Al-Imam Muqbil Ibn Hadi Al-Wadi'i


Question : Quelles sont les conditions pour vivre parmi ceux qui donnent des associés à Allah (Mushrikun) ?


Réponse : Allah, le Puissant et Majestueux dit dans Son Noble Livre : « Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ? ” (à propos de votre religion) - “Nous étions impuissants sur terre”, dirent-ils. Alors les Anges diront : “La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? ” Voilà bien ceux dont le refuge et l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l’exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur »  [Sourate An-Nisa :97-99]

Ainsi si la personne est capable d'établir sa religion (Din Al-Islam) en ce lieu et qu’il peut protéger ses enfants et sa famille, alors il n’y a aucun mal en cela. Cependant, je pense qu'il ne sera pas capable de protéger ses enfants, parce qu'il doit les emmener aux écoles des Chrétiens. Et si l'enfant s’enfuit de son père, le gouvernement le prendra et son père n'aura aucune autorité sur lui et de même pour la femme (c'est-à-dire sa femme). Donc je pense qu'il n'est pas permis de vivre dans ces pays, sauf par grande nécessité, ou pour les appeler (da’wa) à Allah, le Glorifié. Et (avec cela) il doit se protéger de la fitna (épreuves, mauvaises tentations), la fitna des femmes et la fitna de dunya (des choses temporelles). En effet, quelqu'un qui est allé en Belgique m'a informé quand il est revenu et c’est quelqu'un duquel les gens ont profité (c'est-à-dire de sa science). Je lui ai dit : « Pourquoi n'es-tu pas restés avec eux (c'est-à-dire les musulmans en Belgique) pour qu'ils puissent profiter de toi ? » Il a dit : « Fitna. » Donc j'ai dit : « Prends ta famille (c'est-à-dire ta femme) avec toi. » Il a dit : « C'est non seulement la fitna des femmes, mais aussi la fitna de dunya  et beaucoup d'autres fitna aussi. » Ainsi, si la personne craint pour lui en raison de la fitna, il lui est obligatoire de fuir avec sa religion (c'est-à-dire vers les pays musulmans). »


Article tiré du site assalafi.com

Source : Tuhfatul-Mujib 'an As'ilatil-Hadhir wal-Gharib, question n°26.

Traduit par Abu Sumaya


Traduit en français par les salafis de l’Est

 

Par le comité darul-ifta


[Q.1] : Comment pouvons-nous faire al-hijra (l’émigration) pour Allah de nos jours ?


[R.1]: La louange est à Allah. Al-hijra (l’émigration) pour l’amour d'Allah signifie partir d’une terre de shirk vers une terre d'islam, comme les musulmans sont partis de Makkah, avant que ses gens ne deviennent musulmans, vers Al-Madina, parce qu’elle était devenue la ville de l'islam après que ses gens aient prêté serment d’allégeance (bay'a) au prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et lui aient demandé de faire al-hijra. Ainsi al-hijra signifie émigrer pour rejoindre d'autres musulmans. Al-hijra peut aussi prendre la forme d’un déplacement d'une terre de shirk vers une autre terre de shirk où le mal est moins répandu et où il y a moins de danger pour les musulmans, comme quand certains des musulmans ont émigré de Makkah, sous l’ordre du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), vers l’ Abyssinie (l'Ethiopie).

 


Et il n’y a de force qu’en Allah. Qu’Allah bénisse notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons et qu’Il leur accorde la paix. [1]


[Q.2] : Quelles sont les caractéristiques nécessaires qui doivent être présentes dans un pays pour qu’il soit considéré comme darul-harb (terre de guerre) ou darul-kufr (terre de mécréance) ?


[2]: La louange est à Allah. Toute terre ou région dans laquelle les dirigeants et ceux qui détiennent l'autorité respectent les limites prescrites par Allah et qui gouvernent les gens conformément à la Shari'a islamique et où les gens sont capables d'effectuer ce que l'islam leur a imposé, est considérée comme étant Darul-Islam (terre d'Islam). Les musulmans dans de tels pays doivent obéir à leurs dirigeants en ce qui concerne ce qui est bon (ma'ruf) et être sincère envers eux, les aider à s'occuper des affaires d'état et leur donner un appui moral et pratique. Ils doivent vivre là et ne pas aller vivre ailleurs, sauf en un autre lieu qui soit sous la loi islamique où ils pourront être plus aisés. Comme Al-Madinah après l’émigration du prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam), quand l'état islamique a été établi là-bas et comme Makkah après la Conquête, quand les musulmans ont pris le pouvoir et qu’elle soit devenue Darul-Islam après qu’elle ait été darul-harb et qu’il ait été obligatoire aux musulmans qui étaient capables de partir, d’émigrer.

 


Tout pays ou région dans lequel les dirigeants et ceux qui détiennent l'autorité ne respectent pas les limites prescrites par Allah et ne dirigent pas ceux qui sont sous leur responsabilité par les règles de l'islam et dans lequel les musulmans ne peuvent établir les rites de l'islam, est darul-kufr (terre de mécréance). Comme Makkatul-Mukarramah avant la Conquête, quand elle était darul-kufr. Ceci s'applique à n'importe quelle terre dans laquelle les gens appartiennent à la religion d'islam, mais où ceux qui détiennent l'autorité gouvernent selon des lois autres que celles révélées par Allah et où les musulmans ne peuvent établir les rites de leur Religion. Ils doivent émigrer de ce lieu, fuir pour que leur obligation religieuse ne soit pas mise en péril, vers une terre gouvernée par l’islam et où ils pourront faire ce qui est exigé d'eux par la Shari'a. Quiconque est incapable d’émigrer parmi les hommes, les femmes ou les enfants seront excusés, mais les musulmans dans d'autres pays doivent les sauver et les amener des pays des mécréants vers la terre d’islam. Allah le Glorifié dit :


« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : “Où en étiez-vous ? ” (à propos de votre religion) - “Nous étions impuissants sur terre”, dirent-ils. Alors les Anges diront : “La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ? ” Voilà bien ceux dont le refuge et l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l’exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur.. » [Sourate An-Nisa 4:97-99]


 

 


« Et qu’avez vous à ne pas combattre dans le sentier d’Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : “Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur”.. » [Sourate An-Nisa 4:75]

 


Mais quiconque est capable d'établir les rites de l'islam dans sa famille, d’établir la preuve contre les dirigeants et les gens qui détiennent l'autorité, de provoquer la réforme, et de les faire changer leurs voies, alors il est prescrit pour lui de rester parmi eux, parce qu'il y a l'espoir qu'en restant il pourra transmettre le message et les reformer tant qu'il est préservé de la tentation et de la fitna.


Et il n’y a de force qu’en Allah. Qu’Allah bénisse notre prophète Muhammad.

 

 


Notes de bas de page :


[1] Fatawal-Lajnatud-Da'ima (12/50)

 

 


[2] Fatawal-Lajnatud-Da'ima (12/51)


Article tiré du site troid.org

 

 


Traduit en français par les salafis de l’Est

 

 

 

Voici une série de questions posées par des frères de France à shaikh ‘Abd Ar-Rahman Al-‘Adani sur le thème de la Hijra. Ces deux cassettes ont été traduites à partir de l’anglais par Umm Souleyman, qu’Allah lui accorde Sa récompense pour l’effort conséquent que cela a nécessité. Quant à nous, nous avons mis en page et vérifié la traduction en écoutant l’enregistrement que nous avons également joint au document afin que le profit soit encore plus grand. Au passage, nous rappelons qu’il est bon pour ceux qui veulent progresser en arabe d’écouter les enregistrements et de lire en même temps les traductions afin d’améliorer la compréhension.

Format Word

Format PDF

http://www.salafs.com/modules/news/article.php?storyid=10085

 

 

L’Islâm est un bienfait pour l’homme. Tous ses principes viennent protéger le musulman de tous les maux. Parmi ces maux, le danger des mauvaises fréquentations, et plus particulièrement les fréquentations des innovateurs. C’est ce sujet que nous allons traiter in sha Allâh ici.


1 l’interdiction d’avoir de mauvaises fréquentations

A/Les preuves du Coran :

« Quand tu vois ceux qui se perdent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d'eux jusqu'à ce qu'ils entament une autre discussion. Et si le Diable te fait oublier, alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes ».
(S6/V68)


« Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci: lorsque vous entendez qu'on renie les versets d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Allah rassemblera, certes, les hypocrites et les mécréants, tous, dans l'Enfer ».
(S4/V140)

Ibn ‘Aoun, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde, a dit : « Ibn Sirin était d’avis que les gens les plus prompts à apostasier étaient Ahl Al Ahwa et que ce verset fût descendu à leurs sujet « Quand tu vois ceux qui se perdent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d'eux ».
(Voir Al Ibâna de Ibn Batta 431/2).

Layth Ibn Abi Soulaym rapporte de Abou Ja’far cette parole : « ne vous asseyez pas avec Ahl Al Khoussoumates car ce sont eux qui se perdent dans des discussions à propos des versets d’Allâh »
(Tafsir Tabari 229/7 et Tafsir Qourtoubi 12/7).
Ahl Al Khoussoumates : ceux qui débattent de la religion sans science et sans vouloir arriver à la vérité

L’imâm Mouhamad Ibn Jarir At Tabari, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde, a dit dans son tafsir : « On voit dans ce verset une preuve claire de l’interdiction de s’asseoir avec Ahl Al Bâtil de toutes sortes parmi les innovateurs et les pervers quand ils pataugent dans leurs fautes ».
(Tafsir Tabari 330/5)
Ahl Al Bâtil : ceux qui prônent le faux


B/Les preuves de la Sounna:

Le Messager d’Allah a dit :

« L’exemple du bon compagnon et du mauvais compagnon est celui de celui qui porte du musc et du forgeron.
Quant à celui qui porte du musc : ou bien il te fait un cadeau de son parfum, ou bien tu lui en achètes, ou bien tu profites de sa bonne odeur.
Quant au forgeron : ou bien il brûle tes vêtements, ou bien tu sens de sa part une vilaine odeur. »

(Al Boukhari et Mouslim)

Ibn Hajar Al ‘Asqalani, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde, a dit à propos de ce hadith :
« Dans ce hadith, on voit l’interdiction de s’asseoir avec les personnes dont la compagnie est néfaste pour les affaires de la religion et de la vie mondaine de même que l’on y voit l’incitation à s’asseoir avec les personnes dont la compagnie est bénéfique dans ces deux domaines. »
(Fath Al Bari, hadith n° 1959)

An Nawawi, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde, a dit :
« On voit dans ce hadith le mérite de côtoyer les vertueux et l’interdiction de côtoyer les personnes mauvaises et les partisans de l’innovation. »
(Sharh Sahih Mouslim par Al Nawawi, hadith n° 4762)

Le Messager d’Allâh a dit :

« Ne côtoie que le croyant et ne mange qu’en compagnie du pieux »
( Voir Sahih Al Jami’ n° 7341 et Sahih At Targhib Wat Tarhib n° 3036)

Il a dit également :

« L’homme est sur la religion de son ami intime. Regardez donc qui vous côtoyez »
(Hadith hassan rapporté par Abou Daoud)




C/Paroles de savants :

Ibn ‘Abâss, qu’Allâh l’agrée:

« Ne côtoie pas Ahl Al Ahwa, car leurs compagnies rendent les cœurs malades »
(Al Ibâna 438/2)

Ibrâhim An Nakha’i, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde :

« Ne côtoyez pas Ahl Al Ahwa car leurs compagnie retirent du cœur la lumière de la Foi, enlaidissent le visage et amènent la haine dans le cœur des croyants »
(Al Ibâna 439/2)

Al Fodeyl Ibn ‘Iyad, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde:

« Allâh a des anges qui recherchent les assemblées où l’on fait le Dhikr. Observe donc avec qui tu t’assoies. Que ton compagnon ne soit pas un innovateur car Allâh ne les regarde pas. Le signe de l’hypocrisie est que l’homme se lève et s’assoie en compagnie d’un innovateur. J’ai vécu à l’époque des meilleures personnes, toutes suivaient la Sounna et interdisaient de côtoyer les innovateurs. »
(Hiliat Al Awlia 104/8)

Cheikh Mouhamad Ibn ‘Abdilwahâb, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde :

Il écrit dans sa lettre aux habitants de Qassim :
« Je prends Allâh comme témoin, ceux qui sont présents parmi les anges, ainsi que vous-mêmes que j’ai la même croyance que Al Firqa An Nâjia (le groupe sauvé), Ahl As Sounna wal Jamâ’a. »
Ensuite il donne un résumé de la croyance de Ahl As Sounna wal Jamâ’a, dont le point suivant :
«Il faut boycotter Ahl Al Bida’ et les quitter jusqu’à ce qu’ils se repentent. Je les juge selon ce qu’ils laissent apparaître et je laisse à Allâh ce qu’ils cachent. Je crois fermement que toute nouveauté dans la religion est une hérésie. »
(Majmou’ mouallafate, partie 5, Ar rassail achakhssia p 11)


Cheikh Mouhamad Ibn Sâlih Al ’Outhaymin, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde :

« Fuir Ahl Al Bida’ c’est : s’éloigner d’eux, ne pas les aimer, ne pas les prendre comme alliés, ne pas les saluer, ne pas les visiter etc.…
C’est une obligation, et la preuve est la parole d’Allâh:

« Tu n'en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s'opposent à Allah et à Son Messager ». (S58/V22)
(Explication de Loum’at Al I’tiqâd page 110)


Cheikh ‘Abdoulaziz Ar Râjihi, qu'Allah le préserve :

Cheikh nous explique ici la recommandation de l’Imâm ‘Abdoullâh Ibn Al Moubârak à Ismâ’il At Toussi :
« Tu côtoies les pauvres, et prends garde de côtoyer l’innovateur car je crains qu’Allâh t’exècre »
Explication
« Tu côtoies les pauvres » : cette information est en fait un ordre et son sens est « il faut que tu côtoies les pauvres ».
« Les pauvres » : Ahl As Sounna
« Et prends garde de côtoyer l’innovateur car je crains qu’Allâh t’exècre » : l’exécration c'est-à-dire la plus grande haine.
« Tu côtoies les pauvres » : c'est-à-dire Ahl As Sounna, même s’ils sont faibles et pauvres tant qu’ils se cramponnent à la Sounna. Donc, côtoie- les et prends garde de côtoyer Ahl Al Bida’ même s’ils font partie des personnes de haut rang car je crains que la colère d’Allâh descende sur toi.
Ceci montre que les imâms et les savants mettent en garde contre Ahl Al Bida’ et sont d’avis que les assemblées de Ahl Al Bida’ sont des assemblées de colère et d’exécration de la part d’Allâh, ceci car ils sont loin de la Sounna et déviés du droit chemin. »

lire





Cheikh Al Albâni, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde :

« C’est pour cette raison que nous trouvons beaucoup de textes rapportés de nos pieux prédécesseurs parmi les savants comme Mâlik, Ahmad et d’autres dans lesquels ils mettent en garde les gens contre le fait de s’asseoir avec Ahl Al Bida’. Plus encore, ils leurs ordonnaient de les boycotter de crainte que ne pénètre dans leurs cœurs une ambiguïté »
lire




2 Les dangers de la mauvaise compagnie et ses conséquences néfastes

La mauvaise compagnie est une source d’égarement :

Allâh dit dans son noble Livre :

« Le jour où l'injuste se mordra les deux mains et dira: "(Hélas pour moi!) Si seulement j'avais suivi chemin avec le Messager!...
Malheur à moi! Hélas! Si seulement je n'avais pas pris "un tel" pour ami!...
Il m'a, en effet, égaré loin du rappel (le Coran), après qu'il me soit parvenu". Et le Diable déserte l'homme (après l'avoir tenté). »

(S25/V27 à 29)

La mauvaise compagnie amène la colère d’Allâh

La mauvaise compagnie rend les cœurs malades

Le mauvais compagnon te fait perdre ton temps

Le mauvais compagnon est une source de péchés

Le mauvais compagnon amène une mauvaise réputation

Le mauvais compagnon t’ordonne le mal

Le mauvais compagnon t’interdit le bien

Le mauvais compagnon amène une mauvaise réputation


3 Les bénéfices de la bonne compagnie


Le bon compagnon t’ordonne le bien

Le bon compagnon t’encourage quand tu baisses les bras

Le bon compagnon t’interdit de faire du mal

Le bon compagnon te montre tes défauts afin de les corriger

Le bon compagnon te soutient quand tu as besoin d’aide

Le bon compagnon te rappelle quand tu oublies

(Voir Al jaliss as salih wal jaliss as sou de cheikh Mouhamad ibn Hadi Al Madkhali, qu'Allah le préserve)

lire





4 Cataloguer selon les fréquentations

Je vous propose pour étudier ce sujet de lire les explications qu’a donné cheikh An Najmi, qu'Allah le préserve, au sujet des paroles suivantes :

• D’après ‘Aïsha qu’Allâh l’agrée, le Prophète a dit :

« Les âmes sont des régiments : celles parmi elles qui se reconnaissent mutuellement s’accordent et celles parmi elles qui s’opposent les unes aux autres ne s’accordent pas. »
(Sahih Al Boukhari hadith n°3336)


Explication :
Ceci est un hadith sahih. Son sens : si les âmes se reconnaissent mutuellement, si elles sont en accord dans leurs composantes, la foi, leurs penchants, elles vont alors par la permission d’Allâh s’accorder. Par contre, si elles divergent dans ces choses là, ce qui apparaît c’est qu’elles ne seront alors en général pas en accord.

• Al Awzâ’i, qu’Allâh lui accorde sa miséricorde, a dit comme il est rapporté dans Al Ibâna de Ibn Batta « celui qui nous cache sa bid’a ne nous cachera pas ses fréquentations »


Explication :
Ceci est clair. Même si l’homme nous cache son innovation, ses fréquentations et les personnes vers lesquelles elle penche sont pour nous des preuves que c’est un innovateur.

Question : dois t-on comprendre par cette parole que dans le cas où nous ignorons la situation d’une personne, quelle mouvement elle suit, et que ses fréquentations sont Ahl Al Ahwa wal Bida’, on la classe alors parmi les innovateurs ?

Réponse :
Oui. Ils disent : les endroits où il entre et ses fréquentations sont des preuves. S’il entre chez des innovateurs, on sait alors que c’est un innovateur. Quand Ahl Al Hadith ont entendu qu’un homme affilié au Hadith arrivait, ils ne savaient pas s’il suivait la Sounna ou s’il était un innovateur. Alors un cheikh a dit : « regardez chez qui il entre et qui il fréquente. Ils virent alors qu’il fréquentait les innovateurs.
(NDT : c'est-à-dire la Sounna)

• Lorsque que Soufian At Thawry est arrivé à Basra, il se mit à se renseigner sur le cas d’ Al Rabi' Ibn Soubeyh et sur sa valeur auprès des gens. Il demanda donc : « quel mouvement suit-il ? »
Ils répondirent : « il ne suit que la Sounna ». Il demanda : « qui fréquente-t-il ? » Ils répondirent : « les qadari ». Il dit alors : « c’est un qadari ».
Question :
Faut-il comprendre par cette parole que lorsque une personne laisse apparaître la Sounna et prétend s’y affilier et que ses fréquentations sont des Ahl Al Bida’, faut-il comprendre qu’on le catalogue dans leurs catégorie juste par ces fréquentations ?

Réponse :
Oui.

•Mouhamad Ibn ‘Oubeyd Al Ghilâbi a dit:« Ahl Ahwa cachent tout sauf leurs fréquentations ».

Commentaire :
Ma sha Allâh, ceci explique cela.


• Al Imâm Ahmad a dit : « Si l’homme salue l’innovateur, c’est qu’il l’aime »

Commentaire :
Oui, ceci est clair. »

Ndt: Il convient ici de citer la parole de cheikh Mouhamad Ibn Hâdi Al Madkhali en guise d’explication de cette phrase.
Il dit : « l’imâm Ahmad s’appuie pour dire cela sur le hadith « Ne vous indiquerais- je pas une chose qui, si vous l’accomplissez, vous amènera l’amour mutuel ? Répandez le salâm entre vous "(Sahih Mouslim n°54).
Répandre le salâm amène l’amitié et renforce les liens entre les gens. Aujourd’hui, tu salues une personne que tu ne connais pas. Demain tu le salues, il te sourit et tu lui souris. Après demain, il se peut que tu l’invites ou qu’il t’invite, et après cela la relation est nouée. Un regard, ensuite un sourire, ensuite un salam, ensuite une parole, ensuite un rendez-vous, ensuite une rencontre. Cette succession de faits est générale et suit cette progression ».

lire




Revenons aux commentaires de cheikh An Najmi

Question : ceci est-il d’une manière absolue ?

Réponse : par Allâh, le propos des salafs est en vérité opportun. Mais il arrive qu’il y ait des concessions de la part des gens de notre époque.

• Ibn Mass’oud, qu’Allâh l’agrée a dit, « L’homme n’accompagne et ne côtoie uniquement que celui qu’il aime et qui est comme lui ».

Commentaire : ma sha Allâh ! Soubhan Allâh Al ‘Adhim ! Leurs paroles sont en total accord ! « L’homme n’accompagne et ne côtoie uniquement que celui qu’il aime et qui est comme lui» : s’il n’est pas comme lui, il arrivera obligatoirement un désaccord, un conflit qui provoquera au final une rupture de leurs relation.

lire

écouter




5 Fréquenter des innovateurs pour des affaires de la vie mondaine

Question à cheikh Al Jâbiri, qu'Allah le préserve :

« Est-il permis d’avoir des affaires avec les hizbis dans ce qui touche à la vie mondaine comme le commerce ? »
Réponse : « si vous pouvez éloigner les innovateurs, et ainsi ne les faire participer dans aucune activité religieuse ou mondaine, alors faites le.
Concernant l’activité religieuse : ne leur donnez aucune possibilité d’y participer. Ainsi, ne les aidez pas à construire des mosquées par lesquelles sera propagée l’innovation. De même, ne les aidez pas à imprimer des livres qui répandent l’innovation. Jamais ! Car celui qui les aide, en pleine connaissance de cause et qui connaît leurs cas, est certes comme eux, qu’il le veuille ou non.
Concernant la vie mondaine, en cas de besoin et si les caractéristiques suivantes sont rassemblées : être solidement fortifié dans la ‘aqida authentique, être solidement fortifié dans la Sounna, avoir une solide méfiance de l’innovation, alors il n’y a aucune interdiction. Cependant, il faut que cela se fasse à la mesure du besoin. Et prenez garde de les fréquenter. En effet, le Messager dit : « L’homme est sur la religion de son ami intime. Regardez donc qui vous côtoyez ».
Ceci une chose dangereuse : en effet combien se sont fait emportés par les affaires mondaines au point qu’ils se sont métamorphosés et sont devenus ou bien :
des ennemis de la Sounna et de ses partisans ou bien des personnes vides de « guayra », sans aucune alliance ni désaveu.(Ndt: je n’ai pas trouvé de terme approprié en français pour le mot ghayra mais son sens est : le sentiment de colère que l’homme éprouve lorsque les lois d’Allâh sont transgressées)
Donc, dans le cas où tu voudrais faire des affaires avec ce genre de personnes, il n’y a pas de doute qu’être son employeur, son surveillant est plus sain pour toi. Par exemple, dans le commerce, fais en sorte que ta relation avec lui soit uniquement mondaine, prends un dinar et donnes moi un dinar, etc.…Ne dépasses pas la limite de la relation mondaine jusqu’à ce qu’il t’emmène à entretenir une relation religieuse ou une activité touchant au prêche.
Nous vous incitons ô vous les salafis à travailler ensemble et à vous passer des Ahl Al Bida’ car cela est plus sain pour votre religion et votre honneur.
écouter



lire




6 Fréquenter les innovateurs dans le but de les conseiller


Vous verrez peut-être certaines personnes qui pour justifier ce genre de fréquentation vous diront « je le fréquente afin de le conseiller ».
Pour réponse, il faut faire les remarques suivantes

A/conseiller et réfuter un innovateur nécessite de la science

Cheikh Al Albâni

Réfuter Ahl Al Bida’ n’est permis qu’à une personne savante dans le domaine de la Sounna d’une part et dans le domaine de la bid’a d’autre part. Peut-être comme moi vous vient-il à l’esprit le hadith de Houdeyfa Ibn Al Yamân, qu’Allâh l’agrée, dans les Deux Authentiques ( Sahih Al Boukhâri et Sahih Mouslim) dans lequel il dit : « les gens questionnaient le Messager d’Allâh au sujet du bien et moi je le questionnais au sujet du mal de peur d’y tomber ». Cette parole est comme la parole du poète
« J’ai connu le mal non pas pour le mal mais pour m’en protéger
Et celui qui ne distingue pas le bien du mal sera touché » (par le mal).
Celui donc qui est savant dans le domaine du bien et du mal comme Houdeyfa Ibn Al Yamân, qu’Allâh l’agrée, et qui par conséquent à notre époque connaît la Sounna, la suit et incite les gens à la suivre, et connaît la Bid’a, s’en écarte et prévient les gens contre elle, cette personne donc est celle à qui il est permis de débattre avec Ahl Al Bida’ ou les innovateurs. »

lire





B/ conseiller et réfuter un innovateur est dangereux

a/ risque de s’égarer


Cheikh Al Albâni

« Quant à certains de nos frères qui n’ont que peu de science et qui débattent avec des gens plus forts qu’eux dans la science, même si cette science est mélangée avec beaucoup de bid’a ou de théologie dogmatique (‘ilm al kalam :…) comme nous l’avons dit précédemment, ceux là nous leur conseillons de se replier, de s’écarter des innovateurs et de ne pas débattre avec eux car ils seront touchés par leurs ambiguïtés. Par la suite, essayez d’amener un savant qui puisse leur ôter cette ambiguïté… ! C’est pour cela que nous trouvons beaucoup de textes rapportés de nos pieux prédécesseurs parmi les savants comme Mâlik, Ahmad et d’autres dans lesquels ils mettaient en garde les gens contre le fait de s’asseoir avec Ahl Al Bida’. Plus encore, ils leurs ordonnaient de les boycotter de crainte que ne pénètre une ambiguïté dans leurs cœurs».

lire



Question à cheikh An Najmi

L’imâm Ibn Batta Al ‘Akbary a dit après avoir cité avec sa chaîne de transmission le hadith du Prophète

« Quiconque d’entre vous entend parler de l’apparition du Dajjal doit s’en écarter autant que possible. Ce dernier viendra à l’homme et celui-ci pensera que c’est un croyant. Des lors, il ne laissera pas jusqu’à ce qu’il le suive à cause de ce qu’il verra comme ambiguïtés »
(Sahih Abi Daoud n° 4319)
« Ceci est la parole du Messager , et il est le Sadiq ( le véridique ) le Masdouq ( celui que l’on a informé de la vérité) Craignez donc Allâh ! Ô musulmans !que la bonne opinion que vous avez de vous- même et que le fait que vous sachiez que vous êtes sur le droit chemin ne vous poussent pas à mettre votre religion en péril en fréquentant certains de ces innovateurs en disant « Je vais entrer avec lui afin de débattre avec lui ou afin de savoir quel mouvement il suit ». Ne faites pas cela car leurs troubles sont plus grands que le Dajjâl et leurs paroles sont plus collants que la gale et brûlent plus les cœurs que la flamme. J’ai certes vu un groupe de gens qui les maudissaient et les insultaient. Ils les ont alors fréquenté dans le but de les réprouver et de les réfuter. Alors l’amabilité, la ruse secrète, et la mécréance imperceptible ne les ont pas lâché jusqu’à ce qu’ils s’y soient attachés ».
Cheikh An Najmi : « ceci par Allâh est vrai. »
Question :
« Cette parole est-elle une réfutation à ceux qui fréquentent les hizbis, les Qotbis et les Sourouris prétextant les conseiller ?
Cheikh An Najmi : « oui, ceci est un argument contre eux »

lire


écouter





b/s’asseoir avec eux afin de débattre est une cause de la diffusion de la bid’a

Cheikh ‘Obeyd Al Jabiry

Question : Sahl Ibn ‘Abdillah At Toustari a dit comme l’a rapporté l’imâm Al Qourtouby dans son Tafsir « L’innovation n’est apparue que par l’entremise de Ahl As Sounna car ils les ont secouru et ont débattu avec eux. Alors leurs propos sont apparus et se sont répandus dans la masse et les ont entendu ceux qui ne les avaient auparavant jamais entendus. S’ils les avaient délaissés et ne leur avaient pas parlé, chacun de ses innovateurs serait mort en emportant avec lui dans sa tombe ses innovations et aucune d’entre elles ne serait apparue. »

Cheikh ‘Obeyd Al Jabiry dit : « le sens de cette parole est que certaines personnes naïves ou certaines personnes distraites parmi Ahl As Sounna ont débattu avec Ahl Al Bida’ et les innovations se sont alors diffusées à cause d’eux. »

lire





C/Les fréquente- t-il vraiment pour les conseiller ?

Cheikh An Najmi

Question : certains les visitent et les fréquentent et quand on les réprouve ils prétendent qu’ils font cela dans le but de les conseiller. Cela est-il permis ?

Réponse : Allâh nous suffit ! Ceci est de l’hypocrisie, s’il dit cela et que ce n’est pas le cas, c’est de l’hypocrisie.

lire

écouter



7 Comment se comporter avec un ignorant qui les côtoie

Abou Dâoud As Sijistâni a dit « J’ai demandé à Abou ‘Abdillah Ahmad Ibn Hanbal : si je vois une personne de Ahl Al Bayt en compagnie d’une personne de Ahl Al Bida’, dois-je cesser de lui parler ? »

Il répondit : « Non, jusqu’à ce que tu l’informes que cette personne avec laquelle tu l’as vu est un innovateur. S’il cesse de lui parler tant mieux, sinon, mets le dans la même catégorie».

Cheikh Mahmoud At Touwayjiri a dit en commentant cette parole de l’imam Ahmad : « Il convient d’appliquer cette parole sur ceux qui louent les tablighs et les défendent à l’aide de vains arguments. Celui d’entre eux qui sait que les tabligh font partie de Ahl Al Bida’, qu’ils sont des égarés et des ignorants et qui malgré cela les loue et polémique en leur faveur, est alors rattaché à eux et est traité de la même manière qu’ils sont traités : avec haine, boycott et évitement.
Quant à celui qui est ignorant de leurs cas, il convient de lui faire savoir qu’ils font partie de Ahl Al Bida’, qu’ils sont des égarés et des ignorants. Si après cela il ne cesse pas de les louer et de polémiquer en leur faveur, et ceci en connaissance de cause, il est rattaché à eux et est traité de la même manière.



8 Réponse à une ambiguïté

Cheikh ‘Obeyd Al Jabiri

Question « Certains moumayi’ lorsqu’on les conseille de ne pas fréquenter les partis comme les ikhwan et les tablighs prétextent que cela est la voie de cheikh Ibn Bâz, qu’il s’asseyait avec tout le monde. »
(Ndt : moumayi’ vient du mot tamyi’. Les savants utilisent ce terme pour définir une attitude ambiguë vis à vis des innovateurs, dans le but se rapprocher d'eux. Elle a pour conséquence de prendre une attitude "molle", "fluide", avec les innovateurs et de diluer les principes de la Da'wah Salafiyyah avec toute sortes de compromis.)

Réponse

« Premier point : Cheikh Ibn bâz est un grand savant très profondément ancré dans le manhaj. Pour cet enracinement dans le manhaj, la science et la vérité, tout le monde le craint. Ahl As Sounna le respecte et Ahl Al Bida’ le craint.

Deuxième point : cheikh Ibn Bâz déclare la vérité sans craindre les reproches, tout en utilisant la sagesse et l’exhortation de la meilleure manière.

Troisième point : celui qui s’est assis avec cheikh Ibn Bâz d’une manière exhaustive et qui a bien connu sa situation sait qu’il a fortement réprimandé certains contrevenants, en les nommant et en public. En effet, il nous est parvenu qu’il dit un jour à l’un d’eux : « oh telle personne ! Tais toi car tu est un fattan » (grand fauteur de trouble). Il dit aussi à une personne de science : « ceci n’est pas juste, ce qui est juste c’est ça… ».
Ainsi, il apparaît à toute personne honnête que le cheikh ne s’asseyait pas avec ces gens- là sans les conseiller, avec force et dureté.
De même, malgré qu’il s’asseyait avec certaines personnes, la distinction et la manifestation de la Sounna ainsi que l’invitation à la Sounna apparaissent clairement dans sa ligne de conduite et sa politique, qu’Allâh lui soit miséricordieux.
Ainsi, vous pouvez voir que cette parole « s’asseoir avec tout le monde est la voie de cheikh Ibn Bâz » n’est pas acceptable d’une manière absolue. Cheikh Ibn Bâz était un imam recherché par tout le monde sur cette planète. Il lui fallait donc adopter une politique particulière pour remédier à leurs problèmes.
De plus, cheikh fait partie de ceux qui ont signé le verdict de l’Assemblée des Grands Savants, verdict condamnant certains sectaires et qui permit d’arrêter certains d’eux. En conséquence, il est clair que cheikh était sévère quand seul la sévérité et la dureté étaient utiles, et qu’il était doux quand il trouvait que la douceur était avantageuse.

En outre, lorsque le savant fait un ijtihad (effort fournit pour obtenir un jugement religieux) et qu’il se trompe, son erreur ne doit pas être une voie à suivre. Le savant lui est récompensé pour son ijtihad, il a fait ce qu’il pouvait, et Allâh n’impose pas à une âme plus que ce qu’elle ne peut supporter. Mais de là à ce que son erreur soit prise comme une ligne de conduite, non. Faire cela est une erreur.

De plus, si cheikh Ibn Bâz était comme ils le disent, et quant à nous, nous sommes persuadés qu’il était un savant mouhaqiq, moujtahid, et qu’il n’a utilisé la douceur que parce qu’il désirait qu’ils acceptent la vérité, à tel point qu’ils ont tenté de le renverser, mais Allâh les a fait échouer, donc si cheikh Ibn Bâz était comme ils le disent, notre réponse est la suivante:
De grands savants et imams ont mis en garde contre le fait de se mélanger aux innovateurs, de l’époque des compagnons à aujourd’hui. Voici quelques exemples :

•Al Lalâkâ-i rapporte d’Ibn ‘Abass, qu’Allâh l’agrée :

« Par Allâh ! Je ne pense pas qu’il existe quelqu’un dont le shaytân souhaite la destruction comme il souhaite la mienne. »
On lui dit « comment ça ? »
Il répondit :
« Une innovation apparaît en Orient ou en Occident, un homme me la rapporte et une fois arrivée à moi je la brise avec la Sounna ».

•Mouss’ab Ibn Sa’d dit :

« Ne fréquente pas un maftoun sinon tu n’échapperas pas à une de ces deux choses : soit il te troublera et par la suite tu le suivras, soit il te nuira avant que tu ne le quittes. »
(ndt : un maftoun est une personne perturbée dans sa religion, c’est-à-dire un innovateur)

• Plus éloquent encore que les deux paroles précédentes, la parole du Messager


« L’homme est sur la religion de son ami intime. Regardez donc qui vous côtoyez »

Maintenant, sachez une chose : ceux qui fréquentent Ahl Al Ahwa se divisent en plusieurs catégories, chacune d’entre elles est jugée différemment.

La première :

Un imam fort, un grand savant qui dit ouvertement la vérité. Il est craint par ces gens là car il se distingue dans sa puissance dans le manhaj et son enracinement dans la science. A ses yeux, l’avantage à tirer de ce genre d’assises, comme le fait de les dominer, de réduire leurs mal ou de les influencer en les conseillant, l’a emporté
Ainsi agissait cheikh ‘Abdoulaziz. Celui là est un pur salafi.

La deuxième :

Un salafi sain mais qui n’a pas la capacité de distinguer et de capter les différentes voies. Il montre la Salafia, il appelle à elle, il parle ouvertement de la Sounna, il combat la Bid’a, mais il n’a pas la capacité de distinguer. Il fréquente n’importe qui quand l’occasion se présente. Celui la, son droit sur nous est qu’on lui explique et qu’on lui dévoile le cas de ces gens là avec la douceur et la sagesse, qu’on ne le délaisse pas et qu’on ne le laisse pas avec eux.

La troisième :

Une personne moutama’i ( de tamii’) perdu, qui pense que tout le monde a raison. Sans aucun doute, cette personne est dangereuse pour le manhaj. Il est obligatoire de lui faire le rappel. S’il accepte al hamdou lillâh, sinon, on le rattache à eux.

La quatrième :

Celui qui se mélange avec eux en prenant leurs défense, en multipliant leurs rangs et en étant durs envers les salafis.
Celui-là est un sectaire fini.

La cinquième :

Un salafi pur mais qui pense qu’en se mélangeant à ces gens-là, il pourra exposer la vérité et faire « iqâma al houjja ». (Ndt : amener à quelqu’un les preuves et les explications de telle manière qu’il n’ait plus aucune excuse à ne pas suivre la vérité) Ainsi font certains mashaikh en visitant certains groupes de prêches déviés, avançant comme argument le désir de leur déclarer la vérité chez eux et de faire « iqâma al houjja » dans leur terrain. Celui là à mes yeux n’a pas emprunté la meilleure voie. Nous nous montrons sévères envers lui mais nous ne le laissons pas du moment qu’il est de notre côté, qu’il renforce notre domination, qu’il nous appuie, et qu’il n’augmente pas le nombre des égarés.
Ces masha-ikh répondent à leurs invitations et donnent des conférences chez eux uniquement dans des circonstances particulières et pour des raisons précises. Nous connaissons parmi eux de bons savants compétents et qui jouissent d’un certain enracinement dans le manhaj salafi. Cependant, à mes yeux, ils n’ont pas choisi la meilleure manière, et les hizbis profitent de leurs visites pour attirer du monde.

Lien du cours

http://www.alminhadj.com/modules/xoopsfaq/index.php?cat_id=9#q25

 

Al-Imâm SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn


- Le vendredi 19 mars 2004, par Ismail Ibn Hâdî

BismiLLehi ar-Rahmâni ar-Rahîm


La décision [hukm] sur le « ribâ » [l’intérêt] est que c’est harâm [interdit] d’après le Qor’ân, la Sounnah et le consensus des musulmans [Ijmâ’ al-Muslimîn]. Et il fait partie des péchés majeurs [al-Kabâ-îr] - Parce qu’Allâh - Ta’âla - dit :

« Mais quiconque récidive [à l’intérêt]... alors les voilà, les gens du Feu ! Ils y demeureront éternellement. »

 [1]

Et Allâh - Ta’âla - dit :

« Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allâh et de Son messager. »

 [2]

Et parce que le Messager d’Allâh (sallallahu ’alayhi wa sallam) : « A maudit celui qui se nourrit d’usure, celui qui la produit, celui qui leur sert de témoin et celui qui leur sert de secrétaire. » Donc c’est un péché majeur [al-Kabâ-îr]. Il y a consensus sur son interdiction. Ainsi quiconque nie sont interdiction bien qu’il vive dans un environnement musulman est un « apostat » [Murtad], car c’est une interdiction qui a clairement été démontrée et sur laquelle il y a un consensus [des savants].

Mais si nous disons cela : « Est-ce qu’au niveau de son sens [de l’interdiction de l’intérêt] les savants ont consenti sur toutes les formes de « Ribâ » ?

La réponse est non - Il y a une divergence d’opinion sur certaines de ses formes. C’est comme ce que nous avons dit au sujet de la « Zakâh » qui est obligatoire selon un consensus, mais en dépit de cela, il n’y a aucun consensus pour chacune de ses formes. Ils ont divergé à propos de la « Zakâh » sur le chameaux et la vache pour le labourage, et ils ont divergé au sujet de la Zakâh sur les bijoux et ce qui ressemble à cela. Mais en général, les savants se sont entendus sur le caractère interdit [Harâm] de l’intérêt [Ribâ], en le considérant comme faisant parti des péchés majeurs [al-Kabâ-îr]. [3]

Question :

Est-il permis d’accepter le cadeau d’une personne qui contracte du « Ribâ » [intérêt/usure] ?

Réponse :

Et si on vous pose la question suivante : Est-ce que les juifs mangent de ce qui provient de l’intérêt [ribâ] ou pas ?

Allâh - Ta’âla - dit :

« C’est à cause des iniquités des Juifs que Nous leur avons rendu illicites les bonnes nourritures qui leur étaient licites, et aussi à cause de ce qu’ils obstruent le sentier d’Allâh, [à eux-mêmes et] à beaucoup de monde, et à cause de ce qu’ils prennent des intérêts usuraires - qui leur étaient pourtant interdits - et parce qu’ils mangent illégalement les biens des gens. »

 [4]

En dépit de cela, le Prophète (sallallahu ’alayhi wa sallam) a accepté leurs cadeaux. Il a accepté le cadeau de la femme juive qui a apporté le [rôti] mouton dans le « Khaybar », il a réagi réciproquement avec eux, et lorsqu’il est mort son bouclier était [promis] à un Juif.

  • Le principe de base [Qâ’ida] sur cela est :

Que l’interdiction liée à ces gains [d’usure] s’applique à celui qui les acquiert seulement, mais prendre [ce gain] par une voie acceptable [Moubâh] rend permis le fait d’accepter un cadeau d’une personne qui contracte du ribâ [intérêt], comme il est aussi permis de lui acheter et de lui vendre, à moins qu’il y ait un intérêt particulier qui nécessiterait de s’en éloigner ; Cela veut dire que s’il y a un intérêt particulier à ne pas négocier et à ne pas accepter de lui ses cadeaux, dans ce cas nous devrions accomplir cet intérêt particulier [maslaha].

Quant à ce qui est harâm [interdit] par lui-même, il est harâm [interdit] de le prendre ou de faire toutes autres choses [avec cela]. Si par exemple, un Juif ou un Chrétien pense que le vin est permis à offrir comme cadeau et me l’offre, est-ce que cela est permis pour moi ? Non en aucun cas, parce que cela est harâm [interdit] en lui-même. Si une personne vole de l’argent et me le donne, est-ce que cela est interdit ? Cela est harâm, et il est interdit de prendre cet argent volé, parce que cela est harâm [interdit] en lui-même.

  • Ce principe de base [Qâ’ida] chasse beaucoup de problème :

Que l’interdiction liée à ces gains [d’usure] s’applique à celui qui les acquiert seulement, mais il est possible de prendre [ce gain] par une voie permise [Hallal], à moins qu’il y ait un intérêt particulier qui nécessiterait de s’en éloigner en le dissuadant de faire de telles choses ; dans ce cas il devrait s’en éloigner afin d’accomplir ce but. [5]

Notes

[1] Coran, 2/275

[2] Coran, 2/279

[3] Kitâb « ach-Charh ul-Mumti’ ’ala Zâd il-Mustaqni’ » du SHeikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîn, vol-3 p.700

[4] Coran, 4/160-161

[5] Kitâb Liqâ-at ul-Bâb il-Maftoûh - SHeikh Ibn ’Uthaymîn, vol-1 p.76

http://manhajulhaqq.com/spip.php?article221

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus