera vos fautes. (4)

(…) Je recommande à tous en commençant par moi-même de craindre le Seigneur à tout moment et dans toutes les situations ; comme je recommande de suivre avec sincérité et de façon exclusive les enseignements de Son Prophète afin de parvenir au bonheur dans ce monde et dans l'au-delà et de s'épargner du malheur. Cher pèlerin, le 8 Dhû el Hidja, notre Prophète Mohammed quitta la Mecque avec ses compagnons pour se rendre à Mina en faisant la Talbiya (formule du Hadj). Auparavant, il ordonna à ses compagnons de se mettre en état de sacralisation à partir de leur lieu de résidence ou de leur campement sans nullement leur avoir enjoint de faire le Tawâf de l'Adieu. Cela démontre bel et bien que toute personne voulant faire le pèlerinage, parmi les habitants de la Mecque, ses résidents et les pèlerins –qu’ils se soient désacralisés de la ‘Omra ou non – doit se diriger le huitième jour à Mina sans devoir se présenter à la Maison Sacrée et faire sept tours autour pour avoir quitter la Mecque ; et cela conformément à la Tradition.

● Il est recommandé au moment de se mettre en état de sacralisation de faire les mêmes choses qu'au Miqât (l'endroit d'où commence la sacralisation). Autrement dit, de se doucher se parfumer et se nettoyer : conformément aux prescriptions du Prophète faites à 'Aïcha lorsque celle-ci voulut se sacraliser pour le Hadj. Auparavant, elle subit un contretemps quand celle-ci s'apprêta à faire la ‘Omra. En raison des menstrues, en rentrant à la Mecque, elle dut s'abstenir de faire le Tawâf avant de se rendre à Mina. Il lui prescrivit ce fameux jour, de faire la grande ablution, et de se mettre en état de sacralisation pour le Hadj. C'est exactement ce qu'elle fit en optant pour la formule Qirân (en joignant le Hadj et la 'Omra). Puis, le Prophète accompagné des pèlerins effectua à Mina respectivement les prières du Dhuhr, 'Asr, Maghreb, 'Ichâ et du Fadjr, en raccourcissant les prières sans les regrouper. En le prenant en exemple, voici donc la tradition à suivre.

● L'usage veut que durant cette période, le pèlerin remplisse son temps à prononcer la Talbiya, à évoquer le Seigneur, et à réciter le Coran. Il ne manquera pas de se vouer à toute œuvre pie à l'exemple de la prédication. Il veillera à sermonner les gens (ordonner le bien et interdire le mal) si l’occasion se présente, et à tendre la main aux pauvres…

● Au lever du soleil, le jour de 'Arafa, le Prophète et ses compagnons partirent à ‘Arafa en prononçant en route pour certains, la Talbiya, d'autres étaient occupés à proclamer la grandeur du Seigneur. Lorsqu'il parvint à ‘Arafa, il s’installa sous sa tente à Namira qui se trouve en dehors des limites de 'Arafa. Elle lui avait été préparée à l'occasion pour le couvrir du soleil. Cela prouve qu'il est tout-à-fait pertinent pour le pèlerin de se couvrir sous une tente, sous un arbre, etc.

● Après le Zénith, il sermonna les fidèles du haut de sa monture et attira leur attention. Il leur enseigna les rites du pèlerinage, les mit en garde contre l'usure, et les coutumes païennes. Il leur informa que leur sang, leur bien, et leur honneur étaient sacrés. Il leur enjoignit de s'accrocher à la corde d’Allah (le Coran et la Sunna) en leur faisant savoir qu'ils ne pourront s'égarer tant qu'ils s’y accrocheront. Il est donc impératif à tous les hommes qu'ils soient musulmans ou non, de se conformer à ces recommandations et de s'y tenir où qu'ils soient. Comme il est du devoir pour les chefs d’États musulmans de s'accrocher à la corde d’Allah, et de faire régner Ses Lois sur terre à tous les niveaux. Il est éminent qu'ils imposent à leurs peuples des juridictions basées sur la Législation Divine. Telle est la voie menant aux succès, à la puissance et au respect, et immunisant contre tout péril sur cette terre et dans l'autre monde. Qu’Allah concède à tous de pouvoir y parvenir !

● Ensuite, il présida la prière du Dhuhr et du 'Asr qu'il regroupa, raccourcit, et avanca à l'heure du Dhuhr en effectuant un seul Adhân et l'Iqâma pour chacune. Ensuite, il se dirigea à ‘Arafa où il s'orienta en direction de la Mecque. Assis sur sa monture, les mains levées au ciel, il entama invocations et évocations qu'il perpétua jusqu'au couché du soleil. Nous pouvons souligner que ce jour-là, il n'a pas jeûné. Nous pouvons donc en déduire qu’il est prescrit pour les pèlerins d'en faire de même en portant leur attention uniquement à invoquer et à évoquer le Seigneur, sans oublier de faire la Talbiya jusqu’à la tombée de la nuit. Il faut veiller aussi à lever les mains au ciel pendant l'imploration du Seigneur sans n'être nullement à jain.

● Il est authentifié que le Prophète a dit : « Il n’y a pas un jour où le Seigneur affranchit autant de Ses serviteurs de l'Enfer que le jour de ‘Arafa. Ce jour-là, Allah Tout Puissant se rapproche de Ses créatures. Puis, Il fait l’éloge à Ses anges des pèlerins présents à ‘Arafa. » Il est rapporté aussi selon lui que le Seigneur a dit à Ses anges : « Regardez Mes serviteurs ! Ils me sont venus ébouriffés, empoussiérés en quête de Ma Grâce ! J’assume que Je leur pardonne. » Il est certifié que le Messager d’Allah a déclaré également : « J’ai choisi de m’arrêter ici, mais tout ‘Arafa peut servir de station. »

● À la nuit tombée, le Prophète se dirigea à Muzdalifa en poursuivant la Talbiya en cours de route. Il y pria le Maghreb normalement (en effectuant trois Rak’a) et raccourcit le 'Ichâ (en priant seulement deux Rak’a) ; il effectua également un seul Adhân et l'Iqâma pour chacune. Après quoi, il y passa la nuit. À l'aube, il accomplit la prière du Fadjr en la faisant précéder de sa prière coutumière facultative. Ensuite, il se rendit au Mash'ar el Haram (L'endroit Sacré) où il proclama la grandeur (en disant Allah Akbar) et l'unicité d’Allah. Il se mit en outre à implorer le Seigneur en levant les mains au ciel. Il précisa à cet effet : « J’ai choisi de m'arrêter ici, mais tout cet endroit peut servir de station. » Cela démontre qu’il est valable de s’arrêter et de passer la nuit dans tout le périmètre de Muzdalifa. Il ne faut pas forcément se rendre à l'endroit où se trouvait le Prophète . Il suffit au pèlerin de passer la nuit là où il s’installe. Il pourra se consacrer, sans se déplacer, à l'évocation du Seigneur et à solliciter Son repentir.

● La nuit de Muzdalifa, le Prophète donna la permission aux gens faibles de se rendre à Mina. Cela démontre qu'il n'y a aucun inconvénient pour les personnes en difficulté (femmes vieillards, malades) d'aller à Mina à partir de minuit (la deuxième moitié de la nuit) en profitant de cette opportunité d'une part, mais aussi pour éviter l'encombrement de la foule. Il leur est permis d'effectuer le rite du jet de pierres cette fameuse nuit, comme il est certifié dans les annales, selon les faits de Um Salama et d’Asma la fille d’Abû Bakr. Asma déclara même que le Prophète donna la permission de le faire aux femmes. Après cela, quand le soleil commença à peine à rayonner, il se rendit à Mina en prononçant toujours la formule de Talbiya. Il se dirigea directement à la première colonne de lapidation (Jamrat el 'Aqaba) pour accomplir son rite. Il lança effectivement sept petits cailloux sans oublier de formuler à chaque jet : Allah Akbar ! Puis, il sacrifia sa bête et se rasa la tête. Après cela, 'Aïcha lui mit du parfum.

● Ensuite, il se rendit à la Maison Sacrée pour faire le Tawâf. On lui posa la question, le jour de l’Immolation concernant le fait de devancer le sacrifice avant le jet de pierres, ou de se raser les cheveux avant le sacrifice, ou encore de se rendre au Tawâf avant de faire le jet de pierres. Il répondit à chaque fois : « Il n'y a pas de mal. » Le rapporteur a confié : « Ce jour-là, rien ne lui fut demandé sans qu’il ne dise : tu peux le faire, Il n'y a pas de mal à cela. » Un homme lui demanda aussi : « Cher Messager d’Allah ! J'ai fais le Sa'î avant le Tawâf !
- Il n'y a pas de mal à cela, répondit-il. »

Ainsi, comme on peut le constater, la Tradition veut que l'on commence le jour de l'Aïd par le Rami (5), en le faisant suivre par l'immolation pour celui qui aurait avec lui son offrande (ou aurait à le faire), le rite de se raser ou de se couper les cheveux –quoiqu’il vaille mieux se raser –. En effet, le Prophète implora trois fois le pardon et la miséricorde en faveur de celui qui se rase la tête contre une seule fois pour celui qui se coupe seulement les cheveux.

● À ce moment-là, le pèlerin parvient à sa première désacralisation. Il pourra donc remettre ses habits, se parfumer, et faire tout ce qui lui fut interdit en état d’Ihram à l'exception des rapports avec sa femme. Dès lors, il pourra aller faire au choix son Tawâf le jour même de l'Aïd ou alors plus tard … il devra faire le Sa'î pour celui qui a choisi la formule de Tamattu'. C'est ainsi qu'il lui sera tout permis en s’étant désacraliser définitivement. Sa femme lui sera donc permise à nouveau. Or, le pèlerin ayant opté pour la formule de l'Ifrad ou de l'Iqrân, devra se contenter du premier Sa'î qu'il a effectué lors de son arrivée après le Tawâf. Mais dans le cas où il ne l'aurait pas fait, il lui sera désigné de le faire après Tawâf el Ifadha.

● Ensuite, il retourna à Mina pour y finir la journée de l'Aïd, et y rester les 11ème, 12ème et 13ème jour. Chaque jour pendant les trois jours de Tashrîq, il se vouait au rite du jet de pierre en début d'après midi (après le Zénith plus exactement). De la même façon, il faisait attention à lancer effectivement sept petits cailloux en formulant à chaque jet : Allah Akbar ! Après avoir terminé son rite à la première et à la deuxième colonne, il se tint un long moment debout (en laissant la première colonne à sa gauche, puis au niveau de la deuxième, en la laissant à sa droite). Les mains levées au ciel, il implorait Son Seigneur. Toutefois, il ne s'arrêta pas après son rite à la troisième colonne.

● Ensuite, le 13ème jour, après avoir terminer sa lapidation , il se rendit à un endroit qui s'appelle el Abtah. Il y pria le Dhuhr, le 'Asr, le Maghreb, et le 'Ichâ.

● Ensuite, il descendit à la Mecque peu avant le lever du jour où il présida la prière du Fadjr. Avant la prière, il prit soin de faire le Tawâf du départ. Le matin du 14ème jour, après la prière, il prit la direction de Médine. Ainsi, nous pouvons nous apercevoir que, suivant la Tradition, le pèlerin doit se conformer aux faits et gestes que le Prophète accomplit les jours de Mina. (…) Il est donc recommandé et non obligatoire, en plus de devoir commencer ses rites après le zénith, de s'arrêter pour implorer Allah après la deuxième et la troisième colonne. Toutefois, si le pèlerin ne peut s'y présenter entre le début de l'après midi et la tombée de la nuit, il lui est toujours possible de s'y rendre dans la nuit. Il a l’opportunité de le faire jusqu'à l’aube selon la tendance la plus vraisemblable des savants. Et cela, par miséricorde de la part du Seigneur envers Ses serviteurs en vue de leur faciliter ainsi leur rite.

● Il est possible de précipiter son départ le 12ème jour Pour celui qui voudrait le faire après avoir accompli son rite. Le mieux tout de même, c'est de rester pour le 13ème jour conformément à la pratique du Prophète . Le pèlerin doit passer la nuit du 11 et du 12 à Mina. Pour bon nombre de savants, cela est obligatoire. La plus grande partie de la nuit suffit pour se voir acquitter ce rite, dans les limites du possible. Les personnes ayant des excuses valables, à l'instar des bergers et des itinérants, seront dispensées d’y passer la nuit. Quant à la nuit du 13, il n'est pas obligatoire de rester à Mina, pour les pèlerins ayant décidé de précipiter leur départ à la condition d'en être sorti avant le couché du soleil. Or, celui qui s'y trouve après la tombée de la nuit, devra y rester pour la nuit. Il pourra s'en aller en début d'après midi après avoir effectuer son dernier rite. Après le 13ème jour, le jet de pierre ne sera plus valable, même pour les personnes qui resteraient à Mina.

● Au moment du départ pour son pays, le pèlerin devra accomplir le Tawâf el Wadâ' en effectuant sept tours conformément aux paroles du Prophète « Personne d’entre vous ne doit partir avant de passer ses derniers moments autour de la Maison Sacrée. » Toutefois, la femme en période de menstrues ou après l'accouchement en est exclu comme il est certifié selon ibn 'Abbâs : « Il a enjoint les gens à passer leurs derniers instants à la Mecque autour de la Maison Sacrée, sauf qu’il a allégé la chose pour la femme ayant les menstrues. » Toujours est-il qu’il est possible de retarder le Tawâf el Ifâdha, en faisant un Tawâf uniquement le jour du départ en regard du sens général que comportent les deux Hadîth cités précédemment.

Traduit et adapté par : Karim ZENTICI


Notes:

(1) Les Femmes ; 48
(2) E-zoumar ; 65
(3) Le Rassemblement ; 7
(4) La famille de 'Imrân ; 31
(5) Jet de pierre


Source :


http://www.alminhadj.fr

par salafidunord publié dans : Pélerinage
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